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Ashley Maher : Artiste internationale et incontournable de la musique Africaine

Toujours souriante, disponible et d'une gentillesse inégalable , Ashley Maher est une grande star du monde musical particulièrement de la musique africaine. Cette femme nous fait l'honneur d'avoir choisi le magazine piccmi.com afin de l'interviewer.


Rédigé par leral.net le Mercredi 20 Octobre 2010 à 01:38 | | 1 commentaire(s)|

Ashley Maher : Artiste internationale et incontournable de la musique Africaine
Née au Canada de parents britanniques ayant déménagé à Los Angeles alors qu'elle n'avait que cinq ans, Ashley baigne dans les traditions populaires africaines depuis de nombreuses années, déjà bien avant son intense exposition à ces traditions via ses collègues Gabriel N'Dour, travaillant sur le même label qu'elle (Virgin Records) dans la fin des années 80, lorsqu'elle vivait à Londres. Contre toute attente, elle a créé et cultivé le genre de style personnel qui semble manquer à bien des musiciens – y compris beaucoup parmi les meilleurs – lorsqu'ils prennent la liberté de traverser des frontières ou d'explorer des traditions musicales au sein desquelles ils ne sont pas originaires. Ashley Maher grandit bercée par un éventail musical large et hétéroclite – rock et pop américains et britanniques, musique classique, et beaucoup de musique latine, spécialement dans le style brésilien. Elle prit ses premiers cours de chant à l'âge de seize ans et se mit bientôt à chanter sur du jazz, sur de la musique médiévale et à pratiquer le chant choral au lycée. Elle se concentra par la suite plus particulièrement sur l'opéra, y dédiant une année entière en Italie, mais bien que sa voix s'accordât parfaitement au répertoire classique, il manquait à Ashley une dimension spirituelle. C'est alors que, toujours étudiante à l'Université de Californie à Berkeley, elle découvrit par hasard un cours donné par C.K. Ladzekpo, grand jouer de djembé ghanéen. « Ça a été LA révélation. Chaque cellule de mon corps s'est embrasée » se souvient-elle. « J'ai vécu une véritable épiphanie dans cette entrée: j'ai su que je venais de trouver un sens à ma vie ». Ashley Maher étudia les polyrythmes avec Ladzekpo pendant deux ans, sentant qu'exprimer ces sons et ces rythmes était pour elle une chose incroyablement naturelle, et ce depuis le premier jour. Après l'obtention de son diplôme, Ashley décida de s'embarquer pour un pèlerinage vers la scène musicale florissante de Londres. Elle intégra un groupe de jazz panafricain appelé Blackash (formé par des membres du légendaire Osibisa, groupe afro-rock), tout en collaborant avec d'autres musiciens africains basés sur place ou en tournée. Ashley aime citer Youssou N'Dour, Baba Maal, Salif Keita, King Sunny Ade et Nusrat Fateh Ali Khan comme influences majeures ainsi que d'autres inspirations telles Simon, Gabriel, Sting et Joni Mitchell. Ses premières démos, enregistrées avec l'un des meilleurs ensembles chorégraphique et rythmique de Londres, Adzido, reflètent cette dualité créative. Elles comprennent des percussions ghanéennes entremêlées de sa marque de fabrique – un chant aux intonations scat et de soyeuses harmonies. Ces démos ont abouti à des sollicitations de cinq labels, dont Virgin, avec lequel elle signa. Par la suite, Ashley Maher fit paraître chez Virgin deux albums encensés par la critique - « hi » (1990) et « Pomegranate » (1992) – consolidant ainsi sa réputation d'éclectique, de grande et chaleureuse philosophe musicale, et de chanteuse dotée d'une rare empathie. Ashley quitta le label Virgin après son rachat par EMI et continua de se produire en Europe. Elle fit partie de chœurs sur des enregistrements de Youssou Ndour, Myriam Mursal et de l'Afro-Celt Sound System. Son troisième album, totalement indépendant, « The Blessed Rain » (1997), continua dans le même esprit que « Pomegranate » et confirma à ses fans que le sien était voué un perpétuel voyage de découverte. Après douze ans à Londres, Ashley Maher revint s'installer à Los Angeles afin de pouvoir assister sa mère dans la phase terminale de sa maladie. Depuis le décès de celle-ci mère, Ashley travaille et se produit avec la bourgeonnante communauté de musiciens, danseurs et percussionnistes africains et latins de la ville. Son quatrième album, « Flying Over Bridges » (2006), fut produit par le camerounais André Manga et présente un brillant ensemble de musiciens world jazz du Cameroun, du Sénégal, du Brésil, du Vénézuéla, de l'Urugay et des États-Unis. L'engagement artistique profond d'Ashley envers les diverses cultures musicales du Sénégal a été motivé par son amitié de longue date avec Youssou N'Dour, mais s'est aussi récemment manifesté comme composante de sa personnalité musicale. En 2007, Youssou N'Dour incorpora une chanson co-écrite par Ashley, « Boul Bayékou », à son album « Rokku mi rokka », publié chez Nonesuch Records/Warner Music. Danceuse de sabar remarquable, Ashley Maher a depuis fait des apparitions sur scène en compagnie de Youssou N'Dour à Dakar ainsi qu'au Grand Bal de Bercy. Ashley surnomme son nouvel