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AUDIOS : Climat de terreur en Lybie : Un Etudiant Sénégalais Témoigne

Face à la répression sanglante en Libye, à l’unanimité, les membres du Conseil de sécurité de l'ONU ont estimé le 26 février que les attaques contre la population « peuvent être assimilées à des crimes contre l'humanité ». Près de 13 jours après le mouvement de révolte, le fils du président libyen, Seif Al-Islam Kadhafi a, lui, estimé que la situation était excellente dans les trois quarts du pays. Aujourd'hui, si l'opposition au régime gagne du terrain en province, le climat de peur a atteint Tripoli où des miliciens pro-Kadhafi patrouillent.


Rédigé par leral.net le Dimanche 27 Février 2011 à 17:25 commentaire(s)|

AUDIOS : Climat de terreur en Lybie : Un Etudiant Sénégalais Témoigne
A Tripoli, chacun se terre chez soi. Selon un habitant de la capitale joint dans la soirée du 26 février par RFI, c'est un climat de peur qui règne : « Je ne suis pas sorti de la journée » nous explique notre interlocuteur. « J’ai eu trop peur la veille en voyant les milices et les forces armées patrouiller dans les rues avec toutes leurs armes ». Notre interlocuteur parle d'un de ses amis, qui a perdu la vie, vendredi 25 février, près d'une mosquée à la sortie de la prière. Ce jour-là dans le quartier de Tadjoura, des soldats ont ouvert le feu contre des manifestants. Au moins six personnes ont péri, plusieurs dizaines seraient blessées. Des propos qui tranchent totalement avec ceux de l'un des fils Kadhaf. Seif El Islam évoque une situation excellente dans les trois quarts du pays, il avait convoqué les journalistes à Tripoli, où il est vrai la population est terrée chez elle. Seif Kadhafi volontiers provocateur : Désormais tout le monde limite ses déplacements. Il serait aujourd’hui bien difficile de quitter la ville de Tripoli par la route en raison de la présence de chars. La pression et la répression policière sont également présentes à Misratah, à l'est de la capitale. Selon des médias, des mercenaires héliportés auraient rejoint la ville portuaire, et auraient ouvert le feu sur le bâtiment de la radio locale. Sur la côte ouest, à Zouara près de la Tunisie, les forces pro-Kadhafi encercleraient la ville. Une ville qui a connu selon des témoignages recueillis à la frontière, l'apocalypse. Autre cité touchée par de violents combat, c'est Zahouiya tout près de Tripoli. Zahouiya et sa raffinerie de pétrole où des scènes de guerre ont été évoquées par des témoins à leur arrivée en Tunisie. Plus à l'est, les principales villes sont désormais aux mains des opposants. Quant aux étrangers, ils continuent de fuir par tous les moyens, le pays.

Etudiant sénégalais de Tripoli : Tout ce qu'on veut c'est qu'ils nous envoient un avion pour que nous puissions rentrer le plus tôt possible, parce que franchement là, l'heure est grave.

Face au chaos, les évacuations des différents ressortissants étrangers se poursuivent dans des conditions difficiles. Des milliers d’étrangers ont traversé la frontière tuniso-libyenne le 26 février. Plus de 10 000 personnes, en majorité des Egyptiens, ont fui samedi par le principal point de passage frontalier de Ras Jedir, a indiqué le Croissant-Rouge local qui parle d'une « crise humanitaire » et appelle à l'aide. Parmi ces étrangers, outre les Egyptiens, des Turcs, des Algériens, des Tunisiens et aussi des Coréens. Si certains disent fuir simplement parce qu’ils ont eu peur, ou parce qu’ils n’avaient plus de travail d’autres sont des témoins directs de violences ou des victimes mêmes. C’est le cas d’un groupe de 200 Tunisiens rentrés samedi soir après un voyage qui a tourné au cauchemar. Ils auraient dû arriver il y a cinq jours, mais ce n’est que le 26 février qu’ils ont enfin franchi le poste frontière. En sortant de Tripoli mardi dernier, ces Tunisiens ont été arrêtés par des hommes armés et transportés de ville en ville, à bord de camions comme le raconte ce jeune maçon : « Nous étions enfermés comme dans des cabines, ils nous donnaient des coups de bâton en nous questionnant : Qu’est-ce que vous avez fait ? Qu’est-ce que vous avez vu ? Où est votre portable ? Ils m’ont tout pris : mes photos, mes affaires, mes valises, mon sac, tout ce que j’ai, seulement mon passeport. Le dernier jour, ils sont venus prendre mon passeport, ils m’ont dit : allez-y, pas seulement parce que j’étais un Tunisien, pas seulement un Tunisien, un étranger pas un Libyen. » « C’est un nouveau Guantanamo. En vingt-quatre heures, on n’a mangé qu’une seule fois. Pas de toilette. Pas d’eau. Pas de bougie. Nous étions accroupis pendant vingt-quatre heures » mime le rescapé, accusé avec ses compatriotes, d’être un drogué ou encore d’avoir exporté la révolution en Libye. PiccMi.Com avec RFI



