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Angélique Manga aux filles de Sédhiou : «Refusez d’être candidates à Miss Jongooma, soyez plutôt candidates à miss sciences, miss mathématiques ou miss littérature»


Rédigé par leral.net le Lundi 7 Novembre 2016 à 18:41 | | 1 commentaire(s)|

«Refusez d’être candidates à des élections de Miss Jongooma», a lancé Aminata Angélique Man­ga aux filles. «Soyez plutôt candidates à des miss sciences, miss mathématiques, miss littérature ou miss sport».
«Refusez d’être candidates à des élections de Miss Jongooma», a lancé Aminata Angélique Man­ga aux filles. «Soyez plutôt candidates à des miss sciences, miss mathématiques, miss littérature ou miss sport».

 
Aminata Angélique Manga est foncièrement contre l’organisation des concours de beauté à l’école. Venue à Sédhiou remettre des kits scolaires et hygiéniques à 200 collégiennes de Fodékaba Doumbouya et du Cem III, la nouvelle directrice générale de l’Agence nationale pour la relance des activités socio-économiques en Casamance (Anrac) n’a pas mis de gants pour exprimer cette pensée.
 
«Refusez d’être candidates à des élections de Miss Jongooma», a lancé Aminata Angélique Man­ga aux filles. «Soyez plutôt candidates à des miss sciences, miss mathématiques, miss littérature ou miss sport», re­comman­de la nouvelle Dg de l’Agence nationale pour la relance des activités socio-économi­ques en Casamance (An­rac, qui se dit favorable à «l’éducation sexuelle pour briser les ta­bous, mais recommande une é­du­cation sexuelle autrement».
 
Très en verve lors de la cérémonie de remise de kits présidée par l’Inspecteur d’académie, A­mi­nata Angélique Manga de rap­pe­ler que son mémoire de fin d’é­tudes s’intitulait : «Ziguin­chor, le bébé de la crise».
 
Imprégnée des réalités socio-culturelles de son terroir, la journaliste de regretter dans ses é­crits «la déstructuration du tissu social de la région qui laissait la voie aux grossesses précoces des jeunes filles». Pour preuve, «dans pres­que toutes les maisons de la région de la Casamance, on trouve ou une fille-mère ou un garçon-père», déplore l’ancienne journaliste de la Rts. Cette situation déplorable explique, selon elle, le fort taux de prévalence du Sida au sud du pays.
 
Par ailleurs, elle trouve «inadmissible de voir un enfant faire un enfant». «Comment voulez-vous qu’une jeunesse malade soit en mesure de construire sa communauté ? Comment voulez-vous qu’une jeunesse malade soit en mesure de construire sa région et, au-delà, son pays ?», s’interroge la Dg de l’Anrac. Comme si cette interpellation ne tombe pas dans l’oreille d’un sourd, les filles, visiblement sé­duites par le verbe de leur hôte de marque, ont prêté serment pour ne pas tomber enceinte d’ici la fin de l’année. «Nous serons des filles leaders et des modèles pour nos camarades. Je veux, je peux et j’y crois», laisse entendre Ndèye Sokhna Dian, la porte-parole des filles.
 
Si l’Inspecteur d’académie, Cheikh Dione, s’est permis dans son allocution de tresser des lauriers à la Dg de l’Anrac qui, selon lui, a marqué bien des esprits et reste un modèle pour les filles, l’Ief est, lui, revenu sur des statistiques qui accablent Sédhiou en termes de violence faite en milieu scolaire dont les filles sont pour la plupart des victimes.
 
Lequotidien.sn






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