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16 pays africains dont le Sénégal jugés “prioritaires” par la France

Rédigé par ( Les News ) le 1 Août 2013 à 14:41 | Lu 1126 fois

À l’issue de la réunion du Comité interministériel de la Coopération internationale et du développement (CICID), le premier ministre français a annoncé un “recentrage” de l’aide française au développement. 16 États africains ont été retenus comme prioritaires.


16 pays africains dont le Sénégal jugés “prioritaires” par la France
Alors que se tenait aujourd’hui mercredi 31 juillet la première réunion depuis quatre ans du Comité interministériel de la Coopération internationale et du développement (CICID), Jean-Marc Ayrault a annoncé un « recentrage » de l’aide française au développement aux pays les plus pauvres. Il s’agit de 16 États africains : Bénin, Burkina Faso, Burundi, Centrafrique, Djibouti, Comores, Ghana, Guinée, Madagascar, Mali, Mauritanie, Niger, RD Congo, Tchad, Togo, Sénégal.

Le Premier ministre français a rappelé le contexte difficile des comptes publics français, mais tenu à rassurer les bénéficiaires de l’aide au développement : « Nous sommes engagés dans une maîtrise de nos comptes publics (…) mais pour autant, la France maintient son effort en matière de développement »

Contrôle de l’efficacité de l’aide

Le gouvernement souhaite aussi mettre l’accent sur la « transparence » avec un « contrôle de l’efficacité des aides ». Ainsi, pour les aides apportées au Mali, un site internet sera mis en ligne dans les prochaines semaines afin de donner des informations précises sur les projets financés. Un premier projet de loi d’orientation et de programmation sur la politique de développement et de solidarité internationale de la Ve république sera présenté au Conseil des ministres en novembre pour un débat au Parlement début 2014.

Cette réunion du CICID faisait suite aux assises de développement durable et de la solidarité internationale, clôturées en mars à Paris par le président François Hollande. La France consacrera en 2013 9,4 milliards d’euros à l’aide publique au développement. Elle est le 4e pays contributeur de l’aide et représente 10% de l’aide mondiale.


1.Posté par Jean-Pierre CANOT le 01/08/2013 15:02 | Alerter
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On croit rêver !

Rien n’a changé depuis ce que l’on pouvait écrire en 2011.

La Banque Mondiale continue ! Elle n’a pas compris et ne comprendra jamais que ce, ne sont pas des mesures telles que le sinistre ajustement structurel, ou une aide bien illusoire à la gestion des ressources de l’État, qui permettront à ce pays, comme d’ailleurs à tous les pays en développement de satisfaire la priorité des priorités qu’est l’atteinte de son autosuffisance alimentaire.

Depuis l’indépendance les divers acteurs de l’Aide Publique au Développement AFD, Banque Mondiale, FAO, Union Européenne entre autres, ont investi des millions, au Sénégal en particulier. Tout ceci en vain !

En 2004 un projet de l’Agence Française de Développement prétendait résoudre le problème de la rentabilisation des barrages construits dans les années 80 dans la vallée du fleuve Sénégal.
Le projet présenté notamment par cinq expert Sénégalais de qualité proposait en toute priorité la mise en place d’un système d’organisation professionnelle agricole reposant sur le modèle coopératif – le vrai- dans les domaines humain, technique économique et financier.
Il fut rejeté avec une violence inouïe, notamment par le représentant de la Banque Mondiale.
« Ce que l’on vous demande ce n’est pas d’organiser l’agriculture Sénégalaise, mais de trouver des investisseurs étrangers qui utiliseront les populations locales et exporteront productions et bénéfices » !

« Comment voulez-vous que des investisseurs étrangers s’intéressent à des exploitations de six cents mètres de long sur deux mètres de large où vivent jusqu’à quarante personnes ? », disait cette femme infatigable qui anime des groupe féminins et des Mutuelles d’’Epargne et de Crédit dans la région du fleuve.

C’est la même qui ajoutait : « En Afrique les projets de lutte contre la pauvreté appauvrissent les populations » ! Ou encore :
« La construction des barrages a été une ineptie, l’agriculture vivait mieux avant eux » !

Ce n’est pas la construction de barrages qui est une ineptie, mais la façon dont cela a été fait et surtout le refus encore une fois de mettre en place une organisation professionnelle cohérente et intelligente qui permette au Sénégal de satisfaire avant toute autre chose son autosuffisance alimentaire.

