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Armé d’une machette, il menace sa mère de mort.

Sorti de prison il y a juste six mois, Masséye Mboup retourne au cachot. Pour avoir menacé sa mère avec une machette, le disciple de Bacchus aura tout le temps de méditer sur son acte.
La bouteille peut être le meilleur des amis, mais aussi virer dans la traitrise quand on en fait une meilleure amie. Masséye Mboup ne dira pas le contraire. Ivre mort, il a fait passer, ce samedi, un sale quart d’heure à toute sa famille. Et c’est le gardien du domicile sis à Amitié 3 et l’employée de maison, qui ont été les premiers à essuyer ses foudres. Quand sa maman est intervenue, il s’est retourné vers elle en la menaçant de mort. Armé d’une machette et d’un couteau, il a fait paniquer tout le monde. Au point que toute la famille s’est enfermée dans les chambres jusqu’à ce qu’il s’endorme. Le « fils indigne (comme l’a appelé l’avocat de la défense) », plongé dans les bras de Morphée, la famille a enfin osé pointer le bout du nez. Ensuite, pour se débarrasser de cet encombrant, logé, nourri et blanchi, mais qui sème en permanence le trouble, sa maman s’est précipitée au commissariat de police de la localité.


Rédigé par leral.net le Samedi 11 Juin 2011 à 02:47 | | 0 commentaire(s)|

Armé d’une machette, il menace sa mère de mort.
Arrêté le dimanche, il a comparu mercredi, à la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar. C’est un homme de grande taille à la lèvre rougeâtre qui fait face à la présidente de séance. Ce divorcé sans enfant, qui a commencé à boire depuis l’âge de 20 ans explique au tribunal ne pas comprendre ce qui lui arrive. Niant les faits, il jure ne pas être l’auteur des actes dont on l’accuse. Poursuivi pour violence et voies de fait à ascendant et menaces de mort, il maintient mordicus sous le regard flingueur du procureur, qu’il n’est pas coupable. Pourtant il a été déjà condamné à trois ans d’emprisonnement ferme pour des faits similaires. Et à purgé les deux ans avant d’être gracié en décembre dernier. A la barre, il se montre assez doux, bras croisés, et parle calmement. Révélant même que c’est lui qui s’occupe des séances de massage de son père malade. Lequel a d’ailleurs piqué une crise au lendemain de ce scandale.
Mais l’avocat de la défense a su déjouer son plan lors des débats d’audience. « Le seul jour où il a massé son père, c’était pour lui faire les poches ». Interpellant la présidente, l’avocat tire la sonnette d’alarme : « Si vous ne l’arrêtez pas, il risque d’aboutir à la Cour d’Assises », assène t-il. Le procureur non plus, ne l’a pas raté. Estimant qu’il ne méritait même pas la grâce dont il avait bénéficié, il demande au tribunal de le condamner à une peine de deux ans ferme. Pour le parquet, Masséye Mboup est un homme qui a raté sa vie. Et en plus de cela, il mord la main qui lui donne à manger. La preuve, c’est sa propre mère, qui, face aux limiers, a demandé que son fils soit le plus longtemps possible gardé en prison. Afin que la famille puisse avoir la paix. Assurant sa propre défense, le prévenu a demandé le pardon afin de retourner chez ses parents. Le tribunal l’a condamné à deux ans fermes. A l’annonce de ce verdict, il a hoché la tête en disant : « Baxna (c’est bien) ».

rewmi






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