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A bâtons rompus avec Mame Goor Diazaka : «Lorsque le Président Wade fut au courant de ma garde à vue…»

Après la pluie, le beau temps. Mame Goor Diazaka peut s’approprier la quintessence de cette maxime. Pour cause, l’artiste musicien qui, il y’a quelques mois avait connu des ennuis judiciaires avec une affaire des faux billets de banque, est actuellement très comblé par son récent séjour à Bercy où il était l’invité de Youssou Ndour pour le grand bal de cette année. Requinqué par cette marque d’estime de la part du leader du Super Etoile, Mame Goor ne veut pas pour autant dormir sur ses lauriers. Dans cet entretien qu’il nous a accordé, le chanteur aux interminables dreadlocks revient sur ses démêlés avec la justice, ses relations avec les artistes, la mise à l’écart de la «tanière» de son ami, le footballeur El Hadj Diouf.


Rédigé par leral.net le Dimanche 29 Août 2010 à 04:27 | | 7 commentaire(s)|

A bâtons rompus avec Mame Goor Diazaka : «Lorsque le Président Wade fut au courant de ma garde à vue…»
On vous a surpris en train d’acheter un pain pour votre «Ndogu» (Rupture du jeûne). Comment vivez-vous le mois de Ramadan ?

Comme tout bon musulman. Nous sommes tous des croyants, c'est une obligation pour chacun d'entre nous de jeûner. Nous invitons parfois nos amis et nos fans à rompre le jeûne avec nous, comme vous le constatez de vous-même (Ndlr : Mame Goor est en compagnie du célèbre danseur du Ram Daan, Ameth Thiou).

Vous êtes Baye Fall, mais dans l'imaginaire des sénégalais le Baye Fall ne jeûne pas.

Certes, je suis Baye Fall, mais je jeûne chaque jour, je fais cela en guise de «adiya».

C'est également un mois de congé pour les artistes. Comment en profitez-vous ?

C'est pour nous l'occasion de prendre du recul de faire un petit bilan, et si le besoin se fait ressentir de peaufiner de nouvelles productions. Nous avons plus de temps durant le mois de Ramadan. Et c’est tout bénéfice.

Vous avez l’habitude de chanter les marabouts dans les boîtes de nuit, trouvez vous cela normal en tant que talibé Mouride ?

C’est tout à fait normal d'après moi, car ceux qui fréquentent les boîtes sont des musulmans toutes confréries confondues. C’est normal pour nous autres artistes de chanter nos guides religieux d'autant que ce sont les mélomanes qui nous demandent cela. En plus, je vis profondément ma religion et ma confrérie, je ne peux me permettre en tant que mouride de ne pas chanter mon marabout.

Mais est ce que les marabouts ne doivent pas être chantés ailleurs que dans les boîtes de nuit réputés être des réceptacles de la débauche et de la perversion ?

Je ne fume pas, je ne bois pas et je ne le conseille à personne. Mais, il ne faut pas perdre de vue que les boîtes sont privées. N'importe quelle personne qui désire payer son ticket peut y avoir accès. Et puis, ce n'est pas parce qu'on boit de l'alcool qu'on est mauvais, ni parce que qu'on s'habille indécemment qu'on est une personne de mœurs légères. Il faut que les gens arrêtent de juger les personnes. De la même façon il existe des gens qui ne boivent pas et qui ne fument pas mais qui sont des pêcheurs invétérés. Personnellement, je ne me produis jamais dans une boîte où la perversion est manifeste et évidente.

Vous faisiez partie des invités de Youssou Ndour lors de la dernière édition du Bercy. Comment l’avez-vous vécu ?

Youssou Ndour on ne peut le connaitre que lorsqu'on part en tournée avec lui hors du Sénégal. C’est seulement à l’étranger qu'on peut mesurer sa dimension. C’est un grand honneur qu'il m'a fait en m'invitant à Bercy. Nous avons interprété en duo le morceau Serigne Mbacké Sokhna Lo. C'était super. D'abord, lorsque dans la matinée nous partions pour faire les balances, je me suis dit qu'il était impossible de remplir toute cette salle ce soir, tellement c'était grandiose à mes yeux. Mais, grande fut ma surprise lorsque le spectacle s’est joué à guichets fermé avec une salle remplie comme un œuf. Je n'avais jamais vu ça de ma vie. C’était inimaginable, c'était comme dans un rêve. À 19 heures déjà, c'était plein. On voyait toutes sortes de personnes, toutes sortes de communautés. C’est la diaspora qui était réunie, les Européens, n'en parlons pas. Ce qui est un grand honneur pour notre pays le Sénégal qui n'a jamais eu un ambassadeur de la trempe de Youssou Ndour. Il a porté à bout de bras la musique sénégalaise de même que les autres ténors comme Baaba Maal, Omar Pène, Ismael Lo, Thione Seck. Mais, je tire particulièrement mon chapeau à Youssou. Ce qu’il a fait est énorme. Il y'a des artistes de renommée internationale qui rêvent de faire avec lui un duo. Quand il me choisit personnellement pour faire un duo avec lui, c'est un grand honneur. Ce n'est pas donné à n'importe qui. Youssou a débuté sa carrière l’année même où je suis né, en 1974. Donc vous ne pouvez pas mesurer le plaisir que cela me fait. Je ne peux que lui être reconnaissant.