1.Posté par anita senegalaise de suisse le 09/04/2011 00:02 | Alerter
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Je déplore l'intervention de la France, qui était respectée dans le monde comme étant pays de paix et de dialogue donc non sanguinaire. je constate que, la France, à cause de la nouvelle politique de ceux qui la dirigent, est entrée dans la liste noire. Je persiste à penser que l'entrée de Kaddafi à Benghazi, n'aura pas fait autant de mort comme en font les alliés, car les civils n'étaient pas la cible comme le prétendent certains, mais ce sont les armées dirigées par les salafistes extrémistes et les membres d'Al Qaida, à qui on a demandé de rendre les armes volées, car aucun pays, même ceux démocrates, ne peuvent permettre à une bande de s'armer pour menacer leur pays.
Rappelez-vous les émeutes en France comment Sarkozy à réagit face à cette vague lorsqu'il les a réprimés avec force en appelant les forces de l'ordre à frapper fort avec bombes lacrymogènes, matraques et emprisonnement des jeunes. Donc, nul n'a à donner des leçons de morale aux autres sur la manière de traiter un problème interne et surtout pas les nations unies qui sont appelées à intervenir de cette manière uniquement lorsqu'il y a litige entre deux pays. Plus grave encore la reconnaissance hâtive de Sarkozy pour ce conseil à la demande d'un BHL qui s'immisce dans la politique française étrangère de manière inadmissible.
Cette intervention qui prétendait protéger les civils s'est transformée en une machine à tuer en Libye et rien qu'avant hier toute une famille a trouvée la mort en se retrouvant ensevelie sous les décombres de leur maison écrasée par les lancement de missiles des alliés ; et cela sans compter tous les morts qu'on compte chaque jour.
D'ailleurs, l'opinion publique commence à se retourner sur cette intervention et surtout sur la France qui dit la diriger puisque les USA se font discrets là dessus. Je préfère mille kaddafi plutôt que les membres d'Al Qaida qui mènent le petit groupe de rebelles de Benghazi armés jusqu'au dents en se prétendant civils inoffensifs, car ils sont bien plus dangereux, ils tuent sans merci et volent les biens qu'ils trouvent sur leur passage.
Je suis plutôt pour instaurer un dialogue avec le dirigeant Libyen pour plus de réformes dans le pays et ce n'est pas impossible puisque la Libye justement était lancée sur cette voix par le biais de Saif Kaddafi qui a étudié en Grande Bretagne.
Enfin, je peux dire que cette intervention extérieure, risque surement d'entrainer le pays en guerre civile et je peux vous garantir que les tribus libyennes n'accepteront jamais que le pétrole soit sous autorité étrangère, puisque tous commencent à comprendre que c'est le vrai but visé et non la prétendue protection des civils ou l'instauration de la liberté surtout vu la vitesse V de cette intervention qui n'a pas reposé sur une enquête préalable des nations unies sur le terrain avant de prendre des mesures, car beaucoup de pays baignent dans le sang et ce depuis longtemps mais aucune intervention n'a eu lieu.
La Libye est un gâteau qui risque d'être empoisonnant pour ceux qui veulent le diviser en parts





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