leral.net | S'informer en temps réel

Année blanche, équivalence d’une grosse perte économique


Rédigé par leral.net le Mardi 17 Avril 2012 à 21:49 | | 2 commentaire(s)|

Année blanche, équivalence d’une grosse perte économique
Le régime actuel aurait raté son entrée, si jamais l’année finit par être blanche. Il y a des situations que le peuple sénégalais ne devrait plus accepter de subir parce que c'est révolu et contre-productive et même anti-progressiste pour un peuple se disant en voie de développement et motivé pour. Valider une année scolaire telle qu’une année blanche comme en 1988 constitue une grosse perte économique. C’est une traumatise surtout pour la jeune génération dans les écoles primaires. Un sujet terre à terre peut bien en convaincre plus d'un de se rendre compte de cette évidence et aussi lui faire faire tout ce qui est possible pour l’éviter. Une réflexion toute simple se met à notre disposition. Elle est même bête à la limite car même un élève de CE2 la comprendrait avec une feuille et crayon à la main. L’idée a pour objet principal, celui sur qui, un investissement est fait pour qu’il soit formé, éduqué et utile à lui-même et par conséquence à la société, c'est-à-dire les étudiants et élèves. On sait tous que chacun de ces derniers fait l’objet d’un certain nombre de frais tout au cours de l’année afin de pouvoir assimiler le savoir-faire voire le savoir-être que le système éducatif s’est convenu de lui transmettre annuellement avec la participation de la société toute entière. En faisant une distinction entre les dépenses récurrentes et les dépenses occasionnelles, on peut admettre qu'un élève ou un étudiant a au moins besoin d’un repas quotidien (à l’école ou à la maison, 3 repas pour l’étudiant logé à la fac) et d’un moyen de transport (à pied ou en commun) tout au long de l’année scolaire. A cela viennent s’ajouter les dépenses occasionnelles c'est-à-dire non ponctuelles comme les dépenses à la rentrée (fournitures, habillement, etc.) ou même celles des journées de fêtes. Le coût de la santé pourrait être intégré aussi à ces dépenses occasionnelles par estimation d’un coût moyen pour la santé d’un étudiant ou élève par rapport au coût total de la santé de la population étudiante. Ces besoins quotidiens sont bien entendus chiffrables ou plutôt estimables en un coût quotidien par étudiant ou élève. Mais rien que ces dépenses citées et propres à l'étudiant ou l'élève (ou bien faites même par ses proches), sans aucune prise en compte du budget alloué au système éducatif par l’état ni au financement lié aux gestes de bonne volonté tel que celui des associations, révèlent des chiffres à faire évanouir ou à faire chavirer le cœur d’un businessman sans scrupule. Le calcul est simple en prenant en considération le nombre d'élèves et d'étudiants du public comme du privé (qui payent) sur les bancs. En faisant aussi l’hypothèse même de ne pas prendre en considération d'autres cumuls normalement additionnés à ces investissements selon leur origine (pour surtout éviter toute sorte de polémiques sur « qui dépense ? ») et qu’on estime que ces dépenses sont faites sur une période de 6 mois dans l’année (aux environs de 150 à 180 jours), en ne comptant que les jours effectifs de cours et le tout à multiplier par un coût moyen quotidien par étudiant (ou élève), on peut rapidement couché sur papier avec crayon la grandeur de cette perte qui est d’ailleurs non seulement économique mais une perturbation psychologique sur les enfants surtout motivés. Pourquoi pas commencer cette multiplication par 100 maudits francs cfa, la surprise ne devrait pas normalement être au rdv car comme imaginé depuis le début c’est bien de l’ordre de dizaines de milliards de nos maudits francs coloniaux. Ce serait vraiment triste de finir l'année sur cette note.

