Lorsqu'on a été Conseiller diplomatique de Senghor, Directeur de cabinet, puis Ministre d'Etat de Diouf, Président du groupe parlementaire du Parti socialiste (Ps), Président du comité Afrique de l'International socialiste (Is) et Vice-président de cette même organisation, lorsqu'on a été, par deux fois, candidat à la présidentielle (2007 et 2012) et que sa formation politique est la plus vieille du pays, lorsque son "frère ennemi" est à la tête de l'Assemblée nationale, alors on démissionne de son poste de simple député, pour ne pas être aux ordres de son "rival" et, on n'attend rien moins que de prendre, à son tour, la présidence d'une institution équivalente. Moustapha Niasse est dans la place Soweto, Ousmane Tanor Dieng (65 ans) fort de 13% à la dernière élection, postule légitimement à la présidence du Sénat, en remplacement de Pape Diop.
Pour revenir à Ousmane Tanor Dieng (Otd), d'un côté, il impressionne par son sérieux de jésuite, sa sobriété de cardinal et sa courtoise suffisance. D'un autre, il coince quand il va au contact par sa froideur sibérienne et sa timidité inquiétante. Pourtant, il est le plus Français des Sénégalais ; le plus Sénégalais de l'Is et enfin le plus "Hollandais" du comité Afrique. Méthodique et appliqué, il est l'Africain le mieux responsabilisé à l'Is, depuis 1996. La belle preuve : lorsque les députés sénégalais se réuniront, le 30 juillet à la place Soweto, il sera le grand absent de la messe d'installation des représentants du peuple. En effet, le Vice-président de l'International socialiste et Président du comité Afrique sera à ce moment à Praia au Cap-Vert, les 30 et 31 juillet, pour examiner la demande d'admission de deux formations politiques : celle de Saleh Kebzabo du Tchad, l'Union nationale pour la démocratie et le renouveau (Undr opposition) et le Mouvement de libération du peuple centrafricain (Mplc opposition) de Martin Ziguélé.
Il faut dire que depuis l'élection de François Hollande,"l'International socialiste est très convoité, et les demandes d'adhésion en provenance d'Afrique francophone affluent ou se confirment", nous avons cité Jeune Afrique. Autres partis politiques à taper à la porte de cette association dans la perspective du congrès prévu fin août au Cap, en Afrique du Sud, et auquel est annoncée Ségolène Royal (amie de Otd) : la Renaissance du Bénin (Rb) de Léhady Soglo, lié au maire de Dakar, Khalifa Sall et également le Parti social démocrate (Psd) du Bénin. C'est fort bien connu : Ousmane Tanor Dieng traite des demandes d'adhésion Rue Solférino, (siège du Ps) sous la tutelle de son camarade Jean-Christophe Cambadélis, Secrétaire national à l'International du Ps français et en collaboration avec Thomas Melonio, un des "Monsieur Afrique" du successeur de Nicolas Sarkozy.
Vu de Dakar, le Secrétaire général du Ps sénégalais regarde tranquillement les jeunes loups comme Khalifa Sall et Aïssata Tall Sall s'impatienter pour le remplacer, à l'interne, au pied levé. Sa préoccupation est tout autre : il n'aura pas besoin de l'appui de ses camarades de Solférino pour devenir président du Sénat. Sauf peut-être lorsqu'il s'agira de savoir qui, de Niasse ou de Tanor, sera protocolairement et constitutionnellement "le" second personnage après Macky Sall, et par voie de conséquence, "Président de la République par intérim", en cas de vacances de pouvoir. Là se cache l'enjeu du jeu politique.
Pour rappel, les élections sénatoriales auront, théoriquement, lieu le dimanche 16 septembre prochain [date indicative]. Quarante cinq (45) sénateurs seront élus, en raison d'un sénateur par département, au suffrage universel indirect. Tandis que les cinquante cinq (55) autres seront nommés par le Président de la République. Le Sénat représente la chambre haute et l'Assemblée nationale, la chambre basse. Dit autrement, le Sénégal a un parlement bicaméral dans lequel, deux représentations populaires se juxtaposent : l'Assemblée nationale avec 150 députés et le Sénat avec 100 sénateurs.
Abdoulaye Ndiaye
Le Pays
Pour revenir à Ousmane Tanor Dieng (Otd), d'un côté, il impressionne par son sérieux de jésuite, sa sobriété de cardinal et sa courtoise suffisance. D'un autre, il coince quand il va au contact par sa froideur sibérienne et sa timidité inquiétante. Pourtant, il est le plus Français des Sénégalais ; le plus Sénégalais de l'Is et enfin le plus "Hollandais" du comité Afrique. Méthodique et appliqué, il est l'Africain le mieux responsabilisé à l'Is, depuis 1996. La belle preuve : lorsque les députés sénégalais se réuniront, le 30 juillet à la place Soweto, il sera le grand absent de la messe d'installation des représentants du peuple. En effet, le Vice-président de l'International socialiste et Président du comité Afrique sera à ce moment à Praia au Cap-Vert, les 30 et 31 juillet, pour examiner la demande d'admission de deux formations politiques : celle de Saleh Kebzabo du Tchad, l'Union nationale pour la démocratie et le renouveau (Undr opposition) et le Mouvement de libération du peuple centrafricain (Mplc opposition) de Martin Ziguélé.
Il faut dire que depuis l'élection de François Hollande,"l'International socialiste est très convoité, et les demandes d'adhésion en provenance d'Afrique francophone affluent ou se confirment", nous avons cité Jeune Afrique. Autres partis politiques à taper à la porte de cette association dans la perspective du congrès prévu fin août au Cap, en Afrique du Sud, et auquel est annoncée Ségolène Royal (amie de Otd) : la Renaissance du Bénin (Rb) de Léhady Soglo, lié au maire de Dakar, Khalifa Sall et également le Parti social démocrate (Psd) du Bénin. C'est fort bien connu : Ousmane Tanor Dieng traite des demandes d'adhésion Rue Solférino, (siège du Ps) sous la tutelle de son camarade Jean-Christophe Cambadélis, Secrétaire national à l'International du Ps français et en collaboration avec Thomas Melonio, un des "Monsieur Afrique" du successeur de Nicolas Sarkozy.
Vu de Dakar, le Secrétaire général du Ps sénégalais regarde tranquillement les jeunes loups comme Khalifa Sall et Aïssata Tall Sall s'impatienter pour le remplacer, à l'interne, au pied levé. Sa préoccupation est tout autre : il n'aura pas besoin de l'appui de ses camarades de Solférino pour devenir président du Sénat. Sauf peut-être lorsqu'il s'agira de savoir qui, de Niasse ou de Tanor, sera protocolairement et constitutionnellement "le" second personnage après Macky Sall, et par voie de conséquence, "Président de la République par intérim", en cas de vacances de pouvoir. Là se cache l'enjeu du jeu politique.
Pour rappel, les élections sénatoriales auront, théoriquement, lieu le dimanche 16 septembre prochain [date indicative]. Quarante cinq (45) sénateurs seront élus, en raison d'un sénateur par département, au suffrage universel indirect. Tandis que les cinquante cinq (55) autres seront nommés par le Président de la République. Le Sénat représente la chambre haute et l'Assemblée nationale, la chambre basse. Dit autrement, le Sénégal a un parlement bicaméral dans lequel, deux représentations populaires se juxtaposent : l'Assemblée nationale avec 150 députés et le Sénat avec 100 sénateurs.
Abdoulaye Ndiaye
Le Pays






