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54ème session de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples : La Raddho liste les points noirs du régime de Yahya Jammeh

Les failles du régime de Yahya Jammeh étaient à l’ordre du jour à 54ème session de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (Cadhp) organisée hier à Dakar au siège de la Raddho, selon Le Quotidien.


Rédigé par leral.net le Mercredi 13 Novembre 2013 à 09:50 | | 1 commentaire(s)|

54ème session de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples : La Raddho liste les points noirs du régime de Yahya Jammeh
Une politique de terreur, voila l’étiquette collée au régime de Yahya Jammeh par les défenseurs des droits de l’homme qui se sont réunis hier a Dakar. Ils fustigent l’emprisonnement arbitraires de certains juges, avocats mais aussi journalistes et autres droit de l’hommistes gambiens. Le secrétaire général de cet organisme, Aboubacry Mbodji, pense que la Gambie ne doit plus abriter le siège de la Cadhp. En outre, il précise que la Gambie ne respecte pas engagements vis-à-vis de la communauté sous régionale et internationale en matière de liberté d’expression et des droits de l’homme. Car, elle aurait perdu deux procès et refuse de s’exécuter, d’après ces défenseurs des droits de l'homme.

Habibatou Traoré



1.Posté par DIA le 13/11/2013 13:13 | Alerter
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Comité d’initiative pour la Comité de Défense
délocalisation de l’usine Gravita des Intérêts de Sébikotane


Bien conscientes des enjeux environnementaux et des risques engendrés par les batteries mises au rebut, les autorités de beaucoup de pays et villes du monde entier s’évertuent à sensibiliser sur les effets néfastes desdites batteries et organisent leur ramassage et leur collecte en vue d’un retraitement confié à des structures spécialisées et soucieuses du cadre de vie des populations.

Pour éviter le recyclage artisanal du plomb avec ses conséquences relevées notamment à Ngagne Diaw (Thiaroye), il avait été retenu de trouver un site pour un retraitement industriel. La commune de Mbao, à juste raison, n’a pas voulu du projet qui a été subrepticement refilé à Sébikotane, avec l’installation de la société Pagrik Sénégal S.A, filiale de la multinationale indienne Gravita Exim Ltd.

Cette installation s’est faite de manière assez cavalière comme le relève le compte rendu de la réunion tenue le 1er septembre 2009, du Comité technique pour la pré-validation du rapport provisoire d’EIE : Monsieur Diouf de la Direction de l’Environnement et des Etablissements classés (DEEC) a « rappelé à l’assistance que le projet avait fait l’objet d’une étude d’impact environnemental lorsqu’il s’implantait à Mbao où le promoteur a bénéficié d’une autorisation temporaire d’exploitation et de ce fait, il s’agit donc d’une délocalisation du projet dans la zone industrielle de Sébikotane ».

Depuis quand une EIE peut-elle être transposée d’une localité à une autre? Pour mettre en évidence une telle légèreté il nous suffit tout simplement de rappeler que l’usine Gravita, appelé « Gravité » par les populations, est implantée dans le voisinage immédiat des quartiers Kip kip, Dougar et Yam, l’hôpital pédiatrique de Diamniadio fonctionnel actuellement mais à l’époque en construction, un projet de logements sociaux, de nombreux vergers ; des maraichages, etc. Il s’y ajoute que le site de l’usine se situe à la confluence des eaux de ruissellement qui vont alimenter le bassin de rétention de Dougar et le lac Panthiour à Yène, avant de se jeter à la mer.

Lors de la réunion susmentionnée du Comité technique, il a été formulé des questions d’éclaircissement et des recommandations.
Les douze (12) questions d’éclaircissement les plus importantes n’ont pas trouvé de réponse, il s’agit notamment de la protection des arbres fruitiers contre les risques de contamination au plomb, le traitement des eaux souillées par le plomb, le traitement des acides contenus dans les batteries ou produite lors des opérations de fabrication, le traitement des déchets provenant des batteries déjà exploitées.