Donc l'état et son gouvernement devraient tout faire par l'intermédiaire du ministère de tutelle pour éviter cette perte économique. Certains se rappelleraient encore de ce petit écolier qu'on avait posé la question à savoir "comment faire pour éviter l'année blanche ?", à travers l'une des médias de la place et qui, avait répondu avec enthousiasme, « il faut voter Macky Sall ! ». Juste pour rappeler comment l'espoir était grand à leur niveau et cela jusqu'à présent quand on pense aux ambitieux parmi eux. Comme la nouvelle génération aimerait que toute critique soit accompagnée d’une proposition de solution de substitution. On ne peut s'empêcher de répondre à la question « Comment l'éviter ?! » Alors ne faudrait-il pas que les concernés, ces trois parties constituées par les profs & enseignants, étudiants & élèves avec état & organisations syndicales fassent un gros effort. L'idée proposée est de continuer les cours jusqu'à mi octobre 2012 et d’organiser des examens en fin octobre 2012, ensuite de prendre le mois de novembre comme période de repos & vacances et enfin programmer le début de l'année scolaire 2012-2013 en début décembre. Cela reste aménageable si la volonté est au rendez-vous. Et pour rattraper le retard qu'on aura causé pour l'année suivante (2012-2013), il faudra fournir un effort supplémentaire consistant faire cours jusqu'à fin août 2013 (si nécessaire). Et pour faciliter le tout, toutes ces parties citées devraient s'abstenir de prendre de longues vacances scolaires et sacrifier quelques jours fériés non indispensables. D'ailleurs n'est-ce pas l'occasion la plus opportune d'ouvrir le débat sur les innombrables périodes de fête au Sénégal durant l'année scolaire et les diminuer de moitié s'il le faut ?! Il faudra aussi souligner l'importance que ce gros effort devra trouver une unanimité chez les enseignants et leurs élèves aidés par les organisations de parents d'élèves. et pourquoi pas un discours officiel du président de la république à l'endroit du peuple sénégalais ?!

Pour ce faire d'un avis humble, une des solutions pour l'état sénégalais serait de faire aussi son "gros effort" consistant à satisfaire les demandes actuelles possibles des syndicats enseignants dont quelques promesses faites par le régime déchu et toujours si possible en affichant une volonté et de la bonne foi en écartant surtout toute forme de politique politicienne. Mais uniquement à condition que le corps enseignant syndical accepte le programme proposé pour sauver l'année avec garantie. Et que tout le dialogue se fasse avec beaucoup d'écoute et de flexibilité entre ces deux parties. Sinon il sera inévitable de faire table rase et de recommencer toutes les négociations. Ce qui impliquera indubitablement à sacrifier cette année scolaire et éducative de toute une génération sur les bancs aujourd'hui, par une perte de temps. Ce qui est vraiment malheureux. Une raison ou un prétexte, selon le lecteur est que vu les difficultés du gouvernement actuel à faire face au trou budgétaire laissé par le régime sortant, il leur serait légitime de proposer un planning financièrement léger qui étalera l'exécution de ce programme double sur du long terme et que les enseignants à travers leurs syndicats se montrent plus généreux envers cette jeune génération dans ce que la société doit leur transmettre par leur intermédiaire. Ce programme est donc double car constitué d'un programme imminent consistant à sauver coûte que coûte l'année scolaire en cours et d'un programme à exécuter sur du long terme qui consistera à satisfaire les demandes justement avérés du corps enseignant par jalons objectivement décrits. L’éducation et la santé étant des domaines lourds de charge pour un état, les organisations syndicales concernées devraient permettre à l’état de ramifier ce programme sur toute la période du quinquennat accordé au nouveau régime. Et pour éviter la même situation plus tard avec des grèves incessantes sur fond de mésentente, il faut que les accords trouvés entre l'état et ces syndicats soient concis et publiés pour que l'opinion publique puisse en être témoin et arbitrer s'il le faut plus tard. Pour finir, les élèves et étudiants doivent nous convaincre nous autres de la non-évidence de ces deux adages sénégalais en langue wolof qui les interpellent à coup sûr : « ki gnouy dirri dou taamou fou ndongam di dal » & « lo diangoul doko tari ».



Aboubakrine Ndiaye



1.Posté par sow le 17/04/2012 23:00 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Une seule solution -arreter dutiliser les maigres deniers du peuple a payer des gens qui refusent denseigner depuis5 mois-Ni en France ni aux USA nulle part dans le monde un greviste nest paye-Pourquoi le Senegal se permet dentretenir des gens qui pour un oui ou un non se radicalisent-Cette situation ne peut plus durer -Leur indemnite de logement de 60 mille sont lquivalent de certains de leurs collegues des pays limitrophes

2.Posté par Fatou le 23/04/2012 17:01 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Bien dit ces enseignants ne méritent pas leur salaire.
Ils sont entrain de sacrifier les élèves.
il faut que tous les parents les sanctionnent. Ils enseignent tous dans les privés, les maisons. Il faut que nous parents d'élève refuge cet arnaque.

Fatou

Nouveau commentaire :

Tout commentaire à caractère commercial, insultant, pornographique, raciste, homophobe, incitant à la violence ou contraire aux lois sénégalaises sera supprimé, Peut entraîner votre bannissement total du site




Hebergeur d'image