Les mauvaises langues prétendent que vous avez choisi Youssou comme parrain de votre anniversaire parce que vous souhaitiez être son invité à Bercy…

En un moment donné Youssou était combattu à cause de son projet de télévision. Des personnalités très influentes de ce pays lui ont déclaré la guerre. J’ai trouvé cela injuste avec tout ce qu’il a fait pour le Sénégal. La meilleure manière de lui manifester mon soutien était de le choisir comme parrain pour mon anniversaire. Mais, ce n’était pas pour entrer dans ses bonnes grâces. Moi je me suis fait tout seul, et je n’ai jamais quémandé dans ma vie.

Pourtant il y’a quelques temps, des rumeurs ont laissé entendre que ce n’était pas le parfait amour entre Youssou Ndour et vous ?

Les Sénégalais vivent de rumeurs. Je n'ai jamais eu de problèmes avec Youssou. Il ne m'a jamais produit, on n'a jamais collaboré. Mais j'ai toujours eu une grande estime pour sa personne.

Comment avez-vous vécu la mésaventure des faux billets de banque ?

C’était une épreuve. Les gens ont l’habitude de dire que ce sont les épreuves qui nous forgent. J'en profite pour rendre hommage à la justice sénégalaise. D'habitude on dit qu'il n'y a pas de justice au Sénégal, mais mon procès m'a prouvé le contraire. J'en profite aussi pour remercier tous les Sénégalais qui m’ont soutenu. C’était une petite erreur et je n’y étais pour rien. C’est le gars qui m’a donné les faux billets qui m’a induit en erreur, je n’en savais rien. Mais lors de mon procès, j’ai rendu grâce à Dieu de m’avoir impliqué dans cette affaire. Car, lors de mon audition, il y'avait plus de 1000 personnes, des gens que je ne connaissais même pas. Les gens tombaient en transe, certains pleuraient. Cette affaire m'a dépassé. En plus cela m'a conforté dans l’idée que tous les artistes sénégalais m'aiment, je peux même dire que je n'ai pas d'ennemis chez les artistes.

Qu’avez-vous tiré comme leçons de cette expérience ?

Cette histoire m'a élevé dans une autre dimension. Beaucoup de personnalités m'ont découvert grâce à cette affaire. Wade était au Mali au même moment, mais son photographe m'a rapporté que l'affaire l'a beaucoup touché. Il m'a dit que le Président était affecté. Je le remercie beaucoup car j'ai entendu beaucoup de rumeurs. Il n’y a jamais eu de problèmes entre lui et moi. La chanson que
j'avais chanté, ce n'est aucunement une manière de s'opposer à lui. Loin de là. Des gens ont même dit que ce sont les leaders de l'opposition qui ont financé mon album, ce qui est archifaux. Il se trouve que j'avais senti le besoin de tirer la sonnette d'alarme pour dire au Président, à travers ce morceau, que la vie était chère car je suis un porteur de voix. Ça s'arrête là, mais tout le monde a vu que le Président a changé le visage du Sénégal avec toutes les infrastructures réalisées un peu partout. On ne peut pas lui refuser cela, il s'est battu pour le Sénégal et j'en profite pour le féliciter.

Il ne vous en veut pas donc pour votre chanson « Audience Bi » ?

Je suis un chanteur engagé. Dès l'instant qu'on se définit comme artiste, on est censé représenter le peuple. Cela dit, on doit pouvoir délivrer son message à l'endroit des politiques sans pour autant vexer ou choquer. Je marche dans cette dynamique.

Que vous inspire Karim Wade le fils du Président de la République avec les ambitions présidentielles qui lui sont prêtées ?

