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Aux urnes le 26 février pour sauver notre cher Sénégal du chaos!

Il y a de cela, bientôt deux ans, le dimanche 22 Mars 2009 , les sénégalais toutes couches confondues, tels des fourmis laborieuses et silencieuses, en toute sérénité, malgré le folklore assourdissant, les fresques et frasques provoquées par les cigales libérales et leurs alliés avaient rabattu par la voie des urnes le caquet à ces dernières, et ramené par la même occasion les pendules de l’horloge de nos valeurs millénaires d’honneur, de dignité à l’heure.


Rédigé par leral.net le Dimanche 26 Février 2012 à 00:31 | | 0 commentaire(s)|

Aux urnes le 26 février pour sauver notre cher Sénégal du chaos!
L’enthousiasme consécutif à cette éclatante victoire ne nous avait pas pourtant empêché d’inviter les acteurs politiques et ceux de la société civile à ne point baisser l’élan pour ce noble combat à travers une contribution dans la presse : « Ne jetez surtout pas le manche après la première cognée ! ». Même si ces élections avaient pour enjeu le contrôle des collectivités locales administrées en grande partie par des élus formés pour la plupart à la nouvelle école libérale de la médiocratie et de la voyoucratie avec comme spécialités : magouilles, prévarications, spoliations des terres, bradage foncier, au grand dam de leurs occupants originels et légitimes, force est de reconnaître que d’autres enjeux de taille qui engageaient à la fois la nature républicaine et l’avenir de notre Etat avaient été bien pris en compte.
D’autant plus que la plus part des candidats du parti au pouvoir pour ces élections locales gagnées par l’opposition et la société civile, étaient en majorité des ministres, députés, directeurs généraux, Pca. Ce qui était une illustration parfaite de rejet, de désaveu de ces barons du régime de Wade par les populations de leurs propres localités. Le glas du régime de l’Alternance venait de sonner. Les messages qui avaient été lancés par le peuple souverain à travers cette sanction populaire étaient les suivants .En premier lieu que le Sénégal n’est ni le Zaïre, encore moins le Togo pour une dévolution monarchique du pouvoir de père en fils. En second lieu, que l’on ne se moque pas éperdument et impunément de la République et des Sénégalais en louant un bateau croisière à huit milliards pour deux nuitées seulement à l’intention de leurs « hôtes » de l’OCI pour y abriter des soirées particulières, pendant que les populations des banlieues dormaient et mangeaient dans les zones envahies et infectées des inondations, et que les pauvres paysans souffraient de la disette . Depuis, beaucoup d’eau de scandales, d’ignominie , de forfaiture a coulé sous les ponts du régime de Wade, aussi bien dans la gestion de la chose publique ( gestion de l’Etat, bonne gouvernance, respect des institutions), que dans la non satisfaction de la demande sociale, face à l’évolution du chômage, la paupérisation croissante des sénégalais, la hausse galopante des denrées et des produits de première nécessité( riz, sucre, huile, carburant, gaz etc..), un service de santé inexistant, des campanes agricoles successives désastreuses, faute par l’Etat libéral de livrer des semences, et d’assurer l’écoulement des maigres récoltes des paysans, la misère des pêcheurs du fait du pillage de nos mers dont les ressources halieutiques ont été bradées par l’octroi excessif des licences de pêche délivrées aux bateaux prédateurs étrangers par ce régime mafieux. On pourrait à l’infini égrener la liste de ces forfaits. On se contenterait tout juste d’en rappeler quelques uns. Le scandale de la valise de Ségura, le rapport de l’ARMP qui avait épinglé bon nombre de ministres, directeurs généraux sont encore présents dans nos mémoires (une simple cuillère à 80.000 frscfa !). Nous pourrions ajouter sur cette liste les scélérats décrets de découpage administratif de certaines localités perdues par le régime de WADE pour ne citer que Mbane, Sangalkam avec leur cortège de morts et de blessés, du fait de la répression aveugle des forces de l’ordre. Et que dire de la tentative avortée de faire passer l’inique projet de loi pour la victoire du candidat au premier tour du scrutin présidentiel avec un taux de 25 pour cent seulement des suffrages exprimés en cette mémorable journée du 2 3 juin2011 qui est devenue une date symbole de retrait par le peuple de sa souveraineté à ses mandants plus précisément à certains députés de l’alternance et non du peuple, devenus indignes de sa confiance ? Ce fut un aveu de taille de la part du Président Abdoulaye WADE, quant à son impopularité sans cesse grandissante.
Devrait encore on ajouter dans le rayon des pitreries wadiennes ce grotesque monument de la renaissance, prétexte d’un honteux deal foncier qui a occasionné à l’Etat du Sénégal un manque à gagner de près de cent milliards, si on tient compte de la valeur vénale du mètre carré du terrain sur le quel a été érigée la statue de ce monstre ? Quid du Fesman qui a été un véritable flop et qui a englouti plus de 45 milliards pour satisfaire les caprices ludiques de l’autre enfant du Président, laissant un goût amer à nos artistes locaux snobés et méprisés, et les prestataires de service dans le désarroi pour non paiement de leurs services rendus ?
Et quoi d’autre ? La crise qui agite, le milieu syndical, notamment le secteur de l’Education avec les enseignants qui courent depuis des années derrière leurs légitimes réclamations et la menace d’une année blanche qui plane sur la tête des élèves et étudiants au bord du désespoir ? Devrait on faire l’économie des actes posés par le Régime de Wade qui constituent une menace certaine pour la cohésion entre musulmans et chrétiens, sa tentative de créer des conflits entre les différentes confréries religieuses, et dans leur sein, réussissant des fois à créer des confrontations entre membres d’une même famille, la profanation des sanctuaires et lieu de culte comme la cathédrale, et la zawya tout dernièrement envahies par les forces de l’ordre à coups de grenade lacrymogènes ? Les membres du Régime du Président Abdoulaye WADE ont pressuré la sueur, les larmes des honnêtes et laborieux sénégalais des villes, des campagnes pour rendre onctueux leur couscous. Ne pouvant venir à bout de leur boulimie gargantuesque à satisfaire leurs besoins insatiables de luxe et de luxure, ils ont entrepris aujourd’hui d’arroser cet infect et fétide millet du déshonneur par une sauce d’un autre genre : le sang frais de nos frères et sœurs, fils (exigences de sacrifice rituel, mystique ?) exterminés lors des marches et manifestations pacifiques. La forte abstention constatée chez les militaires, policiers, corps para militaires, malgré de fortes pressions lors des scrutins du 18 et 19 Février 2012 est assez révélatrice du grand malaise et mécontentement dans leurs rang, car vivant les mêmes problèmes que leurs compatriotes civils. En sus, ils dénoncent l’indifférence, voire le mépris affichés par le faux candidat Wade qui utilise pour les besoins de sa campagne, leur seul avion militaire disponible pour leurs opérations de contrôle, de ratissage, d’évacuation des blessés. La décision du Conseil Constitutionnel ayant validé la candidature tant décriée du président Abdoulaye WADE pour un troisième mandat, quelque surprenante et contestée qu’elle soit parce que inconstitutionnelle, immorale, indécente ne devrait pas pousser les autres candidats à refuser d’aller au vote. Aujourd’hui tous les regards sont braqués aujourd’hui de manière peu glorieuse, car terni aujourd’hui par le régime honni de l’Alternance sur notre cher Sénégal, hier terre d’honneur et d’hospitalité, de générosité, de grands hommes, d’illustres saints, savants, hommes de l’art et des lettres comme feu le poète et Président Léopold Sédar Senghor. Les rumeurs entretenues d’une machine de fraude électorale ne devraient en aucune manière créer la fébrilité des leaders candidats, encore moins les électeurs au point de boycotter le vote. Ce serait vraiment faire la part belle au Président Abdoulaye WADE et sa bande qui sont loin d’être prêts pour affronter le peuple aux urnes, conscients de leur rejet par ce dernier. Aujourd’hui, le camp du candidat de Fal 2012 et ses alliés ont perdu le sommeil des justes, des honnêtes gens depuis fort longtemps. Les langues les plus fourchues dans son camp si enclines à aboyer pour plaire à leur maître se sont tues. C’est la frousse, la terreur qui s’installent dans leurs luxueux manoirs, qu’ils seraient prêts à échanger aujourd’hui contre la moite chaumière d’un paysan des profondeurs, sans eau, ni électricité, leurs luxueux bolides contre des charrettes pour retrouver la paix de l’âme à jamais perdue pour avoir pactisé avec le diable. Ils savent mieux que qui conque que leurs méga meeting de campagne surdimensionnés par l’inqualifiable directeur de leur télévision, et les transbordements et convoiements de bétail électoral, à 5000 francs la journée lors des déplacements de leur candidat ne peuvent plus impressionner, encore moins tromper les sénégalais, saturés mais suffisamment édifiés des espiègleries du Président Abdoulaye WADE. Ce dernier aujourd’hui isolé par la Communauté internationale, évité par ses pairs qui le fuient désormais comme la peste, car devenu infréquentable et désolé du fait de son âge handicapant pour gérer un Etat suscite la compassion chez bon nombre de sénégalais, à l’ exception de sa famille et de sa cour de larbins et d’opportunistes. Ses chantiers infrastructurels qu’il brandit à tout bout de champ ont laissé de marbre les sénégalais dont leur président s’est évertué à détruire les chantiers vertueux des cœurs et des esprits. La communauté internationale à savoir l’Union Européenne, l’OUA sont sur place et ont envoyé des observateurs pour superviser le bon déroulement du scrutin. Au vu de ce qui précède, face à la détermination des sénégalais à aller massivement voter, et la vigilance des représentants et mandataires des lieux de vote, suffisamment formés pour déjouer toute tentative de fraude, il est certain que le Président Abdoulaye ne franchira même pas le seuil du premier tour. Dans une approche spirituelle, en croyants que nous sommes, nous ne devons douter un seul instant que Dieu le Seigneur Tout Puissant sera du côté des sénégalais opprimés face à des gens sans foi ni loi, si ce n’est leurs seuls intérêts, bassement égoïstes. On peut sincèrement penser que ce que le Président est en train de faire aux sénégalais qui lui ont pourtant tout donné ne devrait pas plaire à notre Créateur. Par conséquent, l’on ne devrait pas dissuader les braves et dignes sénégalais fatigués, à exercer à nouveau leurs droits et leurs devoirs citoyens et républicains, après la cognée de mars de 2009, et à reprendre le manche pour faire tomber pour de bon ce baobab de l’Alternance jadis admiré, aujourd’hui banni parce que symbole des contre valeurs au détriment des vraies valeurs et vertus cardinales. