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Actes de terrorisme par intimidation et atteinte à la sureté de l’Etat – Cheikh Alassane en prison à Rebeuss

Ecroué pour actes de terrorisme par intimidation et atteinte à la sûreté de l’Etat, Cheikh Allassane Sène est en prison depuis le 18 février passé. Le Doyen des juges avait bouclé son information avant que le procureur de la République ne décide de la poursuite de l’information par un réquisitoire supplétif.


Rédigé par leral.net le Lundi 29 Juin 2015 à 02:41 | | 5 commentaire(s)|

Actes de terrorisme par intimidation et atteinte à la sureté de l’Etat – Cheikh Alassane en prison à Rebeuss
C’était un coup réussi de terrorisme de salon. Ces coups d’épée dans l’eau, qui reviennent avec les mêmes conséquences que les vrais attentats. Seulement, il ne s’agissait que de menaces à l’encontre de hautes autorités du pays. Par short message service (Sms). Ces actes de terrorisme qui ne font pas saigner. Les messages étaient destinés plutôt à vouer aux gémonies les autorités du pays après la marche de Paris à laquelle Macky Sall avait participé pour soutenir les victimes de Charlie Hebdo. «Salam, les ennemis de l’Islam, vous avez commis des erreurs graves Sur l’affaire Charlie, vs Ns poussez A Agir Au Sénégal Au nom de l’Islam, on Est 19 membres d’Al-Qaïda déjà à Dakar, nous vous suivons de près à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. La menace vous concerne ainsi que vos enfants, toi et ton Président (Macky Sall : Ndlr).» Il était destiné au ministre de l’Intérieur, Abdoulaye Daouda Diallo, et à la Directrice de la police nationale (Dgpn), Anna Sémou Faye. Et quand les autorités de la Police nationale se font menacer, les poursuites pour enrayer la menace se délenchent. L’enquête ouverte par la suite a conduit à l’arrestation par la Division des investigations criminelles (Dic), de Cheikh Alassane Sène.

Placé sous mandat de dépôt depuis le 18 février passé pour les infractions d’actes de terrorisme par intimidation et atteinte à la sûreté de l’Etat par le Doyen des juges, Mahawa Sémou Diouf, Cheikh Alassane Sène dort depuis à la prison du Cap Manuel. Des actes de procédure ont été posés par le juge d’instruction, en toute discrétion. Des sources proches de ce dossier estiment même que toute l’instruction a été bouclée par le magistrat instructeur. Mahawa Sémou Diouf avait même déjà pris son avant-dernier acte et envoyé un communiqué en règlement définitif au procureur de la République près le tribunal de Grande instance de Dakar. Seulement, le patron du parquet n’était pas du même avis que le magistrat instructeur. Pour le chef de la Police judiciaire de la région de Dakar, il reste des choses à faire, des actes à poser dans cette affaire de terrorisme présumé. En fait, le procureur de la République, au lieu de faire parvenir au Doyen des juges son réquisitoire définitif, a estimé devoir lui envoyer un réquisitoire supplétif. Ce qui justifie que le parquet estime qu’il y a des actes nouveaux à poser, des actes indispensables à la manifestation de la vérité. Comme d’ailleurs le reconnaît l’article 73 du code de procédure pénale. «Dans son réquisitoire introductif et à toute époque de l’information par réquisitoire supplétif, le procureur de la République peut requérir du magistrat instructeur tous actes lui paraissant utiles à la manifestation de la vérité». En réalité, le parquetier en chef pense qu’il y a encore des confrontations à faire entre les deux inculpés, Cheikh Alassane Sène et Salif Hamady Bâ alias Johny Bâ, des témoins dont l’identité est tenue secrète par les mêmes sources. Des actes ont retardé les choses pour Cheikh Alassane Sène et Bâ alias Johny. Même si le doyen des juges avait déjà bouclé son information. Le procureur de la République a voulu aller au-delà de ce qui a été fait. Ce qui fait que l’instruction se poursuit encore

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