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Assassinat de l’étudiant Bassirou Faye: Les détails d’une enquête

Les parents de Bassirou Faye vont sans nul doute se réjouir de l’information livrée hier par le procureur Serigne Bassirou Guèye. Tombong Walli, présumé meurtrier de l’étudiant, a été arrêté et placé en garde à vue. En attendant la fin de l’enquête, ce policier, qui n’était pas de service, pourrait être jugé devant la Cour d’assises.


Rédigé par leral.net le Vendredi 17 Octobre 2014 à 00:42 | | 0 commentaire(s)|

Assassinat de l’étudiant Bassirou Faye: Les détails d’une enquête
L’affaire Bassirou Faye, assassiné le 14 août 2014 dans l’enceinte du Campus universitaire, commence à se démêler. La conférence de presse hier du procureur de la République a permis de lever un pan de cet assassinat qui éclabousse encore la Police nationale avec l’arrestation et le placement en garde à vue du présumé meurtrier.

Serigne Bassirou Guèye livre les détails de l’enquête : «L’enquête nous a permis d’avoir une personne sur qui pèsent de forts soupçons d’avoir tiré la balle qui a atteint mortellement Bassirou Faye. J’ai ordonné à la Dic de procéder à son arrestation. Il est en gardé à vue et l’enquête doit être poursuivie.» Il soutient qu’il sera jugé par le Tribunal de droit commun.

En d’autres termes, il fera face à la Cour d’assises. Lors de la conférence, il est resté muet sur l’identité du présumé meurtrier qui bénéfice, dit-il, d’une présomption d’innocence. Au cours des recoupements, son identité a été dévoilée : il s’appelle Tombong Walli.

Entre le 14 août et aujourd’hui, la machine judiciaire n’a pas été grippée malgré la complexité du dossier. Dès l’éclatement de l’affaire, le Parquet a mis en place le dispositif d’enquête nécessaire pour retrouver le tireur.

Il dit : «Nous nous sommes aussitôt après mis à la tâche. Le 15 août, le professeur Victor Mendes nous a donné son rapport, lequel résultait que la mort de Bassirou Faye faisait suite a un traumatisme crânien avec hémorragie interne et externe occasionné par une arme à feu.»

Il ajoute : «Nous avons aussitôt après sollicité l’expertise internationale pour procéder à une expertise balistique. C’est le lieu de remercier les autorités françaises ont mis à notre disposition, M. Alain Miras, expert, celui-ci nous a envoyé un pré rapport».

Au cours de l’exploitation de ce rapport, il a été découvert un étui de cartouche sur le lieu du drame. «Cette cartouche a été conditionnée et envoyée à l’expert. Et après analyse, il a estimé que c’était une cartouche compatible à la balle qui a tué Bassirou Faye», précise-t- il.

Après les analyses techniques et balistiques, la Division des investigations criminelles (Dic) met les bouchées doubles et réussit à dessiner le portrait robot du tireur. Lequel, selon le procureur Bassirou Guèye, a été confondu au cours de l’enquête par le témoin et par les éléments objectifs au cours de l’enquête.

Le procureur précise, en outre, qu’après avoir découvert la cartouche, la police a procédé à «ce qu’elle appelle dans son jargon au tir de comparaison». «C’est en ce sens que toutes les armes dont les policiers, qui étaient sur le terrain, étaient dotées, étaient envoyées en France», dit-il.

«Nous avons effectué des tirs pour les rassembler et les renvoyer à l’expert. Il s’agissait de 25 armes. Donc 25 cartouches ont été envoyées en France pour que l’expert les compare avec l’arme qui a tué l’étudiant», informe le procureur.

«Le rapport de l’expert est venu conforter le portrait robot que nous avons (fait). En effet, selon l’expert, aucune des armes recensées n’a percuté l’étui qui a été retrouvée. Cela veut dire que l’étui a été tiré par une arme qui ne faisait pas partie des munitions qui étaient régulièrement introduites dans le campus universitaire», a-t-il souligné.

Toutefois, cela conforte, d’après le maître des poursuites, la thèse selon laquelle le portrait robot était un élément de la police. Mais, le flic en question ne faisait pas partie du groupe de policiers envoyé à l’Ucad pour maintenir l’ordre.

«Cette enquête a permis aussi de designer le nombre de balles introduites dans le campus universitaire», explique le procureur. «Il en manquait une et aucune explication plausible n’a été donnée en ce sens», a-t-il dit sans entrer dans les détails. «L’arme utilisée par le suspect n’a pas été retrouvée», conclut-il. Mais, Tombong Walli a été retrouvé.

Le Quotidien






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