Les réseaux d’irrigation construits à partir des barrages l’ont été à ciel ouvert, ce qui dans un pays dénudé entraine des pertes par évaporation énormes.
On a oublié la technique ancestrales des foggaras, canaux souterrains qui permettaient l’irrigation des zones désertiques notamment les palmeraies du Sahara.
Ces inepties ont fait regretter l’époque des crues fertilisantes que les barrages avaient pour vocation de régulariser, à juste raison d’ailleurs.
Dans les premières années de construction des barrages on est donc allé, suprême imbécillité jusqu’à créer des crues artificielles en ouvrant les barrages, mais cela a été fait quelques semaines après les semis !

Le drame reste que ce pays qui ne survit depuis des années que grâce au Programme Alimentaire Mondial, ne pourra pas retrouver son indépendance dans ce domaine par la seule recherche ou la formation technique fussent-elles américaines ou chinoises ; il ne pourra pas la retrouver non plus par l’accroissement d’une aide financière fut-elle l’imbécilité suprême des produits financiers innovants, pas plus d’ailleurs que par le recours à la microfinance devenue la tarte à la crème du développement alors qu’elle n’est que la toute première étape du modèle coopératif, qui doit bien vite être dépassée.
Il est insensé de chercher à accroitre l’aide publique au développement alors que c’est la façon dont elle est utilisée qui doit être complètement revue.

La seule solution reste pour l’indispensable organisation professionnelle agricole, le recours à ce modèle coopératif, le vrai encore une fois, celui qui a permis il y a quelques 130 ans aux agricultures européenne et notamment française de se développer lorsqu’elles étaient dans la situation de celles que nous n’arrivons pas à aider aujourd’hui.


1 avril 2011

Jean-Pierre Canot
Auteur de « Apprends-nous plutôt à pêcher ! »
http://reviensilssontdevenusfous.blogspot.com/
http://reviensilssontdevenusfous.blogs.sudouest.com

2.Posté par Jean-Pierre CANOT le 01/08/2013 15:05 | Alerter
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LE DRAME DE L’AIDE PUBLIQUE AU DÉVELOPPEMENT



Ils ne comprendront donc jamais que le drame de l'aide au développement n'est pas dû à un problème de ressource financière, mais à la façon dont cette ressource est employée!

Ils ne retiendront donc jamais les leçons de la crise financière dans laquelle nous sommes plongés due au fait que nous entendons faire de l'argent avec de l'argent!

Voilà que notre Président de la République veut prélever une taxe sur chaque échange financier!

Mais Monsieur le Président pour qu'il y ait des échanges financiers il faut qu'il y ait de la création monétaire, la première étape de cette création étant la production de céréales, de lait, de pommes de terre de nourriture quoi! à la sueur de notre front.
Or non seulement vous refusez d'assurer le développement des pays pauvres en ne respectant pas cette première étape indispensable de l'atteinte de l'autosuffisance alimentaire, mais vous vous employez à ce que notre agriculture soit démantelée comme elle l'est dans tous les pays du monde! Qui va donc produire des pommes de terre entre autres, pour générer des échanges financiers?
Voilà que Philippe Douste-Blazy, le conseiller spécial du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, pour la question de l’aide au développement, déclare sans rire : « Sans les financements innovants, si nous conservons le statu quo, nous ne pourrons atteindre les objectifs du millénaire pour le développement en 2015»
Quels seraient ces «financements innovants» ? Ils peuvent inclure des taxes sur les billets d'avion, le tourisme, l'Internet, la téléphonie mobile et les transactions financières, et sans doute un loto proposé il y a peu par d’autres inconséquents !

On croit rêver et pendant ce temps :
« En Afrique les projets de Lutte contre la pauvreté appauvrissent les populations ! ».

C’est une femme admirable qui le dit. Une Sénégalaise qui depuis Saint-Louis œuvre inlassablement pour aider les femmes de la vallée du fleuve Sénégal à faire renaître l’agriculture de la région. Les hommes eux sont, contre l’avis des femmes et au péril de leur vie, partis en Europe pour essayer de gagner quelque argent…

« L’AIDE FATALE : Les ravages d’une aide inutile et de nouvelles solutions pour l’Afrique ».

C’est Dambisa MOYO, une autre Africaine qui a écrit ce livre, elle sait de quoi elle parle pour avoir travaillé à la Banque Mondiale…

« Ne pas avoir peur de dire aux Africains qu’on veut les aider, mais qu’on veut aussi que cela nous rapporte…/… ».

C’est un homme qui le dit, un Français, le Secrétaire d’État à la coopération, le même qui ajoutera un peu plus tard qu’il faut créer un loto pour financer l’aide publique au développement ! ».

« Ce sont les entreprises –et non les ONG- qui doivent prendre toute leur place dans l’aide au développement ! ».

C’est un autre homme qui le dit le 29 juin 2010, Dov ZERAH nouveau directeur de l’AFD qui confirme ainsi que l’on veut bien aider mais qu’il faut que ça nous rapporte !

