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31% des diplômés de l’enseignement supérieur ne sont pas insérés, selon Mme Aminata Sarr Diallo

Pour résorber le chômage au niveau des diplômés de l’enseignement supérieur, le programme sénégalais pour l’enseignement supérieur est lancé ce matin. Face à la presse, le chef du projet est revenu sur l’impact de cette initiative sur l’économie du pays.


Rédigé par leral.net le Jeudi 26 Novembre 2015 à 15:54 | | 0 commentaire(s)|

Le programme sénégalais pour l’entreprenariat des jeunes (Psej) vient d’être lancé. Inscrit dans le cadre du Plan Sénégal émergent, ce programme vise à améliorer l’employabilité des diplômés de l’enseignement supérieur. Selon le chef de ce projet, et par ailleurs, conseillère technique du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Aminata Sarr Diallo, il urge de mettre fin à cette situation, vu que 31% des diplômés de l’enseignement supérieur ne sont pas insérés professionnellement : « C’est énorme et c’est un gros gâchis », fait-t-elle remarquer. « Ce programme pilote va permettre d’apporter une réponse à cela », a-t-elle ajouté.

M. Diallo fera, d’ailleurs, savoir « que le Sénégal a élaboré son plan d’émergence à l’horizon 2035 basé sur des projets phares. Parmi les réformes phares de la phase de démarrage, nous avons l’alignement de l’offre de formation de l’enseignement supérieur sur les besoins économiques ». « Cette réforme consiste à aligner l’offre de formation, pas seulement de l’enseignement supérieur mais l’offre de formation nationale au besoin économique ». Et, en termes de démarche, elle fait savoir qu’il a fallu identifier les besoins économiques du pays, par rapport aux besoins qui ont été identifiés et cette offre de formation ne couvre que 18% des besoins. « Le gap est énorme, on est à près de 82 % en terme de gap. Il nous faudra rendre le système éducatif plus cohérent avec des passerelles entre l’éducation, la formation technique et professionnelle et l’enseignement supérieur ».

Cette initiative devra aussi résoudre l’équation des Pme et Pmi au Sénégal vu que, « quand on regarde le tissu économique, globalement, on se rend compte que nous avons de très petites entreprises et de grandes entreprises qui sont généralement des succursales de multinationales et nous avons un ventre mou et c’est les Pme Pmi et ce sont ces Pme Pmi qui doivent nous permettre d’avoir une croissance importante », a-t-elle indiqué. Et Mme Diallo de soutenir qu’il fallait combler ce déficit en Pme Pmi dans notre pays, raison pour laquelle cette formation d’entrepreneurs dans le domaine prioritaire du Pse a été mise en place. « Ce que nous voulons aujourd’hui, c’est d’avoir une élite économique qui va pouvoir densifier notre pays en Pme Pmi de manière à augmenter la croissance économique et que à partir de cette croissance économique, que l’on puisse créer des emplois », dit-t-elle avant de rappeler que cette formation d’entrepreneurs dont les cours vont démarrer le 09 décembre prochain est la première en Afrique de l’Ouest.

Mariama Kobar Saleh









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