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Au secours du service de radiothérapie de l’hôpital LE DANTEC

Le Sénégal comptabilise chaque année six mille six cents (6600) nouveaux cas de cancer dont cinq mille cent (5100) décès.
Selon les chiffres et estimations de l'Onu-Sida et de l'OMS, les décès liés au cancer représentent plus de trois fois le nombre de morts du VIH/Sida au Sénégal, voire plus importants que le VIH/Sida, le paludisme et la tuberculose réunis.
Les cancers du col de l'utérus et les cancers du foie sont les formes les plus diagnostiquées.


Rédigé par leral.net le Lundi 17 Février 2014 à 10:18 | | 1 commentaire(s)|

Au secours du service de radiothérapie de l’hôpital LE DANTEC
Si l’on se base sur le système d’estimation de l’Organisation mondiale de la santé (Oms), approximativement, soixante-dix mille (70000) personnes atteintes de maladies limitant l’espérance de vie ont besoin de soins palliatifs chaque année au Sénégal. Les recherches menées en 2012 et 2013 par Human Rights Watch au Sénégal indiquent que seulement une minuscule fraction des patients a réellement accès aux soins palliatifs. D’après Angela Chung de Human rights watch, "les informations les plus récentes renseignent que le Sénégal utilise une quantité annuelle de morphine qui suffit à peine à traiter environ 194 patients souffrant de douleurs dues à un cancer à un stade avancé". La chercheuse souligne que "jusqu’au moment de la rédaction de ce rapport, le Sénégal ne dispose d’aucun service spécifique de soins palliatifs en dehors de Dakar".
Le service de radiothérapie de l’hôpital Le Dantec, la seule structure de la sous-région, peine à couvrir la demande en soins de ses milliers de patients venus même des pays limitrophes.
Ces informations, si alarmantes ne semblent pas inquiéter nos dirigeants qui se soucient peu de la souffrance de ces milliers de Sénégalais qui n’ont d’autres solutions que d’attendre la mort dans un désespoir total.
Si on sait que la célébration de l’anniversaire de l’A.P.R. a coûté la bagatelle de sept cents cinquante millions de nos francs, on ne peut que s’indigner de l’absence de moyens matériels et humains dans cette structure. Et je ne citerai que cet exemple dont les puanteurs assez récentes continuent encore de taquiner nos narines.
Pendant que des dizaines de milliards, voire des centaines, chapardés par des malfrats encore impunis, sont gaspillés ou mal investis, le service de radiothérapie de l’hôpital Le Dantec continue de patauger dans la précarité.
Il compte actuellement deux médecins, deux techniciens et deux physiciens. L’unique machine disponible est vétuste. En cette époque où l’on parle de machines ultramodernes appelées accélérateurs linéaires, la cobalthérapie utilisée à Le Dantec est devenue obsolète. Datant de 1989, elle a subi d’infinis colmatages qui n’ont réellement servi qu’à la rendre plus inadaptée aux besoins de plus en plus pressants des populations. Pourtant une machine de radiothérapie toute neuve, coûte de 1,5 million de livres sterling (environ 1,8 million d’euros), soit environ un milliard cent quatre-vingt millions F CFA, source : http://www.ambafrance-uk.org/Un-nouvel-accelerateur
Que représente ce montant dans un budget annuel de deux mille sept cents trente-deux milliards ? Que représente ce montant face aux cent vingt-sept milliards quatre-vingt quinze millions du ministère de la santé ? Que représente ce montant par rapport aux milliards investis dans le sport qui ne donne encore que peu de satisfaction ? Que représente ce montant devant les millions distribués ça et là par les personnalités de l’Etat pour les vils besoins d’un parrainage des soirées de gala et autres frasques des éternels hédonistes.
Existe-t-il dans ce pays et en cette époque une maladie qui requiert plus d’attention de la part des autorités ? Plus que le diabète, sinon autant, elle mérite l’érection d’un centre spécialisé avec un plateau technique plus modernes et un personnel suffisant et bien formé pour prodiguer des soins de qualité.
Mais si cela n’entre pas dans les priorités de ceux qui gouvernent ce pays le cancer continuera de faire des ravages et parmi les populations les plus démunies. C’est une question de volonté et ils en ont eu pour financer des projets moins urgents. Puisqu’ils trouvent toujours les moyens d’aller se faire soigner dans les hôpitaux les plus modernes de l’Occident, ils doivent penser aux "badolos" sous le soleil caniculaire qui leur permettent d’être à l’ombre.
Wassalam.
Momar Ibn Sidaty
serignediagne@yahoo.fr
Le 07 février 2014







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