album, « Amina » (le cinquième et également produit par André Manga), « sa chanson d'amour dédiée au Sénégal ». Il est, à tout point de vue, l'une des plus belles tentatives par un artiste occidental d'intégrer l'univers musical sénégalais et de s'y confronter selon ses propres termes. « Amina » est l'oeuvre d'une artiste mature, passionnée par l'expression de ses talents lyriques (en anglais) sur des rythmes, des harmonies et des couleurs authentiquement sénégalais, mais aussi réaliste quant à la délicatesse de la tâche. Ceci, ainsi que son talent inouï de compositeur et d'interprète, ont permis à Ashley de remporter ce défi avec verve. Au Sénégal, la musique populaire connue en wolof sous le nom de mbalax, est le résultat d'une rencontre entre des percussions locales issues de la tradition des griots et des arrangements et sonorités afro-cubaines ayant fait « le voyage retour » depuis la Caraïbe pendant les années 1940, 1950 et 1960 . Elle s'est répandue depuis dans toute l'Afrique de l'ouest. Faisant ses débuts au milieu des années 1970, le mélange qui en ressortit fut modernisé par l'apport de rythmes de danse sénégalais plus complexes, de solos de guitare et de saxophone mélodieux et saisissants, de longs soliloques de tama et, occasionnellement, de chants religieux soufis aux inspirations musulmanes. Ce fut la naissance d'une nouvelle musique, tantôt nostalgique, retenue et officielle, tantôt festive, explosivement syncopée et irrésistiblement funky. L'Ashley Maher que nous découvrons dans « Amina » est, à tous les égards, une digne héritière de la tradition mbalax, tout en innovant par l'extension de la tradition au-delà de tout frontière connue jusque lors. Une longue et consciencieuse étude des vocabulaires polyrhytmiques des danses et percussions sénégalaises (contemporaines et traditionnelles) ont aiguisé son talent de danseuse et ont permis à Ashley Maher de maîtriser la composition globale d' « Amina ». La touche sympathique du producteur, M. Manga, n'enraye à aucun moment le rythme mbalax présent dans la quasi-totalité de l'album. Des membres clés du légendaire orchestre de Youssou N'Dour - le Super Étoile de Dakar - ont participé aux séances d'enregistrement de l'album dans la capitale sénégalaise, incluant le guitariste Jimi Mbaye et trois des percussionnistes du Super Étoile: le joueur de tama Assane Thiam, le jouer de bougarabou (sabar) Thio Mbaye, et le batteur Abdoulaye Lo. L'entreprise audacieuse d'Ashley Maher avec « Amina » a déjà commencé à étonner les foules au Sénégal-même (et au sein de sa diaspora dynamique de par le monde), lui accordant le respect qu'elle mérite. Badou Bousso, grande personnalité de la radio sénégalaise, considère « Amina » comme l'un des meilleurs albums mbalax « depuis bien longtemps » et lui reconnaît même un rôle bénéfique « pour le mbalax dans son ensemble ». Selon Bousso, pendant de la décennie passée, « le mbalax a été dominé et infesté par des arrangements saturés de marimbas et manquant d'harmonie tout comme d' une inspiration appropriées. « Amina » sera un grand coup de pied dans la fourmilière des artistes de mbalax et des producteurs qui seront obligés de retourner aux racines de la musique. Les artistes de mbalax faisaient de belles ballades comme « Amazing Grace » [d'Ashley Maher] avec de beaux arrangements de percussions (par exemple « Africa Remembers » [de Youssou N'Dour]), mais il semble que c'est maintenant du passé. J'espère qu' « Amazing Grace » changera tout ça. Ce que fait «Amina », en plus d'être un album ouvert au monde, tout en étant un album mbalax, c'est de faire revenir le mbalax à ses racines, bien qu'ignorer les intonations jazz de l'album serait impardonnable. En plus de ses apparitions scéniques avec Youssou N'Dour, Ashley Maher s'est produite maintes fois aux États-Unis et internationalement, et a une longue expérience de la scène. Elle a fait les premières parties du malien Salif Keita, du sénégalais Baaba Maal, de Zap Mama, du sud-africain Vusi Mahlasela et de l'ivoirienne Dobet Gnahore, parmi d'autres artistes phares africains. Une « figure culte pour un petit cercle de connaisseurs », comme l'a appelée une critique britannique, Ashley Maher espère, grâce à la parution d' « Amina », voir les rangs de ses fans se gonfler dans le mode entier, surtout si la reconnaissance au Sénégal s'avère aussi encourageante que les premiers signes l'indiquent. En attendant de la retrouver très prochainement en collaboration avec d'autres artistes africains en particulier Sénégalais, toute l'équipe de Piccmi lui souhaite le meilleur pour sa carrière musicale. Nafissatou SY - PiccMi.Com



1.Posté par journaliste le 21/10/2010 13:07 | Alerter
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Nafissatou, nga balma mais t' es pas serieuse. ca c une traduction textuelle de sa biographie en anglais.. l' honnete intellectuelle devrait te conduire a mentionner ta source... Pour ceux qui comprennent l' anglais mieux vaux lire la version originale en allant sur ce lien et en choisissant bio.

http://www.ashleymaher.com/

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