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Affaire Habré: un collectif demande l’arrêt de la procédure

Le Collectif de soutien au président Hissène Habré (CAS-Habré) invite les Africains ‘’épris d’indépendance, de liberté, de dignité, de justice et de bonne gouvernance’’, à se mobiliser fortement autour d’un cadre unitaire pour ''stopper nette’’ la procédure judiciaire contre l’ancien dictateur tchadien.


Rédigé par leral.net le Mardi 12 Février 2013 à 09:33 | | 0 commentaire(s)|

Affaire Habré: un collectif demande l’arrêt de la procédure
Dans un communiqué transmis à l’APS, mardi, le CAS-Habré ‘’lance un vibrant appel à tous les Africains (Sénégalais, Tchadiens, Guinéens, Mauritaniens, Ivoiriens, Congolais et toutes les autres nationalités), épris d’indépendance, de liberté, de dignité, de justice et de bonne gouvernance, à se mobiliser fortement autour d’un cadre unitaire pour stopper nette, au nom de l’Afrique, cette forfaiture en cours au Sénégal’’.

Ce collectif se dit ‘’pus que jamais déterminé à dénoncer l’organisation de ce procès’’.

Les activités des Chambres africaines extraordinaires, créées au sein des juridictions sénégalaises pour juger les crimes commis au Tchad sous l’ère Habré, ont été lancées le 8 février à Dakar.

Quatre magistrats composent la chambre d’accusation : Assane Ndiaye, André Bop Sène, Lamine Sow, Hippolyte Anquédiche Ndèye. Le parquet général est dirigé par Mbacké Fall, assisté de Youssoupha Diallo, Anta Ndiaye Diop et Moustapha Kâ.

La chambre d’instruction est également composée de quatre magistrats : Jean Kandé, Souleymane Téliko, Absatou Ly Diallo, Barou Diop, Abdou Aziz Diallo et Oumar Sall.

La mise en place des chambres africaines extraordinaires fait suite à la résolution 401, adoptée le 31 janvier 2012 par la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine.

Cette résolution demande au gouvernement du Sénégal d’examiner les modalités pratiques ainsi que les implications juridiques et financières pour la suite des crimes internationaux commis sur le territoire tchadien durant la période du 7 juin 1982 au 1er décembre 1990.

L’ancien président tchadien, qui vit en exil à Dakar depuis sa chute après huit ans au pouvoir au Tchad (1982-1990), est accusé de crimes contre l’humanité, crimes de guerre et tortures. Selon des ONG, 40.000 personnes auraient été tuées durant sa présidence.

Pour son jugement, le gouvernement sénégalais et l’Union africaine (UA) ont signé un accord pour la création au Sénégal d’un tribunal spécial. L’accord a été approuvé le 19 décembre par les députés sénégalais.

Le Sénégal avait été mandaté en juillet 2006 par l’UA pour juger M. Habré, mais l’ex-président sénégalais Abdoulaye Wade n’a jamais organisé de procès. Son successeur, Macky Sall, qui a pris ses fonctions en avril 2012, a exclu d’extrader Hissène Habré en Belgique, qui le réclame, et s’était engagé à organiser un procès au Sénégal.

APS






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