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Affaire Clotilde Reiss : Et « Samba Alaar » reprend du service

Rédigé par leral .net le 18 Mai 2010 à 03:15 | Lu 912 fois

Parmi les trois présidents qui ont contribué à la libération de Clotilde Reiss, Abdoulaye Wade demeure le seul à multiplier les déclarations dans la presse, après être intervenu dans un dossier où il n’était pas le bienvenu au départ. Il s’offre le beau rôle, se met en scène et vante son mérite d’avoir réussi à faire plier un guignol doublé d’un maître chanteur pas très fréquentable, et dont les vannes n’amusent plus la communauté internationale.


Affaire Clotilde Reiss : Et « Samba Alaar » reprend du service
Quand l’argent du contribuable sénégalais sert à « libérer » des otages étrangers

Charité bien ordonnée commence par soi-même, dit-on souvent. Seulement, chez Abdoulaye Wade, presque tout se fait à l’envers. C’est ainsi qu’il faut comprendre sa générosité débordante toujours tournée vers l’extérieur. Il y a quelques semaines, c’était aux pauvres Haïtiens d’avoir droit à ses largesses, parce que victimes de catastrophes naturelles, comme cela arrive parfois au Sénégal, où certains sinistrés de la banlieue croupissent encore sous les eaux, faute de solution de relogement. Pas plus tard que le mois dernier, notre généreux donateur, Mame Abdoulaye, offrait 75 millions de Francs CFA aux petits Ivoiriens pour doter le pays de Laurent Gbagbo d’une « case des tout-petits », alors que dans son propre pays, le Sénégal, très pauvre et très endetté, la mendicité gagne du terrain, avec les talibés qui, de jour comme de nuit, arpentent les rues de la capitale, devenues leur seul domicile fixe, à la merci des pédophiles et autres prédateurs sexuels. Aujourd’hui, le président de la République, qui dernièrement avait offert aux Guinéens 500 millions de Francs pour s’amuser, s’est encore illustré dans la récupération politique, en s’offrant le beau rôle, aux côtés de son fils, dans la libération de Clotilde Reiss, l’ex otage du nouveau « Coluche » du Moyen-Orient, Ahmadinejad. Même si le geste est noble et grandit notre diplomatie, on ne saurait ni comprendre ni justifier à quel titre Abdoulaye Wade se permet d’utiliser l’argent du contribuable sénégalais comme monnaie d’échange pour libérer des otages étrangers. C’est le communiqué du ministère sénégalais des Affaires Etrangères même, qui affirme que Madické Niang et Karim Wade ont effectué des allers-retours multiples et répétés entre Dakar, Paris et Téhéran. D’abord le 22 octobre 2009 pour rencontrer Claude Guéant à Paris, suivi d’un déplacement à Téhéran du 10 au 12 novembre. Puis Karim Wade, à son tour, dépêché à Téhéran du 29 mars au 1er avril 2010 en compagnie de Robert Bourgi, et s’envole pour Paris le 2 avril pour rencontrer Claude Guéant. De nouveau à Paris le 6 avril 2010 pour « informer Claude Guéant de l’évolution positive du dossier ». Figurez-vous que les frais d’hôtels, les billets d’avion ainsi que le coût global de ce tourisme diplomatique ne sont pas à la charge de l’Etat français, mais du pauvre contribuable sénégalais, qui en remboursera l’intégralité jusqu’au dernier centime. Si l’Etat sénégalais est assez riche pour prendre en charge les frais liés au sauvetage du soldat « Reiss » à l’autre bout du monde, il devrait y avoir de quoi mettre fin à la grève de la faim des étudiants de Thiès qui réclamaient un putain de bus. Il ne serait pas erroné de dire, qu’aux yeux d’Abdoulaye Wade, la vie de Clotilde Reiss vaut dix fois plus que ces ressortissants sénégalais qui croupissent injustement dans les prisons à l’étranger, à l’image de cet homme de 42 ans condamné à 23 ans et 6 mois par la Cour d’assises de Bergamo, en Italie, un dont le dossier loin d’intéresser nos diplomates « chevronnés ». Reste à définir combien aura coûté la libération de l’otage français à l’Etat sénégalais. Pour Wade, rien n’est trop cher, tant que cela sert à redorer l’image de son fils, qu’il a cherché à tout-va à associer à cette libération pour lui faire de la publicité. Si c’était un plan de communication, il est bien réussi. Seulement, c’était sans compter sur l’ingratitude et le paternalisme de l’Etat français, qui, tout de même, a fini par rendre à César ce qui revient à César.

Momar Mbaye

mbayemomar@yahoo.fr


1.Posté par fatou le 18/05/2010 09:18 | Alerter
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vive le president lula du bresil ....................a bas le menteur de wade...................

2.Posté par papiss le 18/05/2010 09:41 | Alerter
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Pourquoi l'africain aime t-il tant critiquer son prochain ? Vous êtes-vous demandé pourquoi sommes-nous si pauvres ? Je suis d'avis que la faute n'incombe pas à nos dirigeants mais plutôt à des intellectuels qui sont plus portés à critiquer que de se remettre en cause.

Pourquoi samba alaar ? Doit-on s'éviter de marcher parce qu'on a mal à la main ? En d'autres termes, est-ce parce qu'on est pauvres qu'on doit s'enfermer sur nous-mêmes et s'éviter de s'intéresser à ce qui se passe ailleurs ?

3.Posté par gorgui le 18/05/2010 10:54 | Alerter
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Papis togal way ?balaies chez toi avant de penser à la rue . WA SALAM

4.Posté par gare le 18/05/2010 10:58 | Alerter
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vous voyez les français se démêler pour libérer un sénégalais Non!
c'est toujours ce petit- fils de gaullois à l'age indéterminé, qui passe tout son temps à dépenser sans retenu l'argent du pauvre contribuable sénégalais pour des questions qui ne l'intéressent pas .
le gaz , l'électricité, le transport, les denrées, le loyer, le manque de matériel scolaire, les hôpitaux sans seringues ou même coton, les routes dégradées,...........tous ces problèmes demeurent le lot quotidien du gorgorlou, et ce farceur et ces courtisans n'en ont cure
pauvre Sénégal , pays du tiakhane

5.Posté par guiss le 18/05/2010 11:02 | Alerter
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momar ,ta sortie resume ce que l'on pourrait appeler de la malhonetete intelectuelle.Car je ne saurai comprendre quand tu parles de charite bien ordonnee,tu occultes les realisations de grandes envergures(que tu ne saurais ne pas voir,a moins que tu sois un aveugle),tu parles aussi des haitiens sans parler de ceux qui sont actuellement a"jaxay"et qui vivaient eux aussi dans les eaux.tu parles des 75 millions offerts aux petits ivoiriens sans parles des centaines de cases des touts petits construits ici au Senegal et non au Mali.
tu parles du sauvetage du soldat REISS,sans parler des pecheurs guet ndariens qui etaient retenus en Guinee-bissau,tu parles du fait que rien n'est trop cjher pour Wade pour redorer l'image de son fils,peut etre que ton pere t'a toujours prive de ses richesses pour redorer la tienne.
Bon,mais c'est pas de ta faute,tu es africain et surtout senegalais,tu aimes critiquer, les gens qui avancent tout en restant assis sous l'arbre a palabre.Bon appetit!

6.Posté par brassweb le 19/05/2010 00:43 | Alerter
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les conditions de cette libération restent tout de même mystérieuses.
amusons-nous un peu:
http://www.youtube.com/watch?v=imsLjyyVEEM

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