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Adji Mbergane Kanouté, présidente des femmes BBY: "De la coalition Bby, dépend la survie de l'Apr"

La Coordonnatrice des femmes de la Coalition BBY vide son sac. Dans un entretien qu'elle a accordé à un journal de la place, Adji Mbergane Kanouté aborde, sans complaisance, des questions d'actualité, telles que l'avenir de Bby et le procès de Karim Wade


Rédigé par leral.net le Vendredi 1 Août 2014 à 12:00 | | 9 commentaire(s)|

Adji Mbergane Kanouté, présidente des femmes BBY: "De la coalition Bby, dépend la survie de l'Apr"
Lors de sa récente rencontre avec ses alliés de Benno, le Président Macky Sall a plaidé pour maintien de ladite Coalition. Vous en dites quoi ?

J’ai toujours soutenu et plaidé pour la consolidation de la coalition BBY gage de succès et de stabilité. Parlant de succès, les listes Takhawu Dakar qui sont en réalité les vraies listes Benno de par leur composition ont été la preuve palpable et tangible. Il me plait de rappeler ce n’est pas le label qui fait le bby mais la composition.
Les résultats des élections du 29 juin ont été à la base de cette subite volonté manifeste et affichée par le parti au pouvoir qui dans la douleur accepte le renforcement et la structuration de coalition majoritaire au soir du 25 mars 2012.

Le real politik a amené l’APR à descendre de son piédestal, à être conscient qu’il est impossible dorénavant pour un seul parti, fut celui au pouvoir de gagner des élections. Je reste persuadée que si les listes dissidentes de l’APR avaient gagné les élections locales ; le schéma serait autre , la coalition BBY serait enterrée vite fait bien fait.
Le maintien ou non de la coalition BBY était exclusivement lié aux résultats des élections locales. Le real politik a révélé dangereusement que de la coalition BBY dépend la survie de l’APR.

Il était inadmissible, inconcevable que la coalition qui a porté le président Macky Sall au pouvoir ne soit pas structurée pour des calculs purement politiques. Alors que l’expérience riche du Benno Siggil Sénégal originel a accéléré inévitablement la chute du président Abdoulaye Wade.

Depuis quelque temps, l’opposition est en train de se regrouper, suite à une initiaative d’Idrissa Seck, pour alterner la seconde alternance. Que vous inspire une telle démarche ?

C’est une initiative pertinente et ambitieuse. L’existence d’une coalition organisée face à celle de la mouvance présidentielle aurait le grand mérite d’amener la coalition au pouvoir à se surpassé, à transcender les clivages politiques pour se mettre au service exclusif des populations. Cette autre coalition serait une sorte d’épée Damoclès sur la tête de ceux qui nous gouvernent. Ils seront dans l’obligation de faire des résultats.
Le président Idrissa Seck est un homme intelligent et stratégique. Quand il décidera de faire réellement de la politique, il fera très mal.

Quel est votre point de vue par rapport au débat sur la réduction du mandat présidentiel ?

Je me suis toujours voulu cohérente et constante, de ce point de vue j’ai toujours soutenu qu’étant légaliste, l’engagement du président Macky Sall pour la réduction de son mandat de 7 à 5 ans ne me concernait absolument pas. J’ai farouchement combattu par la plume et les actes le président Abdoulaye pour des faits similaires. La constitution reste ma référence et je m’en limite là jusqu’à ce qu’il ait un référendum. La voie parlementaire est fortement agitée mais je crois fondamentalement que c’est la voie référendaire qui devra être privilégiée pour ne pas dévoyé la volonté des sénégalais et sénégalaises.

Que vous inspire la tension qui entoure le procès de Karim Wade, avec la forte mobilisation des libéraux et des mouvements de soutien à l’ancien tout-puissant ministre d’Etat ?

C’est dans l’ordre normal des choses qu’il ait fièvre et mobilisation pour un procès tant attendu et de cette envergure. Il me plait de rappeler que Karim Wade n’est pas n’importe qui, c’est le fils d’un ancien président de la république, toujours en activité avec un appareil encore vivant et solide qui est le PDS. Dès lors nous ne pouvons assister à un procès dormant ou timide. Au-delà de toute cette agitation, il serait à mon humble avis, important que le procès du ministre d’état Karim Wade soit diffusé en direct pour mieux édifier les sénégalais et sénégalaises sur cette affaire de détournement de deniers publics qui a tenu en haleine pendant plus de deux ans les sénégalais d’ici et d’ailleurs et au-delà même le monde entier.

Les femmes ont assisté impuissantes à la violation de la loi sur la parité, lors de l’installation des Conseils municipaux et départementaux…

J’ai l’habitude de rappeler que le président Abdoulaye Wade est le théoricien de cette loi tant vantée mais que le président Macky Sall en est le praticien. Il faut une volonté politique manifeste et claire pour que la loi sur la parité soit une réalité.

L’observatoire national de la parité à l’obligation de veiller sur cette loi mais force est de constater que cette institution gouvernementale a atteint ses limites et il est aujourd’hui plus opportun de renforcer les organisations féminines déjà existantes, qui se sont battu âprement pour l’avènement de cette loi, en les dotant de moyens conséquents pour faire de la loi sur la parité une réalité.

Un recours sur cette loi a été rejetée par la cour d’appel de Kaolack aux motifs que le décret 2011 -819 du 16 juin 2011 portant application de la loi instituant la parité homme-femme dont l’article 2 énumère les institutions visées a l’article premier de la loi n’est pas clair sur la quant à la composition des bureaux et commissions.
Un autre combat s’ouvre et les femmes se doivent de rester solidaires et généreuses et cohérentes pour le triomphe de cette loi révolutionnaire.






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