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Affaire IAAF: Les juristes africains volent au secours de Lamine Diack


Rédigé par leral.net le Vendredi 21 Juillet 2017 à 22:35 | | 0 commentaire(s)|

L'Association des juristes africains (Aja), une Ong basée à Dakar dont la vocation est de contribuer à la consolidation des états de droit, à la défense et à la promotion des droits de l'homme, est préoccupée par l’affaire Lamine Diack. Elle appelle les autorités françaises à le libérer.

«L'Association des juristes africains (Aja) lance, à l'occasion des prochains championnats du monde d'athlétisme de Londres, un pressant appel aux autorités françaises pour que Lamine Diack, aujourd'hui âgé de 84 ans, puisse immédiatement regagner son domicile au Sénégal, pays qui entretient avec la France des relations de coopération judiciaire pouvant garantir une administration convenable de son dossier», note un communiqué qui nouus est parvenu et rendu public.

Selon l’Aja, la caution qui a pu éviter à l’ancien président de la Fédération internationale d'athlétisme de séjourner en prison et de rester chez son fils en France, «devrait lui permettre de pouvoir rentrer au Sénégal et revenir répondre à toute convocation du juge français, sauf à douter de la bonne foi, de la crédibilité et de la capacité de la justice sénégalaise à mettre en application la Convention de coopération judiciaire signée le 29 mars 1974, entre la France et le Sénégal».

Les juristes africains estiment que «Lamine Diack est retenu en France contre son gré, depuis novembre 2015, période à laquelle il a été inculpé de corruption passive et blanchiment aggravé. Alors qu'aucun de ses autres collaborateurs coinculpés ou autres protagonistes du dossier n'a été retenu malgré lui, en France».

Ils entendent rappeler au juge français les principes fondamentaux du droit, dont celui de la responsabilité personnelle, de la présomption d'innocence et de l'égalité devant la loi.

«Peut-on penser que Monsieur Lamine Diack soit seulement retenu en France pour obliger son fils Massata Diack, accusé dans la même affaire, à venir répondre au juge français, alors qu'à cette étape de l'enquête, le principe de la responsabilité personnelle devrait pouvoir être évoqué en sa faveur?

Dès lors que le Sénégal a refusé de livrer Massata Diack à la France, peut-on valablement soutenir que la seule solution qui s'offre au Juge français pour entendre le fils de Lamine Diack, est que celui-ci se rende dans ce pays quand on sait pourtant, que les juges français viennent souvent en Afrique pour interroger des personnes concernées ?

Enfin, peut-on valablement soutenir que les autorités françaises ne peuvent pas faire évoluer la situation de Monsieur Diack, du fait de la séparation des pouvoirs, quand on sait que l'existence de ce principe n'a pas empêché l'Etat français de réclamer au Tchad, le rapatriement sans condition des protagonistes français de l'Arche de Zoé, malgré les faits constants qui leur étaient reprochés et qu'ils avaient effectivement commis dans ce pays ?
», s’interroge l’Aja.










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