L’essentiel des vingt deux (22) recommandations sont restées lettres mortes. Il s’agit entre autres de :
- Les non conformités d’exploitation décelées à Mbao ne doivent pas se reproduire à Sébikotane ;
- La mise en place d’un plan de suivi environnemental ;
- Faire l’étude du danger ;
- Revoir le plan de gestion environnemental ;
- Consulter les autres acteurs ;
- La compatibilité avec les autres activités du voisinage est à faire ;
- La description de l’état initial devrait être faite en ce qui concerne la qualité de l’air ;
- La gestion des électrolytes est à prendre en compte dans l’étude ;
- La surveillance médicale du personnel est à prévoir ;
- l’impact de la proximité avec les plantations de mangues est à prendre en compte ;
- Il fau prévoir la mesure des dioxines et des furanes dans le suivi environnemental ;
- Etc.
Ceci permet de dire que l’EIE, première condition pour autoriser l’installation d’une telle usine, classée dans la catégorie des activités industrielles de type 1, selon l’article 13 du Code de l’Environnement, n’est pas satisfaisante.

Les trois autres conditions ne le sont pas, non plus. Il s’agit de :
- L’implication des populations de la zone de localisation du projet ;
- L’obtention de l’agrément notifié aux autorités locales ;
- La délivrance de l’arrêté ministériel autorisant le démarrage des activités sur la foi d’une EIE préalablement validée par les services compétents.

Les populations de Sébikotane, lors des réunions et par voie épistolaire, ont clairement signifié aux autorités qu’elles ne veulent pas de cette usine dans leur voisinage. Sous l’initiative du Comité de Défense des Intérêts de Sébikotane (CDIS), elles ont tenu plusieurs réunions et un forum, le 5 février 2011, sur l’implantation de l’usine Pagrik/Gravita. Cette rencontre a enregistré la présence d’une délégation du conseil municipal, des délégués de quartiers, des imams et autorités religieuses locales, des groupements féminins, des ASC, de l’Amicale des étudiants et élèves de Sébikotane, des Organisations communautaires de base, des travailleurs de l’usine PAGRIK, du Président de la Communauté rurale de Mont Rolland, des représentants du quartier Ngagne Diaw de Thiaroye –sur-mer, de la présidente du Mouvement pour le Développement de l’Information et de l’Education des Consommateurs (MODIEC), etc.

Au cours de cette rencontre valablement représentative de toute la population, le doigt a été mis sur l’absence de délibération du Conseil municipal qui n’a pas non plus instruit une demande de permis de construire ni reçu du promoteur un dossier d’exécution des travaux, un détournement d’objectif car la zone d’implantation était préalablement destinée à des usines de transformation de produits de l’agriculture et le terrain attribué à une unité de production de fer à béton, le manque d’information des travailleurs sur les risques qu’ils encourent.
Tous ont donc fustigé l’implantation de cette « usine de la mort » et demandé sa délocalisation.
Un mémorandum a été élaboré et transmis aux autorités communales et au Ministère de l’Environnement.

Que dire de nos décideurs qui ont autorisé à Sébikotane cette entreprise qui procède à la récupération et au traitement des batteries usagées, au mépris de règles élémentaires de préservation de l’environnement et de la vie des populations et des travailleurs telles que édictées par une Convention sur les déchets dangereux et les recommandations des structures de l’Etat qui ont procédé à des visites de contrôle du site ?

En considération de ce qui précède, on peut dire que l’attestation signée le 12 Août 2010 par Monsieur Cheikh Ndiaye SYLLA, Directeur de l’Environnement et des Etablissements classés à l’époque, ne se fonde sur aucun élément de droit. Monsieur SYLLA n’aurait jamais autorisé l’implantation d’une pareille usine dans son quartier, il ne laisserait pas non plus ses enfants inhaler la poussière de plomb.
A t- il pris la mesure de fermeture de Gravita pour non respect manifeste des dispositions prévues dans une EIE en règle et notamment l’absence de Plan de gestion environnemental ? Peut-être que Gravita est au dessus de la Convention de Bâle, des lois et règlements de notre pays et des recommandations des services techniques du gouvernement du Sénégal !!!
Tout le monde sait que les batteries usagées des automobiles, classées parmi les déchets dangereux à retraitement obligatoire et strictement réglementé, contiennent du plomb (70%), du plastique et de l’acide sulfurique. Elles provoquent une pollution de l’air, des sols et des eaux. Le plomb est absorbé par des organismes vivants, donc introduit dans la chaîne alimentaire. L’absorption se fait aussi par voie respiratoire. Le plomb inhalé s'accumule dans les os mais affecte aussi le système nerveux, les reins et le sang, entrainant des maladies graves telles que cancers, pneumonies, maladies cardiaques, gouttes ; empoisonnements, retard mental, des nuisances sur les fœtus et les mammifères en général, la volaille,
Les enfants sont les plus vulnérables aux intoxications au plomb qui risquent de leur causer des dommages neuropsychiques permanents.
Une plombémie prolongée entraîne chez le patient convulsions, coma, délire et mort.

