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Amacodou Diouf, PCA du Congad : "Une hausse du prix de l'eau s'impose..."

Une augmentation du prix de l’eau s’impose puisque l’Etat ne peut pas continuer à subventionner ces prix. Et, quand on voit l’accumulation des arriérés il y’a de quoi signer une hausse du prix de l’eau. Cependant, pour le moment on ne peut pas décider de cela en ce sens que cette hausse doit obéir à des conditions. C’est la conviction du président du Conseil d’administration du Congad, Amacodou Diouf qui s’exprimait hier, lundi 18 mai à Dakar, lors d’un atelier de partage d’une étude sur l’accès à l’eau et à l’assainissement.


Rédigé par leral.net le Mardi 19 Mai 2015 à 11:36 | | 3 commentaire(s)|

Amacodou Diouf, PCA du Congad : "Une hausse du prix de l'eau s'impose..."
La question de la hausse du prix de l’eau a été aussi soulevée lors de l’atelier de partage du rapport 2013 du «Joing monitoring program Oms-Unicef». Et, sur ce, la position du Congad est que cette augmentation s’impose puisque l’Etat ne peut pas continuer à subventionner ces prix. Et, souligne l’Ong, quand on voit l’accumulation des arriérés, il y a de quoi signer une hausse du prix de l’eau. Toutefois, le Congad pose des préalables, des conditions à remplir et à respecter avant d’envisager toute augmentation du prix du liquide précieux.

Selon Amacodou Diouf, une éventuelle hausse doit être déterminée en fonction du niveau des nouveaux investissements dans le secteur. Le PCA du Congad qui s’exprimait lors d’un atelier de partage sur une enquête sur l’accès à l’eau et à l’assainissement s’est voulu clair. «Nous avons le partenariat national sur l’eau. Il y’a le partenariat mondial mais aussi national. C’est un cadre de réflexion et de concertation sur l’eau avec les différents acteurs sur la politique de l’eau. Et quand on dit une politique de l’eau il y en aura aussi pour la politique des prix de l’eau. Maintenant, c’est un élément qui est suscité et qui va porter une réflexion par rapport aux investissements nouveaux réalisés ou à réaliser dans le secteur. Partant de là, effectivement on va déterminer s’il faut augmenter ou s’il faut baisser».

Et Amacodou Diouf d’ajouter: «En tout cas, la hausse (du prix de l’eau) ne peut être sujet qu’à la suite d’une augmentation proportionnelle de l’eau et en terme d’accès et de qualité. On parle d’accès et on oubli qu’il y a une dimension qui peut couter en termes d’investissement. Et, par voie de conséquences, je crois que, pour le moment, réfléchir sur la question des prix va équivaloir à réfléchir globalement sur le coût des investissements nouveaux à mener dans le secteur ou bien des investissements nouveaux qui sont en cours de réalisations. Je crois que pour le moment on ne peut pas décider par rapport à cela», précise-t-il.

Pour Amacodou Diouf, «c’est une perspective qui va demander une étude encore beaucoup plus sérieuse et beaucoup plus approfondie mais aussi d’une manière très concertée, que ça soit au niveau des usagers ou des décideurs politiques mais aussi la composante de la société civile qui fait partie de ce partenariat national sur l’eau», relève-t-il durant cet atelier, qui est une contribution pour un développement durable dans le cadre de l’agenda Post-2015 dans le cadre de l’eau et de l’assainissement.

Sud Quotidien






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