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140 millions de femmes sont excisées à travers le monde, selon la présidente du réseau des femmes parlementaires de la Mauritanie


Rédigé par leral.net le Lundi 30 Mai 2016 à 08:19 | | 0 commentaire(s)|

Faire l’état des lieux et trouver les voies et moyens pour lutter contre les mutilations génitales féminines, c’est l’objectif d’une conférence sous régionale qui se tiendra à Saly du 30 mai au 01 juin. Face à la presse, les initiateurs de cette rencontre, qui verra la participation de 7 pays, sont revenus sur les enjeux de cette rencontre. « Le phénomène des mutilations génitales féminines ou excision est une situation assez délicate contre laquelle il faut lutter et, pour l’endiguer, il faut mutualiser nos efforts », a dit le président de la Commission santé, action sociale et solidarité nationale à l’Assemblée nationale, Aimé Assine, qui ajoute : « Nous avons pensé que c’est, peut-être, le fait de travailler de manière séparée et isolée qui ne facilite pas l’atteinte des objectifs ». A l'en croire, « il y a beaucoup d’ONG qui ont eu à travailler sur cette pratique depuis des années, mais la pratique, malheureusement, continue de se faire. Cela veut dire qu’il faut changer de paradigme et de pratique ».

L’obstacle majeur à la lutte contre ce fléau se trouve être la porosité des frontières puisque ceux qui pratiquent l’excision quittent un pays pour un autre afin d’échapper a la loi. « Si dans tous les pays, de manière rigoureuse, cela est interdit, ils n’auront plus d’espace. Quand c’est interdit au Sénégal, on traverse pour aller le faire en Guinée et vice versa ou au Mali ou ailleurs à la cause de la porosité de nos frontières. Mais, si de manière unanime, et dans une dynamique de préservation, on arrive à installer des plans d’action et à sensibiliser pour que, de manière dynamique, on puisse mener la lutte en toute harmonie, on devrait arriver à des résultats beaucoup plus probants ».

Pour sa part, Mariéme Baba Sy, présidente du Réseau des femmes parlementaires de la Mauritanie trouvera que cette initiative, qui regroupe les parlementaires de plusieurs pays d’Afrique, est d’une importance capitale, dans la mesure où c’est une pratique culturelle qui touche pratiquement toutes les ethnies à travers le monde. « On dit que c’est un problème culturel, mais ce sont les croyances qui font que les populations la pratiquent. Et une fois que les gens comprennent que ces croyances-là ne sont pas bénéfiques par rapport à la femme, il vont abandonner tout ce qui est barrière culturelle », a-t-elle dit. Selon elle, on trouve cette pratique en Asie, au proche Orient et partout dans le monde. Et les statistiques montrent que près de 140 millions de femmes sont excisées à travers le monde. Mme Sy trouve qu’il urge de renverser la tendance vu ces chiffres alarmants.

Mariama Kobar saleh






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