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Affaire de la mule présumée de Karim Wade: Le FBI épaule la DIC dans l’enquête, une commission rogatoire en vue


Rédigé par leral.net le Jeudi 6 Juillet 2017 à 09:15 | | 0 commentaire(s)|

"Libération" révèle que le Federal bureau of investigation (FBI)s’intéresse à l’affaire Rilke Ndongong, du nom de ce financier aux cinq nationalités écroué à Dakar pour huit délits présumés.
 
Le Federal bureau of investigation (FBI) a saisi les autorités policières sénégalaises en vue d’une collaboration dans le cadre de l’affaire Rilke Ndongong, du nom de ce financier déclaré écroué à Dakar.
 
 Des sources de Libération croient savoir d’ailleurs, que c’est le FBI qui a alerté le Sénégal sur les agissements de Rilke Ndongong arrêté à l’aéroport de Dakar.
 
 « Le FBI mène depuis plusieurs mois une enquête sur des faits impliquant Rilke Ndongong aux États-Unis », informe une source autorisée sans plus de précisions. Non sans préciser que la Division des investigations criminelles (DIC) a été saisie dans ce sens par les enquêteurs américains, qui pourraient débarquer à Dakar dans le cadre d’une commission rogatoire.
 
Pour rappel, Rilke Ndongong a été écroué parle doyen des juges pour huit délits à savoir l’association de malfaiteurs, l’escroquerie, la tentative d’escroquerie, le faux et l’usage de faux en écritures privées et sur des documents administratifs, l’usurpation d’identité et le blanchiment de capitaux.
 
 Comme l’écrivait Libération, le voile de mystère qui entourait l’enquête de la DIC, qui avait hérité du dossier géré dans un premier temps par le Commissariat spécial de l’aéroport de Dakar, a commencé à se dissiper.
 
En vérité, des sources renseignaient que concernant le blanchiment présumé de capitaux, la DIC a mis en cause une somme globale de 500 millions d’euros. Ce montant correspond à plusieurs projets présumés que Rilke Ndongong devait financer à travers des fonds levés dans une banque européenne très connue.
 
Mais pour les enquêteurs, ces projets - dont des investissements dans les Mines - ne sont que le prétexte pour injecter du cash au Sénégal afin de financer des activités délictuelles contre le régime. Qui plus est, ces projets sont portés par des sociétés Offshore dont les bénéficiaires économiques sont difficiles à identifier.
 
Rilke Ndongong a plaidé la bonne foi devant les enquêteurs, mais il a été incapable de citer le nom des soi-disant partenaires sénégalais avec lesquels il travaillerait. Il avait refusé de donner le code de son ordinateur aux enquêteurs, qui ont dû recourir aux services de la police technique.
 
Tous ces éléments cités plus haut ont été retrouvés dans plusieurs fichiers qui sont encore en cours d’analyse à la DIC. Ces recherches ont d’ailleurs permis aux enquêteurs d’identifier un présumé complice de Rilke Ndongong, un ingénieur financier sénégalais vivant en Italie, qui a pris la fuite lorsqu’il a été mis au courant de l’arrestation de son partenaire.
 
Le plus troublant dans cette affaire réside dans le comportement du Qatar. En effet, les enquêteurs ont sollicité l’ambassade du Qatar au Sénégal pour qu’il confirme que Rilke Ndongong avait la nationalité qatarie.
 
Mais la représentation diplomatique n’a pas répondu. À noter que Ndongong avait en réalité cinq nationalités : camerounaise, américaine, qatarie, française et ghanéenne. Des sources autorisées renseignent que cette affaire dépasse de loin ce que certains croient, puisque le Sénégal a été alerté par un service étranger très respecté.
 
Cheikh Mbacké Guissé (Libération)