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Affaire de la "taupe" à la Crei : Après la perquisition de la Dic, les choses se corsent pour Abou Adolphe Dia

L'affaire Abou Adolphe Dia est une bombe. Des information supplémentaires obtenues par nos soins chargent formellement l'agent du ministère de la Justice détaché au tribunal.


Rédigé par leral.net le Vendredi 6 Mars 2015 à 09:04 | | 5 commentaire(s)|

Affaire de la "taupe" à la Crei : Après la perquisition de la Dic, les choses se corsent pour Abou Adolphe Dia
Libération a pris connaissance des péripétie de l'enquête de la Division des investigations criminelles (Dic) ayant conduit à l'arrestation d'Abou Adolphe Dia, agent du ministère de la Justice détaché au tribunal de Dakar. Ce dernier est suspecté d'avoir enregistré et vendu des délibérations de la Cour de répression de l'enrichissement illicite (Crei) dans le cadre du procès Karim Wade et Cie. Abdou Adolphe Dia a tout fait pour ne pas tomber mais il ignorait sans doute que la police dispose de moyens pouvant lui permettre de "réveiller" des fichiers effacés. Selon nos informations, le secrétaire général du ministère de la Justice, qui a été informé de ce fait inédit, avait convoqué Abou Adolphe Dia qui avait formellement nié les faits, allant même jusqu'à parler de rumeurs infondées.

C'est d'ailleurs la raison pour laquelle lorsqu'il a été convoqué par les enquêteurs de la Dic, Abou Adolphe Dia a continué à nier les faits. Pour autant, les policiers, qui ont travaillé sur son ordinateur portable, ont pu mettre la main sur soixante dix (70) fichiers audio. Grand Place va plus loin. Il indique que les enregistrements ont été nommé "Crei1, Crei2, Crei3, Crei4, Dia2, Jan 14, Konaté, Lake1, Bibo, etc". A l'analyse des fichiers, il ressort qu'Abou Adolphe Dia avait commencé ses enregistrement depuis juillet 2014, c'est-à-dire dès le début du procès de Karim Wade. Mais, ce n'est sans doute pas plus grave. En effet, lorsque les juges de la Crei devaient délibérer, il cachait un dictaphone dans la salle de délibération avant de trouver un prétexte pour reprendre l'appareil une fois la réunion terminée. A trois reprises, comme l'a confirmé aux enquêteurs le chef de la maintenance, Abou Adolphe Dia a prétexté des pannes de la sonorisation ou des lampes dans la salle de délibération pour récupérer son mini dictaphone. Face à autant de preuves à charge, le seul argument trouvé par Abou Adolphe Dia pour se dédouaner est de dire qu'il avait effectué ses enregistrements pour réécouter à volonté les minutes de ce procès retentissant, même s'il faut enregistrer les juges en pleine délibération.






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