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[Audio] SENELEC- Les imams veulent généraliser leur combat : Appel à une JIHAD NATIONALE contre les factures

Pour un bilan d’étape, le Collectif des quartiers résidents de Guédiawaye est satisfait de son parcours. Les Imams refusent toujours de payer l’électricité et demandent aux populations de faire pareil. Une deuxième marche est prévue, en attendant de franchir une «autre facette du combat».



Rédigé par leral.net le Vendredi 19 Décembre 2008 à 12:03 | | 0 commentaire(s)|

[Audio] SENELEC- Les imams veulent généraliser leur combat : Appel à une JIHAD NATIONALE contre les factures





Ils apprennent à leurs concitoyens à se déprendre des idoles et icônes politiques pour prendre leur destin en main. Les Imams de Guédiawaye s’offrent en exemple et proposent à la population sénégalaise de s’approprier leur combat pour arrêter les surfacturations injustifiées de la Société nationale d’électricité (Senelec). Hier, ils étaient en conférence de presse à la Salle des fêtes de Guédiawaye pour présenter la suite de leur plan d’actions, après leur rencontre avec le ministre de l’Energie. Imam Youssoupha Sarr, lisant la déclaration liminaire, reste ferme et déterminé quand il constate que «les propositions du Conseil interministériel sont en de ça des attentes des populations». L’assistance nombreuse est visiblement acquise à sa cause. Elle acclame et fouette l’ego de l’Imam à chaque fois qu’il rappelle le mot d’ordre qui revient comme une ritournelle : «On ne paye plus les factures de la Senelec jusqu’à nouvel ordre.» En réalité, le Collectif des résidents des quartiers de Guédiawaye ne veut plus limiter ce refus de payer les factures à leur espace. Ils veulent que ce mot d’ordre soit respecté par l’ensemble de la population. Ils appellent les citoyens à prendre leur responsabilité. «Seuls, nous ne pouvons pas faire reculer la Senelec», concède Imam Sarr. C’est pourquoi, il exhorte les autres localités à épouser leur combat en refusant les surfacturations de la société distributrice de l’énergie au Sénégal. D’ailleurs, l’Imam révèle qu’ils reçoivent beaucoup de témoignages de soutien de la part de citoyens indépendants. Mais, il pense que l’heure n’est plus aux encouragements. «Elle est plutôt à l’action, la meilleure manière de nous aider, c’est de refuser de payer sa facture.» Cette volonté des Imams d’étendre leur lutte, sur le plan national, n’est pas une simple déclaration d’intention. D’après des informations glanées au sein du collectif, les Imams savent sur qui compter pour vulgariser leurs initiatives. DIOURBEL ET SAINT-LOUIS POUR COMMENCER Lors de la conférence de presse, l’Imam Sarr a refusé de parler de la stratégie malgré les interpellations répétées des journalistes présents à la rencontre. Mais, en réalité le collectif peut compter déjà sur des contacts établis à Diourbel, Saint-Louis et à l’intérieur de la capitale pour massifier la lutte, apprend-t-on de sources autorisées. Ils sont, pour la plupart des mouvements associatifs, des chefs religieux et des notables qui ont pris langue avec le collectif de Guédiawaye pour prendre le flambeau de la lutte, renseignent nos interlocuteurs. De toutes les façons, les Imams ne campent pas sur une position attentiste par rapport à une éventuelle réaction des Sénégalais. A côté de cette démarche, ils projettent d’organiser une grande marche pour maintenir la pression sur les autorités. Imam Sarr informe que cette manifestation dont la date sera fixée lors de l’Assemblée générale prévue le dimanche prochain, sera tenue dans le respect de la loi et des règlements en vigueur au Sénégal. Après cette marche, si les autorités ne baissent pas les prix de l’électricité, les Imams promettent de franchir une nouvelle étape avec «une autre facette de la lutte», met en garde l’Imam Sarr source le quotidien et archipo.com






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