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Affaire corruption à l’Iaaf : Papa Massata Diack nie et accuse Sebastian Coe

L’un des principaux accusés de l’affaire de corruption qui secoue l’athlétisme s’est confié à « L’Equipe Enquête », le magazine de la rédaction, à diffuser ce lundi sur l’Equipe 21. Et accuse Sebastian Coe, le patron de la Fédération internationale, rapporte nos confrères d’Eurosport.fr. « Tout vient des Britannique » et de la volonté de faire élire Sebastian Coe à la tête de l’Iaaf, a affirmé, samedi, Papa Massata Diack, fils de Lamine Diack, ex-patron de l’athlétisme mondial, dans un entretien publié par « L’Equipe » dimanche, en niant les accusations de corruption le visant lui et sa famille.


Rédigé par leral.net le Lundi 22 Février 2016 à 11:46 | | 3 commentaire(s)|

Ce qui est reproché à mon père est « le plus gros mensonge de l’histoire du sport mondial », a assuré Papa Massata Diack aux journalistes du quotidien sportif français et de l’Equipe 21, la chaîne de télévision du journal, à Dakar, au sujet des accusations visant Lamine Diack, l’ancien président sénégalais de l’Iaaf, depuis 16 ans, de 1999 à 2015. M. Diack, 82 ans, est notamment accusé d’avoir couvert ou tenté de couvrir des contrôles antidopage positifs, chez des athlètes russes principalement, et ce moyennant finance, en faisant payer les athlètes visés. Diack, qui a quitté la présidence de l’Iaaf en août, fait l’objet de deux mises en examen par la justice française dans ce dossier, pour corruption d’un côté, corruption passive et blanchiment de l’autre.

Ancien conseiller en marketing de l’Iaaf, la Fédération internationale d’athlétisme, Papa Massata Diack, l’un des 15 enfants de Lamine Diack, radié à vie le 7 janvier par la Commission d’éthique de l’Iaaf, fait désormais l’objet d’un mandat d’arrêt international émis par la France et a été placé par l’Interpol sur sa liste des personnes les plus recherchées. Selon lui, cette campagne de dénigrement visant son père et lui par ricochet serait une opération montée par les Anglais : « Tout vient des Britanniques. (…) Tout ceci est lié à leur campagne présidentielle (Ndlr : La campagne présidentielle de Sebastian Coe, élu à la tête de l’Iaaf en août), comme ils l’ont fait dans le cyclisme avec Brian Cookson (Ndlr : le nouveau président de l’Union cycliste internationale). Leur méthode c’est d’attaquer tout le monde au bas du ventre et dire qu’eux, à l’inverse, sont clean et professionnels », a plaidé Massata Diack auprès des journalistes de L’Equipe : « Je mettrais cela sur le coup d’une campagne présidentielle où tous les coups étaient permis », ajoute-t-il en soulignant que « le président de la Commission d’éthique de l’Iaaf est un Anglais (et que ) le président de l’Ama (Ndlr : l’Agence mondiale antidopage) est aussi un Anglais, qui a fait ouvertement campagne pour Coe ».

Concernant le rapport de la Commission d’enquête indépendante de l’Ama, très sévère à l’encontre de son père et de lui-même, Papa Massata Diack parle d’« un rapport à charge », « biaisé dès le départ », dans le cadre d’une opération montée pour salir le leadership du président Lamine Diack ». « J’ai lu les 500 pages du rapport de l’Ama, et je ne vois aucune preuve d’un système mis en place, (…) je ne vois que des allégations et des phrases au conditionnel », insiste le fils de Diack, assurant qu’aucun cas de dopage n’a été couvert », sous la présidence de son père.






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