Chacun est libre de succéder à son père. Toutefois, le Sénégal n'est pas un royaume. Mais, Karim est libre de demander le suffrage des Sénégalais, car lui aussi est un Sénégalais bon teint. En plus, je n'ai jamais entendu Karim dire du mal de ses adversaires politiques. Ne serait-ce que pour cela, il est sur la bonne voie. Ceux qui l'attaquent ne cessent de le traiter de tous les noms d'oiseaux, or Karim a réalisé des choses qu'ils n'ont pas réalisées lorsqu’ils étaient aux affaires. Les Sénégalais n'ont pas la mémoire courte. Il y'a quelques années le pays était entre d'autres mains. Quoi qu’on puisse dire, au moins Karim a réalisé des choses palpables. Seulement, c'est un politicien, de surcroît, c'est le fils du Président. C’est normal qu'il soit la cible de toutes les critiques, c'est normal qu'il essuie toutes sortes de calomnies, car il a choisi de se lancer dans la politique. Tout le temps les gens lui lancent des piques mais, je ne l'ai jamais entendu dire des méchancetés. Je ne peux rien lui dire de mal. Il pouvait se dire je suis le fils du président et détruire un à un tous ses détracteurs. Mais il n'a jamais agi de la sorte. Je ne peux pas comprendre pourquoi tous les gens s'obstinent à se dresser contre lui. C’est un Sénégalais, bon sang qu'on le laisse bosser. Il ne m'a jamais donné de l'argent et je ne suis pas non plus son laudateur, mais je ne dis que la vérité. Karim n'est pas un homme mauvais.

D’aucuns vous caricaturent comme un artiste arrogant et suffisant. Vous répondez quoi ?

Je ne suis pas impoli. Je suis bien éduqué, j'appartiens à une bonne famille. Les gens se font une fausse idée sur ma personne. Je ne suis pas un hypocrite, je n'ai jamais fait de mal à personne. C’est mon franc parler qui me créée souvent des ennuis, mais je suis loin d’être arrogant ou indiscipliné comme le pensent certains.

Quel bilan faites-vous de votre carrière de chanteur ?

Je suis arrivé dans le showbiz sénégalais, j'ai apporté ma touche personnelle. Je suis resté moi-même. Je n'imite personne. J’en profite pour lancer un appel aux jeunes talents de rester le plus naturel possible. L'originalité il n'y a rien de tel. You, Omar Pène, Baaba Maal, on les connait déjà. A quoi bon les imiter ?

Vous êtes très ami avec El Hadj Diouf. Comment appréciez-vous sa mise à l’écart de la sélection nationale ?

Certes, c’est toujours bien d’insuffler du sang neuf dans l’équipe nationale. Mais, les gens ont l’habitude de dire que les vielles marmites font les bonnes sauces. Diouf a beaucoup fait pour le Sénégal, il est toujours en activité, il est performant. Je ne vois pas pourquoi il ne peut pas revenir en sélection, d’autant que je n’ai pas vu quelqu’un meilleur que lui à son poste.

Entretien réalisé par Amadou Lamine MBAYE rewmi.com



1.Posté par fama le 29/08/2010 07:41 | Alerter
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c est du ...........................n importe quoi............................

2.Posté par adama le 29/08/2010 14:05 | Alerter
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sama waye tu es en train de dialoguer.... la dignité

3.Posté par sherlock holmes le 29/08/2010 14:23 | Alerter
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Mame gor, tu racontes des betises. Les faux billets sont faciles a reconnaitre. tu as essayé de faire le petit truand et on t'a arrété. Quoi que tu puisses dire, un chat noir est un chat noir. Un faussaire est un faussaire. wassalam.

4.Posté par kheuch le 29/08/2010 16:58 | Alerter
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mame gor bougnou sonal béna moye mouno waye,gnar faux billets yi mouno gnou expliqué bagnou gueum la danga done truandé gnou diape la,wassalam

5.Posté par yang le 29/08/2010 19:21 | Alerter
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comment un truand comme toi, un leche cul peut se dire engagé et representant du peuple senegalais. tu n'as pas honte. thimmmm.

6.Posté par eurospéen le 30/08/2010 15:57 | Alerter
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diazaka! karim va te lire et te recevra après pour te donner des sous car vrai oppor ngaa: karim par çi karim par là...tchim

7.Posté par omzo music le 17/10/2010 22:24 | Alerter
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mame gor day doul rék nio deuk té khamna ma bou bakh; gorgui ndiaye lay bagnaa guiss wayé darra loudoul yalla néne la. domi thiagga doul waye. gayii mangui djéguellou ki da fa ma na fééénnne way.

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