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Affrontement entre populations et forces de l’ordre à Kanilai: 22 arrestations, 2 blessés et 1 mort


Rédigé par leral.net le Dimanche 4 Juin 2017 à 13:23 | | 0 commentaire(s)|

Le ministre de l'Intérieur, Ahmed Mai Fatty dans une déclaration de fin de soirée, a condamné l'incident qui a eu lieu à Kanilai, le lieu de naissance de l'ancien président, le vendredi 2 Juin 2017.

Le ministre Fatty a condamné les mesures prises par les habitants de Foni, en particulier ceux de Kanilai et les villages frontaliers de la Casamance qui sont descendus dans les rues, sans obtenir d’autorisation pour protester. « Certains des manifestants ont également dit avoir porté des armes locales en exigeant de la sécurité nationale, y compris les forces de la MICEGA », de quitter le village », a-t-il dit.

« Au cours des protestations, deux manifestants et un officier de « MICEGA » ont été blessés. Malheureusement, l'un des manifestants blessés est mort ce matin à l'hôpital EFST à Banjul, », a révélé le ministre Ahmed Mai Fatty avant d’ajouter qu’« Il y avait 22 personnes arrêtées de l'incident alors que le chef du village de Kanilai et d'autres se sont cachés, mais des efforts sont en train d’être fournis dans ce sens afin de les trouver. »

Le ministre de l'Intérieur dans sa déclaration télévisée à la nation, a déclaré que le président de la République a convoqué une réunion de sécurité d'urgence avec les responsables de la sécurité, pour faire face aux circonstances qui prévalent dans le pays en particulier à Kanilai. Il a mis en garde tout le monde contre toute menace de sécurité. Il a noté que toutes les régions et les communautés du pays sont à part entière des démembrements de l'Etat et ne peuvent pas fonctionner en vase clos ou autrement.

Le ministre est allé plus loin pour justifier la présence des soldats de la « MICEGA » dans le pays. Selon lui, cette situation a été causé par l'ancien président Jammeh quand il a refusé de démissionner et de remettre pacifiquement le pouvoir après que le peuple gambien a décidé de le bouter hors du pouvoir, le 1er Décembre lors de l'élection présidentielle élections.

Il a affirmé que la Constitution garantit le droit de manifestation pacifique ou à la liberté de réunion ou d'association, mais il doit être exercé dans les limites de la loi. Il a mis en garde contre ceux qui abusent des lois sous prétexte de la démocratie.

« Vous demeurez soit par la loi ou vous serez consommés par la loi », a-t-il prévenu.

Le ministre de l'Intérieur a appelé les dirigeants communautaires, en particulier les chefs de village de Foni, à engager leur peuple par le dialogue pour maintenir la paix et l'ordre d'autant que la Gambie est connue pour être un pays épris de paix.

Ainsi, le ministre Fatty a félicité les forces de sécurité qui ont fait montre de leur professionnalisme pour freiner cette tension qui aurait pu aller hors de contrôle, surtout que les manifestants étaient munis d’armes locales.










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