L’usine GRAVITA ne dispose pas de filtre et émet des rejets toxiques dans l’air dans des conditions artisanales de production. Elle viole en plus la Convention de Bâle sur les déchets dangereux qui exige expressément des industriels du secteur que « le traitement et le stockage soient effectués sur une surface imperméable qui résiste aux intempéries ou dans des conteneurs étanches prévus à cet effet et d'extraire tous les fluides liquides et acides ».
Pouvait-on en attendre autre chose si l’on sait que Monsieur Klaus Töpfer, Directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l'Environnement, sous les auspices duquel la Convention de Bâle a été adoptée, avait averti que "Le recyclage des batteries au plomb est une des plus graves sources de dangers potentiels, en particulier pour les ouvriers du secteur informel qui s'en chargent dans de nombreux pays en développement. Pour que ce recyclage se fasse de façon sûre, il faut respecter strictement des normes écologiques et professionnelles que ne peuvent assurer que quelques entreprises spécialisées et il n'y en a guère dans les pays en développement".

Gravita n’a cure de tout cela et nargue même la DEEC qui lui avait délivré indûment une attestation. En effet, la Direction de la Protection civile, dans son « Rapport 2011 sur l’état de la protection civile au Sénégal. Prévention des risques et gestion des catastrophes : montée en puissance vers la résilience », révèle qu’à la suite d’une première visite, effectuée le mardi 12 avril 2011 à l’usine Gravita, en compagnie de l’Inspection régionale du Travail et la Division régionale de l’Environnement et des Etablissements classés (DEEC), le procès-verbal n°95/PREF/GNSP/CSR/CONF du 05 mai 2011, a retenu les risques majeurs ci-dessous :
- Risques d’éclosion d’incendie ;
- Risques de développement dus au mauvais stockage des déchets plastiques souillés de plomb ;
- Risques de propagation qui résultent du défaut d’isolement intérieur, de la proximité des différents locaux et de l’émission de poussière de plomb ;
- Risques sur les personnes liés à l’absence de masques, de bottes, de certificats médicaux pour le personnel et d’un comité d’hygiène et de salubrité.
Sur les trente neuf (39) prescriptions formulées par la Commission et dont l’exécution doit se faire avant la prochaine mission de contrôle, le mercredi 05 octobre 2011, seules dix (10) ont été entièrement réalisées.
La Commission « a remarqué que les recommandations fondamentales, ayant trait à la sécurité, à la prise en charge sociale des travailleurs, à la protection des personnes ainsi que de l’environnement n’ont pas été respectées.
Après la visite, la séance de débriefing tenue avec tous les experts présents a permis de rappeler que les déchets rejetés par l’usine ont des conséquences dangereuses pour la santé des personnes et la protection de l’environnement.
Ils ont un effet corrosif sur certains organes et que leur accumulation au sein de l’organisme peut déclencher des maladies graves. Cette pollution touche non seulement les travailleurs mais aussi les populations environnantes qui ont été associées à la visite.
En effet, selon le Président du Comité pour la délocalisation de l’usine, des démarches ont été menées auprès de toutes les autorités afin que l’usine soit déplacée. Les populations de Dougar et Sébikotane sont obligées de fermer leurs portes la nuit et, malgré tout, elles inhalent les résidus de plomb.
Les nuisances causées par l’usine ne se limitent pas aux populations mais touchent également le cheptel. Or, un élevage intensif de type moderne est en train de se développer dans la localité et il y a des risques de contamination des milliers de poulets de chair qui sont élevés à quelques centaines de mètres de l’établissement.
Les effets néfastes de l’usine pourraient également affecter l’hôpital pédiatrique qui se trouve à proximité. Enfin, si le rythme d’urbanisation dans la zone se maintient, dans quelques années, l’établissement sera entouré d’habitations.
En conclusion, la Commission auxiliaire a préconisé la délocalisation de l’usine de recyclage de batterie GRAVITA dans un site plus approprié pour protéger les populations, l’environnement et permettre à la zone industrielle de garder son attractivité. ».

Aucune suite n’ayant été donnée à ces recommandations, l’usine de la mort continue à fonctionner, de mettre en danger toute la population locale.

