Affaire des 600 millions de la Ces remis à la mairie de Bargny: " Des conseillers municipaux se rebellent contre le maire"

Imbroglio au sein du Conseil municipal de Bargny, où une vive polémique pollue le débat.Une controverse qui fait suite à l'annonce d'un virement de l'ordre de 600 millions de francs CFA aux lendemains de la signature du contrat tripartite, le jeudi 2 mars 2017, entre la Commune, la Compagnie d'électricité du Sénégal (CES) et la SENELEC.


Rédigé par leral.net le Mardi 24 Octobre 2017 à 13:53 | | 0 commentaire(s)|

La polémique sur les 600 millions de francs CFA de la Compagnie d'électricité du Sénégal (CES) enfle à Bargny. Cette manne financière que le premier magistrat de la commune souhaite voir injectée dans le projet "Bargny, Ville verte" pour le relogement des impactés de la Centrale et des populations de Bargny Guedj menacées par l'érosion côtière, suscite une vive colère chez certains conseillers municipaux. Ils ont tapé du poing sur la table, pour exiger "toute la lumière" sur cette affaire. Car, selon les conseillers frondeurs, cette démarche obéit à une volonté de laisser prospérer "une situation ombrageuse" pour avoir procédé au virement de l'argent dans son compte personnel.

"Nous ne pouvons pas comprendre qu'un chèque de 600 millions CFA soit adressé à la mairie dans le cadre du protocole tripartite pour nous dire qu'il n'était pas possible de l'encaisser pour un problème de compte, alors qu'aucune notification n'a été faite au Conseil municipal", s'est plaint le conseiller municipal Pape Diamé Dionne, réitérant les griefs soulevés le samedi 14 octobre lors de la réunion du Conseil municipal.

Des observations sur "une transaction douteuse" corroborées, selon lui, par la rétention d'informations de l'édile pour un dossier si important. Puisque, informe-t-il, "entre le mois de mars (mois de la signature du protocole) et le mois de septembre qui coïncide avec la tenue d'une réunion avec les autorités de la SENELEC, le maire n'a jamais fait cas de ces chèques au conseil". Une mauvaise foi relevée par une cohorte de conseillers mis au parfum de ce virement.

Interpellé sur la question, le maire a rejeté en bloc les accusations pour déplorer la cabale politique qui, selon lui, a porté un coup de massue au projet de relogement des impactés de la Centrale sur le site de "Bargny, Ville verte". "C'est de la pure calomnie, de la diffamation. La SENELEC, c'est une structure sérieuse. Ce n'est pas sérieux de dire que j'ai pris les 600 millions. Heureusement que ce montant a été porté à un milliard pour le compte du projet de relogement Bargny, Ville verte", se défend Gaye Abou Ahmed Seck. Et d'expliquer : "Nous travaillons avec l'Etat pour qu'il nous vienne en appui afin de reloger tout le monde. Nous attendons juste les autorisations sur le projet Bargny, Ville verte (BVV) pour déclencher le processus de relogement".

Selon le journal VoxPopuli, l'édile s'est désolé de voir des habitants de Bargny "signer des pétitions et écrire à la Présidence", pour réclamer une délégation spéciale. Des tentatives de divertissement qui, selon le maire, n'érode pas pour autant sa volonté de porter l'affaire devant la justice. "Sur insistance de certains conseillers, je vais devoir porter plainte", a annoncé le maire Gaye Abdou Ahmed Seck. Lequel dit se concentrer sur "les situations dramatiques à Bargny Guedj, où les populations subissent les affres de la mer".








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