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Abdoulaye Wade et le FPDR : un candidat en prison, des guignols pour assurer le spectacle et un vieux prêt à tout pour son fils


Rédigé par leral.net le Vendredi 18 Septembre 2015 à 11:30 | | 22 commentaire(s)|

Que c’est terrible quand un parti politique qui a vocation à gouverner manque si manifestement de leaders en mesure de donner corps aux aspirations des militants, des sympathisants et de porter les espoirs de tout un peuple à travers un projet de société ambitieux et cohérent ! Comment une instance dirigeante du Pds a pu choisir sans même demander l’avis des militants et sympathisants, un candidat pour la prochaine présidentielle un prévenu dont les responsables du parti attendaient la condamnation ? Le Pds manquerait-ils de présidentiables après le départ de Idy, Macky, Fada, Pape Diop, Baldé, Soulemane Ndéné, Aliou Sow ? Après l’éclatante défaite du père fondateur, du théoricien du Sopi, du leader charismatique maître Abdoulaye Wade ? C’est la preuve évidente que ce parti a été vidé de toute sa substance en si peu de temps et qu’il reste juste une coquille vide actuellement.

Dès lors, il n’est pas surprenant que des guignols (Diop Decroix, Oumar Sarr et compagnie) en mal de notoriété et dépourvus de toute inspiration politique sérieuse, aillent chercher protection et conseils sous l’aile d’un vieux jadis opposant sans égal jusque dans son sommeil le plus profond. Certes, le président Wade mérite notre respect, pour avoir participé activement au processus démocratique du Sénégal pour ne pas dire de l’Afrique. Et de par son utopisme, pour avoir opéré et initié d’importants changements au Sénégal. C’est le cas de le dire. Cependant, depuis sa défaite, l’opposant le plus célèbre d’Afrique après le grand Madiba, est méconnaissable. Le Général De Gaulle lors d’une conférence de presse répondait à un journaliste en ces termes «Pourquoi voulez-vous qu’à l’aube de mes 70 ans je deviens un dictateur».

Hélas, le Président Wade lui c’est à l’aube de ces 80 ans qu’il devient Monarque et dictateur, pour les beaux yeux de sa progéniture. Le Sénégal, plutôt la démocratie sénégalaise en a pâti un certain moment, mais le président Wade et son régime aussi ont du payé le prix fort, puisqu’ils ont été chassés du pouvoir le 25 mars 2012. Cette dictature voulue et instaurée par le président Wade en fin de mandat avait pour seul objectif l’intronisation du Prince Karim Wade, Ministre de la terre, du Ciel et de la Mer sur le trône du nouveau Royaume du Sénégal. Les Sénégalais démocrates et épris de justice n’étaient pas prêts pour cautionner et vivre une telle tragédie. Mais pour qui connaît l’opposant Wade, sait aussi qu’il n’abdique jamais et va toujours au bout de sa pensé.

La piètre comédie mise en scène par Abdoulaye Wade depuis la France, que nous observons présentement est la suite logique de ce plan machiavélique qu’il avait concocté pour déstabiliser le pouvoir du président Macky Sall juste pour libérer son fils. Rappelez-vous le retour si mouvementé et commenté de l’ancien président Wade en passant par le Maroc et en appelant un meeting à l’aéroport LSS. La suite était toutes ces bravades et défiances envers le pouvoir actuel (des meetings, des marches, jusqu’à forcer un barrage de la police, des déclarations pratiquement des appels à l’insurrection, des insultes les plus inattendues d’un ancien président vis-à-vis du président en exercice).

Ce plan ayant échoué il fallait penser un autre plan, une autre stratégie, surtout changer d’angle d’attaque. Les populations sénégalaises refusant de suivre l’ancien président Wade dans cette entreprise qui est loin des intérêts de la nation, ce dernier se souviendra qu’en 1998, sur les bords de la Seine au Palais Bourbon, alors que l’ancien président Diouf prenait la parole à l’hémicycle, l’opposant Me Abdoulaye Wade était à la tête d’une délégation de l’opposition sénégalaise venue manifester contre Abdou Diouf.

