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Acte 2 du procès de Hissène Habré : Les avocats des victimes chargent l'ancien Président tchadien

Après une pause de 45 jours, le procès de l’ancien chef d’Etat tchadien, Hissène Habré, a repris ce lundi, avec la plaidoirie des avocats de la partie civile.


Rédigé par leral.net le Lundi 8 Février 2016 à 15:05 | | 1 commentaire(s)|

C'est Me Yaré Fall qui ouvert le bal. Devant le prétoire, la robe noire a tenu à rappeler qu'il y a quelques mois, dans les amphithéâtres, tout le monde était sceptique quant à l'issue du procès. Mais, pour lui, son déroulement a rassuré les uns et les autres."Ce procès est historique et il l’est doublement. C’est la première fois qu’un chef d’Etat est jugé pour les actes qu’il a commis pendant qu’il était au pouvoir", se réjouit l'avocat. S’agissant de la présomption d’innocence de l'accusé, Me Fall estime que ses droits ont été respectés même si, dit-il, "les avocats qu'il avait choisis ont décidé de ne pas venir au procès". "Je dirai que les avocats commis d’office sont là, ils sont en train de faire leur travail convenablement. Le droit à l’égalité, vous l’avez toujours respecté. La défense a joui de tous ses droits. On les a convoqués dans toutes les étapes du procès", a-t-il souligné.

La robe noire reste convaincue que la responsabilité pénale de l’accusé est engagée. « La responsabilité pénale est une chose individuelle. On est responsable des actes que l’on a commis », explique M. Fall qui déplore l'attitude de Habré qui est resté muet depuis le début du procès. « L’attitude de l’accusé, c’est son droit le plus absolu de dire je ne vais pas répondre. Il a usé de toutes les voies de recours. Il ne doit plus dire qu’il ne reconnait pas cette juridiction. Pour moi, il faut qu’il choisisse entre les deux, soit il reconnait la Cour ou bien il ne la reconnait pas », dit-il. L’avocat accuse l'ancien homme fort de N’Djamena d'avoir manqué de respect à la justice sénégalaise . « Les Chambres africaines extraordinaires font partie de notre institution judiciaire. Mais, au nom de quoi l’accusé ne se lève pas ? Il a porté atteinte à notre institution. Le Sénégal l’a hébergé depuis des années, il doit donc le respecter. Il faut que l’on dénonce cela », clame-t-il.


Fara Mendy






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