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Alerte : 129e édition du pèlerinage marial, l’eau, une denrée rare à Poponguine

Le secrétaire général du ministère de la Santé et de l’Action sociale, Ibrahima Wone, était, ce mardi, à Poponguine pour constater de visu le dispositif sanitaire mis en place pour les préparatifs de la 129e édition du pèlerinage marial de Poponguine. Une occasion pour les autorités sanitaires de la ville de relever les difficultés relatives à l’alimentation correcte en eau de la cité religieuse.


Rédigé par leral.net le Jeudi 1 Juin 2017 à 18:11 | | 0 commentaire(s)|

Une pénurie d’eau risque de marquer la célébration de la 129e édition du pèlerinage marial de Poponguine prévue ce week-end. A trois jours de l’événement, la cité religieuse manque d’eau.

Une situation causée par des travaux en cours pour remplacer la tuyauterie obstruée par des dépôts de calcaire. L’annonce a été faite, ce mardi, lors de la revue de dispositif sanitaire et d’hygiène conduite par le secrétaire général du ministère de la Santé.

Selon le médecin-chef de district, Dr Youssouph Tine, la difficulté d’accès à l’eau de la cité religieuse va au-delà du centre de santé, elle est propre à la vile de Poponguine et est la conséquence de dépôt de couche calcaire dans le réseau de distribution.

Et s‘agissant du centre de santé proprement dit, le médecin fera savoir que « la solution devra passer par une reprise intégrale de la tuyauterie interne. Les installations sont vétustes et avec la couche calcaire, il faut une forte pression pour faire monter l’eau ».

Cependant, rassure-t-il, pour les besoins du pèlerinage, « le centre va recourir à des bâches à eau et des camions citernes pour répondre aux besoins des différents services ». Outre le problème d’eau, Dr Tine, s’est, par ailleurs, prononcé sur la panne de la radiothérapie du Centre de santé.

Pour lui, cette panne est due à une déficience de numériseur et le ministère de la Santé informé, est en train de prendre des mesures idoines pour doter le Centre de santé d’un nouvel appareil.

Au-delà, le secrétaire général du ministère de la Santé, Ibrahima Wone, a passé en revue le dispositif mis en place pour assurer une bonne couverture sanitaire de la 129e édition du pèlerinage marial de Poponguine. Une revue assez satisfaisante si l’on en juge par l’état d’exécution des engagements qui avaient été pris par les différents services impliqués dans ladite couverture.

Déjà, le médecin-chef du district sanitaire de Poponguine, Dr Youssouf Tine, assure que toutes les dispositions sont prises pour accueillir les pèlerins. Lesquels pèlerins bénéficieront, selon lui, d’une bonne couverture sanitaire sur l’ensemble des trois axes de la marche.

« Une trentaine d’ambulances dont six médicalisées seront positionnées dans la cité religieuse et sur ces dits axes pour accompagner les marcheurs qui proviennent de l’intérieur du pays. De même, en plus de la mise à disposition de médicaments pour une valeur de 11 millions de francs, il est prévu l’installation de 15 postes médicaux avancés, un camp hôpital, un camion-hôpital et un wagon médicalisé sans compter les unités mobiles de consultation qui viendront en appoint au centre de santé de la ville.

Aussi et en cas d’extrême urgence, un hélicoptère médicalisé est positionné à la base aérienne de Thiès prêt à intervenir dans les 5 minutes qui suivent l’appel. Quant aux hôpitaux de la cité du rail, ils sont retenus pour servir de centre de référence ». Aussi pour les besoins de la sensibilisation sur la protection sanitaire, le service d’hygiène a déployé 51 éléments dans les huit zones d’intervention pour assurer une prise en charge efficiente des activités de pré-couverture.

Lesquelles activités vont de la sensibilisation à la gestion de l’eau et de ses supports en passant par les opérations de désinfection et de désinsectisation des lieux de culte et d’accueil mais aussi et surtout, de supervision.

S’agissant des opérations de vidange de fosses septiques, des dispositions particulières ont été prises en relation avec les forces de sécurité pour éviter que les camions de vidange ne soient déversés n’importe où dans la nature comme cela a souvent été le cas dans le passé.

Source Le quotidien