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Auto Patrick Zaniroli, initiateur de la « Transafricaine Classic » : “Redonner au rallye ses vraies valeurs”

Comme compétiteur, il a remporté le « Dakar » en 1985 et a été 2ème en 1980, 1984 et 1987 en 12 participations. Comme organisateur, il a été directeur sportif du « Dakar » de 1994 à 2005, entre autres hauts faits. Aujourd’hui, fort de ses 25 ans au service de l’organisation et de la promotion des rallyes raids, le Français Patrick Zaniroli se présente comme « l’un des plus grands experts en 4X4 ». Il y a 3 ans, il a lancé la « Transafricaine Classic » dont la dernière édition a livré ses verdicts samedi sur les bords du Lac rose à Dakar (Cf. notre édition du lundi 1er décembre). L’occasion était belle pour en savoir un peu plus sur ce rallye d’un genre nouveau. Explications de « Zani »...


Rédigé par leral.net le Jeudi 4 Décembre 2008 à 01:26 | | 0 commentaire(s)|

Quel est le concept de ce rallye qui ne se veut pas comme les autres ?

Il s’agit simplement de redonner les vraies valeurs aux amateurs tels que Thierry Sabine l’inventeur du « Dakar » les voulait. C’est-à-dire un rallye pour les amateurs où les pros avaient leur place. Or, ce qu’on voit aujourd’hui, ce sont des rallyes de pros payés par les amateurs. C’est donc un concept totalement différent. Surtout que ce n’est pas la vitesse pure qui prime. Il ne s’agit pas d’avoir la meilleure voiture ou une voiture plus puissante pour gagner. On cherche des moyennes et en fonction de l’âge des voitures. On n’a donc pas besoin d’avoir une super auto pour y prendre part ; et l’on a presque les mêmes sensations pour le dixième du prix d’un « Dakar ».

C’est ce qui explique certainement qu’il n’y ait pratiquement pas de casse ?

Tout à fait. En plus, le règlement est moins strict. Sur le « Dakar » par exemple, on est hors course si pour cause de casse, on ne prend pas le départ le lendemain. Ici, on s’en tire juste avec des pénalités. Ce qui fait que sur 95 concurrents au départ, il y ait 94 à l’arrivée.

Pourquoi avez-vous surnommé ce rallye « le petit rallye qui monte » ?

Parce qu’à l’exception du « Dakar », les rallyes-raids sont en perte de vitesse. Il faut donc revenir aux vraies valeurs. Dépenser 200 000 euros pour le « Dakar », ce n’est assurément pas la bonne direction. Et notre rallye intéresse de plus en plus de gens.

Votre rallye a pu traverser la Mauritanie sans encombres, alors que le « Dakar » 2008 avait été annulé pour cause de menaces terroristes sur ce territoire. Etes-vous à l’abri de tels soucis ?

En fait, ce qui s’est passé plus tôt cette année, ce n’était pas un problème de la Mauritanie, mais plutôt du « Dakar » qui a été victime de sa notoriété. Nous, on est moins connu. En plus, nous sommes passés très à l’ouest de la Mauritanie pour ne pas tenter le diable, on ne sait jamais. Dans tous les cas, j’estime que la Mauritanie avait été injustement accusée et qualifiée de pays terroriste. Le risque zéro n’existe nulle part. Et même dans des pays sûrs, il peut arriver des menaces. Il s’agit simplement de les limiter au maximum.

Cette 3ème édition a donc été une réussite, selon vous. Donc, il n’y a aucune raison de changer la formule ?

Il y aura certainement des changements. Mais, on en fera une annonce générale le 17 décembre. On annoncera la couleur à cette occasion.

Avec encore plus de concurrents ?

Certainement. Mais, on n’ira jamais jusqu’aux 500 à 600 participants. Là, on était une centaine de concurrents. On pourra un jour monter jusqu’à 200. Ce sera le maximum pour pérenniser la convivialité et l’esprit d’entraide qui prévalent. Il faut trouver le juste milieu. Je n’ai pas quitté le gigantisme du « Dakar » pour le créer à nouveau ici.

Recueillis par B. Khalifa Ndiaye Le Soleil






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