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Attentat à Nice : la ville s’était pourtant préparée

le 15 Juillet 2016 à 09:47 | Lu 624 fois

Attentat à Nice : la ville s’était pourtant préparée

Tous les exercices d’anticipation n’auront pas suffi. Dans la nuit de jeudi à vendredi 15 juillet, un homme au volant d’un camion blanc a foncé dans la foule, rassemblée sur la très populaire promenade des Anglais pour les traditionnelles festivités du 14-Juillet. Il a renversé les personnes se trouvant sur son chemin sur une distance de deux kilomètres. 84 personnes ont trouvé la mort, dont plusieurs enfants, et 18 blessés se trouvent toujours en « urgence absolue », selon le dernier bilan du ministère de l’intérieur.

Ces derniers mois, Nice  s’était préparée activement à l’hypothèse d’une attaque terroriste.

Un premier test avec le Carnaval

La ville, qui accueille chaque mois de février le troisième carnaval le plus fréquenté du monde  après Rio et Venise, avait mis en place un dispositif de sécurité spécifique, coordonné par le ministère de l’intérieur.

Une réunion avait eu lieu le 5 février entre les principaux responsables du département des Alpes-Maritimes et Bernard Cazeneuve, Place Beauvau à Paris. Cette rencontre devait servir  à préparer  les nombreuses situations compliquées attendues dans la région tout au long de l’année, avec des afflux de touristes pour le festival de Cannes  et pour l’Euro de football, lors duquel quatre matches étaient programmés au stade de Nice, l’Allianz Riviera.

Le Carnaval, avec un million de fêtards attendus, avait servi de premier test grandeur nature. « Des renforts conséquents » avaient été accordés à Nice, selon Marcel Authier, le directeur de la police  départementale.

Ils venaient s’ajouter aux 400 agents de la police municipale et aux 1 400 membres des forces nationales déjà déployés dans le département. Des démineurs et des chiens renifleurs d’explosif avaient été mobilisés. Par ailleurs, avec ses quinze caméras au kilomètre carré, Nice est l’une des villes  les plus quadrillées de France.

Une simulation en vue de l’Euro de football

En amont de l’Euro, Nice avait également dû, comme toutes les villes hôtes,organiser  un exercice de simulation, le 8 mars, en présence du GIGN. L’ensemble des forces de sécurité et des services de secours devaient parer  à toute éventualité, y compris la pire envisagée à ce moment-là : à savoir  un afflux de blessés provoqué par une attaque contre le stade de football.

Dans le scénario d’alors, les personnes devaient être  évacuées vers les hôpitaux de Nice, de Cannes et de Monaco. Ceux de Marseille  pouvaient également être sollicités, ainsi que l’hôpital militaire de Toulon, spécialisé dans le traitement des grands brûlés. « Toutes les hypothèses seront testées, y compris une attaquenucléaire, radiologique, bactériologique et chimique [NRBC] », promettait à l’époque François-Xavier Lauch, sous-préfet des Alpes-Maritimes.

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