Une étude portant « Impact du recyclage des batteries de véhicules sur la santé humaine et l’environnement : étude pilote effectuée sur des femmes de Sébikotane et des mécaniciens de Diamniadio » a fait état de prélèvements sur des échantillons d’air et de sol qui ont donné les résultats suivants : « Les teneurs atmosphériques de plomb à Sébikotane, site plus contaminé que le site de Diamniadio, sont de 13,6µg/m3 et celles du sol de 123812mg/kg de sol.
Les résultats biologiques obtenus ont relevé une plombémie moyenne de 152,33± 33,36 µ/L chez les non exposés et de 627,15± 193,67µg/L chez les exposés, sujets pour lesquels la valeur dépasse nettement la norme de 300 µg/L fixée pour les professionnels.
Les taux de PPZ (13,63± 9,29µg/g Hb) et d’Ala urinaire (11,16± 8,74 mg/g de créatine) ont mis en évidence le degré d’imprégnation des mécaniciens et des femmes récupératrices de plomb ».

Ce que les sénégalais ne savent pas et qui est effarent, c’est que les effets mortels de cette usine ne nuisent pas aux seuls habitants de la localité : tout le Sénégal est menacé !
En effet, nous avons relevé dans « Approche participative dans la gestion intégrée des ressources en eau de la zone des Niayes (de Dakar à Saint- Louis) » de Moussa Camara par Université Cheikh Anta Diop de Dakar - Maitrise 2010 - que la nappe du paléocène situé à l'est du Horst de Ndiass, à l'Ouest de Tanma et dans les régions de Thiès et Fatick avec une potentialité de 68000m3/jour, a « Son réservoir est très productif dans le compartiment de Pout et de Sébikotane avec des débits d'exploitations pouvant atteindre 200 à 400m3/heure dans la zone de Sébikotane. Sa transmissivité est variable et est de 10-3m2/s à 10 m2/s selon le degré de karstification. Elle est comprise entre 7,8 x 10-3 m2/s à 3,1 x 10-2m2/s dans le compartiment de Sébikotane.
L'exploitation de la nappe au niveau du horst de Ndiass se fait essentiellement dans les compartiments de Pout et Sébikotane. La nappe du paléocène est alimentée dans le secteur de Sébikotane par les eaux de la nappe maastrichtienne profonde ».
L’auteur de ces recherches évoque plus loin une baisse de température « après la saison des pluies qui peut s'expliquer par une infiltration des eaux de pluies. ». C’est dire que les eaux de pluies qui tombent sur le sol contaminé de Sébikotane pénètrent dans la nappe !!! Nous avons relevé dans cette étude que « cette nappe couvre 4/5 du territoire sénégalais »!!!!

Savoir qu’une usine de retraitement de batteries usagées comme GRAVITA, installée à cinq cent mètres d’un hôpital pédiatrique et tout près d’habitations, avec des effets directs et indirects sur les différentes composantes de l’environnement comme l’air, l’eau, les sols, la végétation, la faune et la flore, les habitants et leurs collectivités, etc. et ne rien faire, c’est accepter avec fatalisme un GENOCIDE MASSIF.
A l’évidence avec ce « Tchernobyl » local, nous sommes en présence d’une entreprise couverte par une main invisible qui a sûrement intérêt à la chose. Le nôtre, c’est la délocalisation de cette usine. Notre objectif est en parfaite intelligence avec le droit de vivre dans un environnement sain, droit consacré par l’article 8 de notre constitution.

Malgré les manifestations des jeunes de la localité, l’usine GRAVITA et ses soutiens inconscients et cupides comptent sur le « masla », l’ignorance et l’inertie des populations car elle n’a trouvé comme parade que d’offrir à la mosquée du quartier Kipkip deux (02) ventilateurs plafonniers. Ces procédés éculés de colons qui distribuaient des bonbons pour se donner bonne conscience ou rire de la naïveté des populations locales sont non seulement révoltants mais révélateurs d’un mépris inacceptable.
Pour le moment, la lutte contre « Gravité » revêt une forme légale mais la jeunesse de la localité se refuse à ce qu’elle considère comme de la mollesse des aînés.
Jusqu’à quand notre pondération et notre esprit de responsabilité pourront contenir cette colère légitime ? Attention ! Que la digue ne saute pas……

Fait à Sébikotane Septembre 2013

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