Aujourd’hui, le poids de l’âge se faisant sentir, ne pouvant donc prendre la tête d’une manifestation, hé bien Abdoulaye Wade trouve malgré tout des Guignols, des responsables politiques sans charisme ni carrure, pour salir l’image de son pays le Sénégal, ce pays pour lequel il s’est battu 28 années durant et gouverné 12 années, ce pays qui lui a tout donné. Le défilé à Versailles chez l’ancien président Abdoulaye Wade de responsables qui composent le «Fpdr», traduit tout simplement l’incapacité notoire de l’opposition sénégalaise à faire face au bilan du président Macky Sall à mi-mandat.

En effet, depuis leur cuisante défaite le 25 mars 2012 le Pds et sas alliés sont incapables de produire un projet de société pour les populations sénégalaises. Pour un parti politique qui a gouverné douze ans le Sénégal, qui a donc vocation à gouverner et qui, aujourd’hui, doit incarner la principale force d’opposition contre le pouvoir en place, avoir comme programme et revendications que la libération de Karim Wade fils d’Abdoulaye Wade ancien Président, c’est reconnaître incontestablement les limites des soi disant leaders du Pds et de l’opposition en général. Il est évident que le Pds est très limité en matière de vision politique, de perspectives d’avenir pour le Sénégal.

Si le pouvoir Pds peut se vanter pour avoir fait avancer le Sénégal durant sa gestion du pouvoir dans tel ou tel domaine, ce n’est nullement le fruit d’un programme bien réfléchi, exécuté et suivi, mais plutôt par l’utopisme de son leader le président Abdoulaye Wade. Nous savons tous que durant les deux mandats du président Wade, il n’a fait que poursuivre ses rêves à lui et à lui seul. Condorcet déclarait au Parlement français «le peuple m’a élu pour mes idées et non pour les siennes». Le 19 mars 2000, les sénégalais avaient élu le président Wade pour ses idées mais pas pour ses rêves. D’ailleurs finalement ce sont ses rêves fous qui le perdront en 2012.

Aujourd’hui, retranché dans la banlieue bourgeoise de Paris, à Versailles précisément, il continue de rêver et il trouve encore des Guignols comme (Oumar Sarr, Diop Decroix), pour porter son combat à lui, celui de faire sortir son fils de prison parce qu’il a un destin présidentiel d’après Wade et ses suiveurs. L’ancien président Wade se fout totalement de l’avenir du Sénégal. Ce qui compte pour lui c’est plus la liberté de son fils qu’un Sénégal en paix et prospère. Voilà pourquoi il s’est empressé de tordre le cou aux responsables du Pds pour faire de son fils l’unique candidat pour la Présidentielle avant même que ce dernier ne soit jugé.

Nous assistons véritablement à une très mauvaise pièce de théâtre, un jeu de dupes car ces mêmes acteurs, à travers les rêves fous de Wade : sortir son fils de prison et le voir gagner les prochaines élections présidentielles, ils ont tout à gagner. D’abord cette campagne contre le pouvoir du président Macky Sall est entièrement et totalement financée par le vieux. Tous ceux-là qui s’agitent actuellement dans ce machin (FDPR) sont de potentiels clients de la Crei. Donc si Karim Wade déjà jugé, condamné et qui purge sa peine actuellement sortait de prison aujourd’hui grâce à la pression internationale, ma foi toute cette bande de suiveurs, de corrompus et de compromis, pousserait un grand ouf de soulagement car, ils auraient enfin un quitus pour échapper à la justice, pensent-ils. Mais, très honnêtement quel est le citoyen sénégalais dont la liberté individuelle serait au dessus des intérêts de la Nation ?

Même le premier des sénégalais en l’occurrence le Président de la République est là pour et dans l’intérêt des sénégalais et du Sénégal. Sa personne importe peu face aux intérêts vitaux de la nation et des populations sénégalaises. Mais toujours est-il que nous républicains comme le disait la Coordinatrice de la DSE du Portugal madame Khady Seye « 2017 ou 2019 la date nous importe peu, les républicains sont prêts pour offrir un second mandat dès le premier tour au Président Mackay Sall ».

Alioune Ndao Fall
Secrétaire National Chargé de la Diaspora Apr






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