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Acculée devant la barre, Arame Sow dénonce un coup monté des avocats des jeunes de Colobane pour ternir son image

Poursuivie pour escroquerie portant sur la modique somme de 10 000 FCfa, Arame Sow alias Arame Bandit, qui a comparu, hier, devant la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar, a nié les faits accusant les avocats des jeunes de Colobane, condamnés à 20 ans de travaux forcés pour le meurtre du policier Fodé Ndiaye, de l'avoir mise dans ce pétrin pour ternir son image. Se défendant sur sa double identité, la prévenue a accusé le commandant de la Brigade de Yoff d'être son ex-copain.


Rédigé par leral.net le Vendredi 17 Avril 2015 à 12:21 | | 1 commentaire(s)|

Acculée devant la barre, Arame Sow dénonce un coup monté des avocats des jeunes de Colobane pour ternir son image
"C'est l'un des avocats de Cheikh Sidaty Mané qui m'a mise dans cette situation. Il soutient partout que c'est moi qui ai fait condamner son client à 20 ans de travaux forcés. Il a fomenté tout ce plan pour me nuire", a déclaré Arame Sow attraite à la barre par un commerçant à qui elle voulait escroquer 10 000 FCfa. "Je suis traumatisée. On m'insulte à longueur de journée parce que les gens pensent que j'ai témoigné contre Cheikh Sidaty Mané et Cheikh Diop. Or, dans cette affaire, je n'ai dit que la vérité", se défend-elle.

Sur le délit d'usurpation d'identité, la jeune femme jure qu'elle n'a jamais donné aux éléments enquêteurs une fausse identité. A l'en croire, indique Libération, le prénom de Ndèye Sokhna Diouf, mentionné dans le procès-verbal de l'enquête préliminaire, est celui de sa maman. "C'est le Commandant Ibrahima de la Brigade de Yoff qui a commis l'erreur. Il est mon ex-copain et il ne m'a pas demandé mon prénom", déballe-t-elle.

Pour les faits qui l'ont amené à la barre jure avoir remis la somme de 10 000 FCfa au boutiquier qui a refusé de lui rendre sa monnaie. "Je n'ai escroqué personne. Tout cela, c'est de l'intimidation. Tout le monde me fait du mal. On profère des insanités à mon encontre à longueur de journée", dénonce-t-elle. Son avocat d'emboucher la même trompette pour déplorer la stigmatisation dont sa cliente fait l'objet. "Aux Etats-Unis, elle aurait pu être protégée. Mais, aujourd'hui, elle a été abandonnée à elle-même après qu'elle a eu le courage d'aller témoigner pour la manifestation de la vérité dans une affaire de meurtre", dit-il dans les colonnes du journal révélant que la jeune dame est traquée sans cesse dans les rues de Colobane.

Quant au maître des poursuites, il s'est rapporté à la décision du juge. L'affaire est mise en délibérée jusqu'au 23 avril.






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