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Autoroute Ila Touba : Mouvement d'humeur chez les ouvriers qui exigent de meilleures conditions de travail

C’est le y en a marre à la direction chinoise du projet de l'autoroute à péage Ila Touba de Keur Mor Ndiaye. Plus de 200 travailleurs ont observé, hier, un arrêt de travail pour exiger de meilleures conditions de travail et leur régularisation.


Rédigé par leral.net le Mercredi 11 Mai 2016 à 08:55 | | 2 commentaire(s)|

Autoroute Ila Touba : Mouvement d'humeur chez les ouvriers qui exigent de meilleures conditions de travail
A la société bénéficiaire du contrat commercial pour le financement et la construction de l’autoroute Thiès-Touba, China road and bridge corporation (Crbc), Le Quotidien informe que les travailleurs observent un mouvement d’humeur. Les ouvriers exigent de meilleures conditions de travail et demandent à leurs employeurs de se conformer à la législation sénégalaise. Le porte-parole des travailleurs, Amadou Kane Guissé, a énuméré les points de revendications : « Nous exigeons la signature de contrats de travail pour tous les travailleurs parce que nous travaillons ici depuis neuf mois mais nous n’avons pas encore de contrat. Il en est de même pour l’augmentation des salaires et le paiement des indemnités de fin de contrat. Nous demandons aussi la prise en charge totale des employés, la non-ingérence dans les affaires ouvrières, le paiement des indemnités et frais de contrat pour tous les travailleurs mais aussi le libre accès au service et un réaménagement de l’horaire ».

A ce titre, disent-ils, les ouvriers ont interpellé la direction de l’entreprise pour lui expliquer les problèmes auxquels ils sont confrontés au sein de l’entreprise. Mais, regrettent les travailleurs, « la direction n’a pas réagi ». « C’est pourquoi, nous sommes sortis pour dénoncer nos conditions de travail afin d’informer les autorités compétentes pour qu’elles puissent trouver une solution », déplorent ces travailleurs qui regrettent : « Nous travaillons dans de très mauvaises conditions alors que ce projet qui, en plus d’être porté par le gouvernement sénégalais, coûte plus de 400 milliards ». Pour l’heure, les ouvriers ont saisi l’Inspection du travail de Thiès et se disent prêts à aller jusqu’au bout parce qu’ils en ont marre.






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