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Aliou Dièye, pensionnaire de l’école de lutte Balla Gaye : « Je serai le successeur de Balla Gaye 2 »

LERAL.NET - Pensionnaire de l’école de lutte Balla Gaye, Aliou Dièye, 23 ans veut accomplir sa mission. Et succéder à Balla Gaye 2 comme celui-ci lui a fait savoir.


Rédigé par leral.net le Mercredi 14 Décembre 2011 à 10:19 | | 0 commentaire(s)|

Aliou Dièye, pensionnaire de l’école de lutte Balla Gaye : « Je serai le successeur de Balla Gaye 2 »
Rencontre avec Balla Gaye 2

La rage de vaincre est perceptible sur son visage. En fait, Aliou Dièye est un promis à la gloire. Il l’a compris très tôt et s’attèle à l’accomplissement de son destin. Il n’est pas seul sur ce chemin. Quelqu’un a bien voulu l’accompagner. Son idole. Balla Gaye 2. Sa rencontre avec ce dernier a basculé sa vie. Après avoir mis une croix sur les études en classe de Cm2, le jeune Aliou Dièye dépose ses baluchons ) la couture. Tout semblait tracé pour lui. C’est alors qu’il était dans son atelier à retaper des habits qu’il reçoit un client. L’actuel roi de la banlieue, lion de Guédiawaye. Les contacts noués. C’est parti pour une amitié des plus sincères. « Je me suis senti comme investi d’une mission. Celle d’accompagner Balla Gaye 2 lors de ses combats », nous confie-t-il.

Le virus de la lutte

En 2005, alors que Balla Gaye 2 était aux prises avec Papa Sow de Fass, Aliou Dièye faisait partie du « thioumikay » du lutteur. Revenu ragaillardi de cette expédition, il sent qu’il a piqué le virus de la lutte. Il ne mettra pas du temps pour nouer son nguimb (pagne noué autour de la ceinture). Il venait de signer un pacte avec la lutte. Vaincre ou périr. C’est son sacerdoce. Boy Dièye, c’est le nom que certains de ses fan’s veulent qu’il porte, fait son baptême du feu lors d’un Tournoi qu’il gagne avec la manière. Il se rappelle de ce qu’il avait gagné dans ce mbapatt (joutes vespérales de lutte). « J’ai remporté du sucre et des biscuits », sourit-il. Maman est fière de son fils. Un adoubement pour le jeune à la tête farcie de lutte. Il continue son bonhomme de chemin. Les sacres confirment son choix de tout laisser pour la lutte. Dix victoires contre trois revers jalonnent sa jeune carrière de lutteur. Juillet dernier, il est sacré champion du tournoi organisé par l’Association Diapalé Banlieue de Las Palmas contre le redoutable Domou Taiba. Un combat pour lequel, celui qui commençait à se faire un nom dans le banditisme avant d'en être extrait par la lutte a empoché la somme de…25 mille francs Cfa. « En réalité, je n’ai pas reçu la totalité du cachet. Ils m’ont remis 10 mille francs comme avance. Pour ce qui est du reliquat, j’ai offert ça aux supporters et ceux qui qui n’avaient pas la passe pour prendre part au tournoi », rectifie celui qui ne tarit pas d’éloges pour Eumeu Sène. «Il est très fair-play», argue-t-il.


Aliou Dièye, pensionnaire de l’école de lutte Balla Gaye : « Je serai le successeur de Balla Gaye 2 »
‘Tu seras mon successeur’

Mais si le natif du quartier Lambaye est aujourd’hui convaincu qu’il a tout à gagner dans la lutte, c’est parce qu’une confidence lui a été faite. Du haut de son mètre 80, le fils de Serigne Dièye ressasse : « Balla Gaye 2 m’a dit que s’il y a un lutteur de l’école (école de lutte Balla Gaye) qui peut lui succéder, c’est bien moi ». La phrase est lâchée. Et on comprend aisément pourquoi ce tailleur se donne à fond dans les entrainements. Mais pour concrétiser ce rêve, il lui faut d’abord faire son entrée dans l’arène. Qui, nécessite un préalable. La licence. Ce sésame, Aliou Dièye fait des pieds et des mains pour le décrocher. « Je m’en suis ouvert à Balla Gaye 2, mais ce dernier m’a fait savoir que c’est un peu tôt pour moi. Il m’a conseillé de m’entrainer d’avantage pour gagner un peu de poids», s’est satisfait ce lutteur qui pèse pas plus de 75 Kg.

C’est de la même manière qu’il contemple son amitié avec le fils de Double Less. « Du temps où j’errai, j’étais souvent avec Balla Gaye 2 chez le chef de quartier du quartier Lambaye de Guédiawaye. On partageait la chambre du fils de ce dernier, El Hadji Niang qui nous aidait beaucoup en nous achetant à manger après les entrainements », se remémore-t-il. Aujourd’hui, il n’a qu’un seul souhait. Un seul objectif. Figurer parmi les meilleurs de l’arène sénégalaise. « Je veux devenir un grand champion et gagner beaucoup d’argent pour entretenir ma mère qui m’a toujours soutenu », projette le Yalla Yalla qui dans la même veine rend un vibrant hommage à son marabout, Cheikh Fallou Keita qui, à l'en croire l'a remis sur le chemin de la droiture.






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