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Affaire Aliko Dangote: Le milliardaire nigérian dément l’exclusion des Sénégalais et excipe de l’augmentation du capital social

La direction générale de Dangote Cement Senegal (DCS), tient, à travers un communiqué reçu par Leral.net, à apporter sa part de vérité sur l’évolution de cette affaire, suite aux différents articles relatifs au jugement de M. Aliko Dangote à Dakar


Rédigé par leral.net le Mercredi 15 Novembre 2017 à 12:08 | | 0 commentaire(s)|

Pour rappel, ces articles accusent Dangote de vouloir exclure les héritiers de feu Kader Mbacké de l’actionnariat de Dangote Cement Senegal en plus d’avoir usé de faux lors de ces procédures.


Sur la question des 10% d’actions des héritiers Mbacké

« Il est à noter, éclaire notre source, qu’il n’a jamais été de l’intention du groupe Dangote d’exclure la famille Mbacké et ses membres du capital de Dangote Cement Senegal (DCS) ».

« Le 27 octobre 2015, rapporte le communiqué, le conseil d’administration de DCS a nommé Monsieur Lucas Erik HAELTERMAN à la fonction de directeur général de la société. Pour lever les éventuels doutes, l’une des premières décisions de Monsieur Lucas Erik HAELTERMAN à sa prise de fonction, sur recommandation de ses conseils juridiques, a été de tenir les héritiers MBACKÉ comme actionnaires à hauteur de 10% du capital de DCS. Mettant ainsi un terme aux malentendus avec les héritiers Mbacké, tel que ces derniers le réclamaient. Cela, dans le but d’aplanir définitivement la polémique, et de créer un contexte favorable à la poursuite des activités de DCS ».


« Ce qui rend les accusations sur l’intention de spolier les héritiers MBACKÉ des 10% d’actions qu’ils détiennent, totalement insensées », déduit le communiqué.


Il est aussi rapporté qu’un représentant légal des héritiers MBACKÉ auprès de Dangote Cement Senegal, a été désigné, conformément au jugement d’héritage établi par l’ordonnance du 24 mars 2011. « L’administrateur séquestre désigné par la justice a ainsi toujours représenté les intérêts des héritiers, notamment lors des assemblées générales des 23 février, 15 mars et 30 mai 2017. C’est à ce titre également qu’il a été convoqué le 12 juin 2017, par lettre qu’il a reçue le 14 juin 2017, pour prendre part à l’assemblée générale extraordinaire du 30 juin 2017 », précise-t-on.

Procédure et raisons de l’augmentation du capital

Dans le même créneau de rappels, il est mentionné qu’« au cours de l’année 2017, DCS s’est trouvée dans l’obligation de décider de sa dissolution anticipée ou de la poursuite de ses activités, les capitaux propres composant son capital social étant devenus inférieurs à la moitié dudit capital à la fin de l’année 2015 déjà ».

« Cette situation, poursuit le communiqué, est, entre autres, due aux trois années de blocage dans le démarrage des activités de l’usine. En effet, toutes les autorisations légales et les investissements pour le début de la production étaient effectifs. Mais un litige foncier empêchait le démarrage. Ce qui impliquait le paiement des salaires des employés recrutés sans pour autant qu’il n’y ait de production.

La société a quand même maintenu l’ensemble des emplois et les charges qui en découlaient afin d’éviter un désastre social. Cela, sans compter les frais financiers supportés, notamment le remboursement du crédit initial et des intérêts, nécessaires à l’investissement pour le montage de l’usine de Pout
».

Pour que nul n’en ignore, nous fait savoir Dcs, « c’est sur ces faits que la procédure d’augmentation du capital a été entamée ».

Puis, le communiqué de détailler : « D’abord, lors de l’AG du 23 février 2017 : l’administrateur séquestre a confirmé qu’il représentait les héritiers MBACKÉ. Durant cette assemblée, il a été décidé de la poursuite de l’activité de DCS malgré la perte supérieure à la moitié de son capital social. Ce qui de facto, impliquait l’augmentation de capital, et les parties prenantes en étaient parfaitement conscientes.

Une seconde assemblée générale ordinaire s’est tenue la 15 mars 2017, durant laquelle, les héritiers MBACKÉ ont, normalement été représentés par le séquestre. Les comptes de l’exercice 2016 et le constat des pertes ont alors été approuvés, et ce, à l’unanimité.

Une assemblée générale mixte s’est tenue le 30 mai 2017, dans des conditions parfaitement normales. A nouveau, l’administrateur séquestre a représenté les héritiers MBACKÉ comme à l’accoutumée et conformément à ses pouvoirs. Au cours de cette assemblée, l’ensemble des délibérations prises par l’assemblée générale entre 2011 et 2016, ont été définitivement ratifiées


Par la suite, et afin de se conformer aux exigences légales, une assemblée générale extraordinaire a été convoquée le 30 juin 2017, pour envisager une augmentation du capital social de DCS en conformité avec les décisions prises lors de l’assemblée générale du 23 février 2017.



Toutefois, le matin du 30 juin 2017, moins d’une heure avant l’assemblée générale extraordinaire et à la surprise générale, DCS s’est vu notifier par exploit d’huissier une lettre, par laquelle le séquestre indiquait avoir perdu tout pouvoir de représentation à l’égard des héritiers MBACKÉ, depuis le 22 février 2017. Mais en vertu de la présence du quorum, l’assemblée générale du 30 juin s’est quand même tenue.


Peu de temps après, la société a été saisie par une plainte concernant les aspects ci-dessus. Mais ce qu’il y a à retenir, c’est que Dangote Cement Senegal reconnait les 10% d’actions attribués aux héritiers contrairement à l’allégation avancée. Et que la procédure d’augmentation de capital est une contrainte légale pour une entreprise qui enregistre des pertes et qui veut poursuivre ses activités, à défaut elle doit se déclarer en faillite.

Cette procédure s’est tenue de façon régulière. Et le représentant des héritiers, a été régulièrement convoqué. L’augmentation de capital a été donc valablement décidée, entérinée et communiquée ».


Ainsi, « la Direction générale de Dangote Cement Senegal se garde donc de tout commentaire sur les motivations réelles des auteurs des différentes fausses allégations qui paraissent dans la presse et qui dénaturent totalement la vérité des faits ». Cela, non sans afficher la confiance que porte cette société à la justice sénégalaise.

Leral.Net
 










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