leral.net | S'informer en temps réel

Affaire des dosettes alcoolisées : Les exploitants se trouvent à Rufisque selon l’Ong Jamra

Contrairement à ce que pensent beaucoup de Sénégalais, les dosettes d’alcool à 100 francs que combat le député Iba Der Thiam, ne sont pas importées. Ces breuvages sont conditionnés au Sénégal, précisément à Rufisque, informe l’Ong islamique Jamra.


Rédigé par leral.net le Lundi 6 Juin 2011 à 03:36 | | 0 commentaire(s)|

Affaire des dosettes alcoolisées : Les exploitants se trouvent à Rufisque selon l’Ong Jamra
Les dosettes d’alcool à 100 francs en vente au Sénégal ne sont pas importées. Elles sont fabriquées localement, selon l’Ong islamique Jamra. ‘Après quatre mois d’investigation, la conviction de Jamra est définitivement acquise que c’est ici, au Sénégal, précisément à Rufisque que ces breuvages sont conditionnés. Jamra invite les autorités compétentes à se promener au premier quartier situé à l’entrée de Rufisque (à droite, en revenant de Thiès, après l’usine Sococim), précisément à Colobane 2 Sud’, détaillent, dans un communiqué, les camarades de feu Abdou Latif Guèye.

Seulement voilà, l’Ong informe aussi avoir découvert que les exploitants de cette fabrique de sachets d’alcool disposeraient d’une autorisation en bonne et due forme. Une autorisation dans la délivrance de laquelle ni le préfet, ni le maire ne sont impliqués. Alors, s’interrogent Massamba Diop, président exécutif de Jamra et Cie, ‘qui protège le fabriquant de ce maudit breuvage, qui poursuit allégrement ses activités destructrices, au vu et au su de tous ?’

Jamra estime qu’en ‘gadgétisant’ les emballages de ce breuvage, on exploite la naïveté des enfants, en contournant les alertes préventives que les éducateurs n’ont de cesse de prodiguer à ces derniers ‘pour leur fortification morale’. Déjà, signale-t-il au passage, ‘de nouveaux labels de boissons au contenu douteux, mais dont le trait commun est d’empester l’alcool (comme le fameux ‘Salañ-Salañ’ ou le non moins célèbre ‘Namp-bi’), ont déjà acquis leurs lettres de noblesse auprès d’une jeunesse dont ces marchands de mirages semblent avoir pris le parti de détruire systématiquement ses repères’. En ciblant ainsi une tranche d’âge précise pour leur marketing, les promoteurs de ce breuvage affichent, selon l’Ong, un objectif clair : ‘Conditionner dès le bas âge de futurs ivrognes, et fidéliser par anticipation une clientèle, qui viendra peupler les débits infectes de boisson à ‘l’eau de feu’’.

Massamba Diop et ses amis rappellent les conséquences graves de l’alcoolisme dont souffrent des millions de personnes dans le monde. Il s’agit, entre autres, ‘de cirrhose du foie, le fléau de l’alcoolisme, qui est une des préoccupations majeures de l’Organisation mondiale de la santé (Oms), en tant que facteur important de l’absentéisme au travail, des accidents de la circulation et de la criminalité, continue de déstabiliser les ménages, en produisant sous divers cieux de nombreux impotents, qui coûtent des fortunes au contribuable et sapent les plus vaillantes initiatives de développement économique et social’.

Si rien n’est fait, prévient Jamra, cette nouvelle liqueur, manufacturée dans de modestes sachets en plastique, aura ‘réussi, insidieusement, à s’établir dans le marché, sans éveiller le moindre soupçon, près de neuf mois après son lancement’. L’Ong se dit prête à coopérer avec les autorités afin qu’il soit rapidement mis fin aux menaces que ‘cette distillerie douteuse constitue pour le cadre de vie des paisibles Rufisquois, et au-delà pour la santé et la sécurité publique’.

Le vice-président de l’Assemblée nationale, le député Iba Der Thiam avait, à travers une question d’actualité en date du 7 mai 2011, interpellé le gouvernement, relativement à la vente libre, au détail, de ces sachets alcoolisés, à présent disponibles même dans les superettes des stations d’essence.

Yakhya MASSALY
source Walfadjri






Hebergeur d'image