Tout a donc été dit et sur le constat d’échec de l’aide et sur le peu de chances qu’il y a dans sortir si l’on continue à refuser les leçons qui auraient dues être tirées de ce constat.

Jacques DIOUF le Directeur Général de la FAO n’arrête de le clamer haut et fort : « Nous ne sortirons de la famine qu’en aidant ces pays à assurer en priorité leur autosuffisance alimentaire ». Or au lieu de le faire en commençant par le développement de leur secteur primaire, ce qui permettrait aux populations de vivre dignement dans leurs meubles, nous recherchons des marchés permettant d’assurer notre précieuse et sacro–sainte croissance.
Nous recherchons au travers de l’immigration prétendument choisie une main d’œuvre pour des taches que nous ne voulons plus accomplir.

Au lieu d’aider ces pays à assurer leur développement en commençant par atteindre leur autosuffisance alimentaire, non seulement nous les incitons, en dissimulant au besoin le tout derrière le commerce dit équitable, à faire de l’agriculture industrielle en prétendant, imbécillité suprême, qu’ils dégageront les devises nécessaires à l’achat chez nous de leur nourriture ; mais nous leur faisons comprendre en prime que notre aide à leur développement doit avant toute chose nous rapporter.

Au lieu d’aller écouter et soutenir Jacques DIOUF et la FAO au sommet de ROME sur la faim, nos chefs d’État irresponsables et inconséquents, ont préféré se livrer aux pitreries de COPENHAGUE, dont il ne pouvait rien sortir s’agissant de la recherche de solutions à un faux problème.

Nous avons pendant deux décennies tenté de mettre en place des outils de développement, de financement notamment, qui ont fait la preuve de leur inefficacité et accentué pauvreté et famine dans les pays que nous entendions aider.

Ce furent les funestes « ajustements structurels » imposés par la Banque Mondiale qui, pour simplifier, consistaient à pousser les pays à une indépendance et autonomie financière.
Il fallait pour cela se procurer des devises, ce qui était fait par des cultures industrielles exportées alors que le niveau prioritaire d’autosuffisance alimentaire n’avait pas été atteint.
Le résultat fut qu’il était impossible d’importer les ressources alimentaires de base en raison de la faiblesse des devises obtenues dans le cadre d’une organisation mondiale du commerce qui assassine les plus faibles.

La Banque Mondiale dans cette phase avait rejeté violemment le modèle d’organisation coopérative du secteur agricole, et notamment la toute première étape de ce modèle remise à l’honneur par Muhammad YUNUS : la microfinance.

La Banque Mondiale et les organismes de distribution de l’aide publique au développement affligés du syndrome du thermostat, qui fait qu’en matière de pensée nous agissions comme avec cet appareil dont nous ne connaissons que les positions extrêmes, revenait brutalement dans une deuxième phase à Muhammad YUNUS à sa Grameen Bank et à la microfinance sans imaginer que cette toute première étape d’un modèle millénaire devrait bien vite être dépassée.

Les Pionniers de Rochdale en 1843, les producteurs de fourches de micocoulier dans le Gard en 1661, les créateurs de fruitières et autres tontines se référaient à des traditions ancestrales que l’on trouvait déjà chez les agriculteurs de Babylone, pourquoi l’outil mis en place dans nos agricultures il y a plus de cent ans ne serait il pas le modèle incontournable à développer chez ceux qui attendent que nous les fassions bénéficier de notre expérience ?
Ce n’est pas parce que le merveilleux outil de la coopération est dépassé ou n’a plus lieu d’être chez nous que nous devons en rejeter l’utilisation dans les agricultures émergentes, ou en rester à ses toutes premières étapes comme nous nous obstinons à le faire avec la microfinance.
C’est cet outil qui dépassant très vite la toute première étape de la microfinance a permis, il y a plus d’un siècle, à nos agricultures de connaître le développement que l’on sait alors qu’elles étaient dans la situation de celles que nous prétendons aider.

« Quand un homme a faim, mieux vaut lui apprendre à pêcher que de lui donner un poisson. »
CONFUCIUS
Philosophe, historien et homme d’Etat chinois
« Yah ça m’a mordu, Back to the trees ! », retour aux arbres ! rugit oncle Vania notre lointain ancêtre face à l’apport trop brutal du feu qu’Édouard était allé chercher bien loin (Roy Lewis : « Pourquoi j'ai mangé mon père »).
Apprends–nous plutôt à pêcher ! Sans nous renvoyer dans les arbres.


3.Posté par SENTINELLE le 01/08/2013 15:33 | Alerter
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UN SEUL MOT : PERTINENT ! MERCI MONSIEUR CANOT.

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