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Affaires Mittal et Petro- Tim : Le Front patriotique démonte le Pm et menace de traduire l'Etat en justice

Le débat est loin d'être clos dans les affaires Arcelor Mittal et Petro-Tim. Réunis hier, au siège du Pds, les leaders du Front patriotique sont revenus à la charge en démontant les explications du Premier ministre. Mamadou Diop Decroix et leurs camarades estiment que leurs questions restent intactes.


Rédigé par leral.net le Mardi 16 Décembre 2014 à 09:06 | | 42 commentaire(s)|

Affaires Mittal et Petro- Tim : Le Front patriotique démonte le Pm et menace de traduire l'Etat en justice
"Tout le monde sait que Cosmos énergie et Timis Corporation, c'est en 2014 et non pas en 2012. Sur Petro-Tim/Sénégal, ils n'ont pas publié les statuts (...). Petro-Tim/Sénégal n'est pas une boite à lettres, comme le disait le Premier ministre, mais une société crée au Sénégal et qui pourrait agir au Sénégal et à l'étranger (...) De manière générale, les contrats pour l'exploitation signés par l'Etat et les sociétés ne peuvent être approuvés, suivant le Code pétrolier, que par un décret. Il n'y a pas de numéro ni de date sur le décret publié dans le site du gouvernement et ils disent que c'est Abdoulaye Wade qui a approuvé le contrat. C'est extrêmement grave. C'est du faux, usage de faux, un mensonge éhonté. Les deux décrets numéros 2012-597 du 19 juin et 2012-587 du 19 juin 2012 ont été signés par Macky Sall. L'un porte sur Saint-Louis et l'autre sur Kayar. Et ces deux décrets sont signés dans le Journal officiel. Le Premier décret est publié dans le journal officiel numéro 66-78 du 28 juillet et le second est publié dans le Journal officiel 66-83 du 25 août 2012. Quand le gouvernement du Sénégal publie de manière honteuse, un faux décret, nous pensons que c'est une attitude particulièrement grave. C'est une tentative de tromper honteusement le peuple. Si Abdoulaye Wade a signé un décret, il doit avoir un numéro et publié au Journal officiel. Ce décret n'existe pas (...) Avant que Macky Sall ne signe ces décrets à Petro-Tim, il y a déjà Petro-Tim qui avait donné un contrat à Aliou Sall le 23 m ais 2012. Et après que Macky Sall a signé le 4 juillet 2012, Aliou Sall avait créé la société Petro-Tim/Sénégal. Ce sont des faits établis. C'est Macky Sall qui a autorisé son frère et il savait depuis le départ qu'il était dans l'opération. Tous les documents sont disponibles. Macky Sall a été pris la main dans le sac (...) Il y a beaucoup de société qui ont été créés à cette période et seule une enquête peut déterminer leurs liens exacts avec la famille Sall », explique Mamadou Diop Decroix et Cie.

S'agissant d'Arcelor Mittal, l'opposition demeure convaincue que ses questions restent intactes. "Sur les trois documents publiés sur le site du gouvernement, sur l'affaire Arcelor Mittal, il y a ce qu'ils appellent : Accord transactionnel, seule deux pages sont publiées sur les 10. Il est difficile, dès lors d'apprécier à partir de ces informations volontairement tronquées. On y apprend quand même quatre informations de taille. D'abord, les 75 milliards de FCfa de l'Etat ont été versés au cabinet de l'avocat Meyer comme si l'Etat du Sénégal ne disposait pas de structures appropriées de Trésor public. Deuxième information, le document signé par le ministre Aly Ngouille Ndiaye a été approuvé pour l'Etat du Sénégal par le ministre Amadou Bâ. A quel titre ? Où se trouvait l'Agent judiciaire de l'Etat ? Troisième point, on voit qu'il y a cinq milliards de FCfa qui sont versés aux frais liés à la procédure d'arbitrage. Le dernier point, l'argent a été payé deux jours après la signature de l'accord (...)". Ainsi, dans son plan d'action, l'opposition compte rencontrer le corps diplomatique, les organisations de la société civile pour donner leur position sur ces affaires. "Nous allons lancer une pétition pour demander aux millions de Sénégalais, de l'intérieur du pays, mais aussi de la diaspora, de la signer pour continuer à exiger la lumière sur ces deux affaires et sur d'autres affaires. Si Macky Sall n'est pas à même de clarifier tout cela, il ne restera plus qu'à demander sa démission", déclarent Oumar Sarr et Cie qui comptent aussi porter plainte contre l'Etat du Sénégal.






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