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Attaque contre l’hôtel Radisson de Bamako : IBK décrete l'état d'urgence et un deuil national de trois jours

L'état d'urgence est décrété au Mali pour une durée de dix jours suite à l'attaque avec prise d'otages à Bamako qui a fait 27 morts (bilan non encore officiel, Ndlr). Un deuil national de trois jours a également été annoncé.


Rédigé par leral.net le Samedi 21 Novembre 2015 à 08:51 | | 0 commentaire(s)|

Après l’attaque sanglante, vendredi 20 novembre, de l'hôtel Radisson Blu de Bamako, l’un des hôtels les plus huppés de la capitale malienne, le gouvernement a annoncé l'état d'urgence pour 10 jours à compter de vendredi minuit.

"Ce soir, le bilan est lourd", a déploré Ibrahim Boubacar Keita, le président malien, pendant une allocution à la télévision d'État, avant de déclarer trois jours de deuil national. Le chef de l’État a précisé que 21 personnes, dont deux assaillants, étaient mortes lors de cette attaque et qu’il y avait sept blessés.

Un responsable des Nations unies avait auparavant avancé sous le sceau de l'anonymat un bilan de 27 morts. Parmi les victimes figurent un ressortissant américain, un haut fonctionnaire belge de la Fédération Wallonie-Bruxelles en mission à Bamako et trois ressortissants chinois, ont annoncé leurs pays respectifs.

Au cours de l’attaque, douze salariés d'Air France, deux pilotes et dix membres d'équipage, ont été exfiltrés et conduits en lieu sûr, a annoncé la compagnie française, qui a décidé la suspension sine die de ses vols entre Paris et Bamako.

Revendication des jihadistes d'Al-Mourabitoun

Cette attaque a été revendiquée par des jihadistes d'Al-Mourabitoun, groupe affilié à Al-Qaïda. Dans la soirée de vendredi, le chef jihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar, a adressé un document sonore à la chaîne qatarie Al-Jazeera : "Nous les Mourabitoune, avec la participation de nos frères (...) d'Al-Qaïda au Maghreb islamique, revendiquons l'opération de prise d'otages à l'hôtel" Radisson Blu de Bamako.
L'attaque a débuté dans la matinée, se transformant en une longue prise d'otages, avant l'assaut donné par les forces spéciales maliennes pour libérer les 170 personnes retenues, après plus de sept heures de confrontation. Des forces spéciales françaises venues de Ouagadougou, au Burkina Faso voisin, ont participé aux opérations, "en assistance des forces maliennes", a expliqué vendredi soir le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

À la mi-journée, la France, qui intervient militairement au Mali depuis janvier 2013, avait également envoyé une quarantaine de membres du Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) au Mali. Sont également intervenus des membres de la Minusma (mission des Nations unies au Mali) et des militaires américains.

• Une cellule de crise a été ouverte au Quai d'Orsay, qui est joignable par téléphone au 01 45 50 34 60. L’Ambassade de France au Mali a fait de même au 00 223 44 97 58 20.

Avec AFP et Reuters








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