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A l’horizon 2017 : Comment Macky va tuer le Ps

Le Parti socialiste, déjà affaibli, ne va pas sortir indemne de l’exigence de « Djébelou » de certains partisans du président de la République. Celui-ci veut donner l’impression d’être au dessus de la mêlée, mais il participe de manière subtile à amoindrir les chances de Tanor et les forces des siens…


Rédigé par leral.net le Mercredi 19 Mars 2014 à 10:55 | | 11 commentaire(s)|

A l’horizon 2017 : Comment Macky va tuer le Ps
Les récentes déclarations de Moustapha Cissé Lô, exigeant du Ps qu’il suive la démarche de Moustapha Niasse ou se démettre, est une illustration remarquable : « Avec nous ou avec le diable », est la nouvelle trouvaille de pans entiers du parti présidentiel. Et, cette binarité va entraîner inéluctablement la rupture avec ceux-là qui sont jaloux de leur indépendance. On va, en toute vraisemblance, vers le clash entre le Ps et l’Apr. Et Tanor va en tirer les conséquences. Selon La Tribune du jour qui a consacré un large dossier sur ce compagnonnage, le patron du Ps devra faire face à plusieurs fronts internes et externes. Même s’il donne l’impression de tenir avec brio la barque socialiste depuis la débâcle de 2000, il est fortement contesté par des franges importantes du parti pour qui la cohérence voudrait qu’il tire sa révérence. Ce, dans la mesure où Dieng avait déjà promis qu’il n’allait plus se représenter à une élection présidentielle. S’il se renie, c’est parce qu’il n’est pas en odeur de sainteté avec ses potentiels successeurs que sont Aïssata Tall Sall et Khalifa Sall, et qu’il n’a pas de dauphins qui sorte du lot de ses souteneurs. Le Secrétaire général du Parti socialiste est donc entre des feux incandescents. Le Grand gagnant est Macky Sall qui adopte une posture qui le met au-dessus de la mêlée s’il est évident qu’il n’est pas étranger à ce tohu-bohu qui plonge les socialistes dans une crise qui amoindrit ses chances de retour au pouvoir. Niasse a jugé plus sage de ne pas tenter un autre coup en 2017. Un sacré coup pour l’Afp, traversée par une mini-crise. Les autres alliés de moindre envergure, comme le Parti de l’indépendance et du travail (Pit), ne cautionnent pas les diktats et vont faire face. Il y a peu de chance que leur position de principe renverse la vapeur apériste.






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