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ARRÉTÉ POUR TRAFIC DE DOMESTIQUES Sénégalaises vers le Liban: Le gérant des boutiques « On The run » au cœur d’un scandale

Le gérant des boutiques « On The run » est dans de très sales draps. Non seulement, le parquet a ouvert une information judiciaire, mais aussi il a saisi le juge du premier cabinet, Mahwa Sémou Diouf, pour faire toute la lumière sur une rocambolesque affaire de trafic d’employées de maisons de nationalité sénégalaise vers le Liban. Une affaire découverte par la Division des investigations criminelles (Dic) qui a entendu, gardé-à-vue et déféré Victor Naja devant le Ministère public avant-hier.


Rédigé par leral.net le Jeudi 18 Décembre 2008 à 21:39 | | 0 commentaire(s)|

L’affaire est très grave et rappelle, à quelques détails près, celle des mannequins sénégalais qu’on tentait de faire sortir du Sénégal à travers des manœuvres frauduleuses. Seulement, cette fois-ci les éléments du dossier d’enquête sont si précis qu’il n’est pas téméraire de dire que c’est un scandale sans précédent qui va défrayer la chronique. Avant-hier mardi, les hommes du commissaire Malick Mbengue, chef de la Division des investigations criminelles (Dic) ont déféré devant le procureur de la République Victor Naja, le gérant des boutiques « On The Run ». Il est suspecté d’avoir fait sortir du territoire plusieurs employées de maison expédiées au Liban et dans d’autres pays environnants où elles étaient vendues comme de la vulgaire marchandise. Face à la gravité des faits, le parquet de Dakar a, non seulement, ouvert une information judiciaire, mais il a aussi requis le mandat de dépôt contre Naja qui a fait face au doyen des juges, Mahwa Sémou Diouf, en charge du dossier. Même s’il s’est défendu comme un beau diable devant les enquêteurs de la Dic, il n’en demeure pas moins que plusieurs éléments chargeaient Naja. Premièrement, l’opération qu’il a tentée de qualifier d’émigration légale était inconnue des autorités. Deuxièmement, le recrutement des filles se faisait dans la clandestinité la plus totale. Et enfin, des éléments recueillis auprès des Sénégalais vivant au Liban, il ressort que les bonnes femmes amenées du Sénégal étaient vendues sur le…marché. Pour le moment, l’affaire est gérée dans la plus grande discrétion par les autorités qui ont néanmoins fait preuve de fermeté à l’égard du présumé trafiquant malgré les nombreuses interventions en sa faveur. Qui plus est, si le parquet a requis l’ouverture d’une information judiciaire, c’est parce que les autorités judiciaires sont convaincues que Naja n’est que l’arbre qui cache la forêt d’un vaste réseau qui a longtemps œuvré dans la clandestinité.

Cheikh Mbacké GUISSE

Source: L'as







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