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3 questions à… Fabrice Allouche : «Ce serait un challenge pour moi de préparer l’équipe nationale de football au niveau de la préparation mentale »

Fabrice Allouche est plus connu dans le milieu de l’arène sénégalaise comme préparateur physique. Ex-champion du monde de kick boxing et de boxe thaïlandaise avec 50 combats et 45 victoires, Allouche se prononce sur le choix d’Alain Giresse et propose ses services à la Fédération sénégalaise de football.


Rédigé par leral.net le Jeudi 17 Janvier 2013 à 17:25 | | 0 commentaire(s)|

3 questions à… Fabrice Allouche : «Ce serait un challenge pour moi de préparer l’équipe nationale de football au niveau de la préparation mentale »
Comment analysez-vous le choix du nouvel entraîneur du Sénégal ?

Il y avait Aliou Cissé et Alain Giresse. Cissé aurait pu être un bon choix mais on a choisi Alain Giresse. Je pense que Cissé aurait dû accepter le choix du président Senghor (Augustin) d’être l’entraineur adjoint. Cela lui aurait permis de côtoyer un ancien grand joueur qui est très respecté en France, en plus il est humble. Giresse est déterminé mentalement, il ne lâche rien. Il a fait ses preuves d’entraîneur dans deux grandes nations africaines, le Gabon et le Mali avec des résultats. Il a soixante ans, Aliou Cissé aurait apporté à Giresse parce qu’il a la connaissance de cette équipe sénégalaise, de la mentalité sénégalaise qui est différente de celle du Gabon ou du Mali. Il y a beaucoup de choses à comprendre. Alain Giresse, à soixante ans, ne va pas rester dix ans à la tête de l’équipe, peut-être deux à trois ans. Cela va préparer Aliou Cissé à devenir entraîneur comme Amara Traoré, à l’époque. Je dis que c’est dommage. Alain Giresse comme entraîneur du Sénégal, c’est très bien. Maintenant j’espère que la fédération et les gens lui laisseront le temps. Souvent au Sénégal, on est impatient. Pour faire une équipe, il faut la préparer physiquement, psychologiquement et créer un noyau, une osmose, un groupe prêt à se surpasser.

Quelle posture doit avoir Giresse pour gérer l’équipe ?

Dans une interview, j’ai entendu Giresse dire que les joueurs locaux ont autant de chances que les expatriés. Il a tout compris. Giresse va donner la chance à des joueurs qui vont mouiller le maillot. Pour leur pays, les joueurs doivent se donner à fond sur le terrain,en se surpassant inconsciemment et consciemment. Ils ne viennent pas pour de l’argent, ils viennent pour le peuple sénégalais. A la rigueur, on serait prêt à donner de l’argent pour jouer en équipe nationale. Je suis sûr qu’il va faire du bon travail. Beaucoup de gens oublient que le Sénégal a été éliminé par la Côte d’Ivoire qui est un des meilleurs pays au monde en termes de football. Giresse c’est quelqu’un d’ouvert. En équipe nationale, c’est très difficile de travailler au cas par cas. C’est le rôle d’un préparateur mental de travailler joueur par joueur, d’optimiser les qualités d’un joueur , d’être à l’écoute et de voir ce qui ne va pas. Je pense que Giresse a pensé à tout cela. On espère que le Sénégal sera un jour champion d’Afrique.

Seriez-vous prêt à faire ce travail de préparateur mental dans l’équipe?

Pour moi, ce serait un challenge intéressant et ma motivation ne serait pas financière. C’est pour apporter ma pierre à l’édifice. Si demain je rencontre Giresse ou la Fédération sénégalaise de football, qu’on me propose d’intervenir sur l’aspect psychologique , pour renforcer la motivation de certains joueurs, je le ferais avec grand plaisir. Encore une fois, ce n’est pas l’argent qui me motivera, mais le défi d’accompagner un grand entraîneur, Giresse, et une équipe comme le Sénégal qui a des talents individuels extraordinaires.




Propos recueillis par ANGELIQUE THIANDOUM
Le Pays au Quotidien
Source : http://www.lesenegalais.net






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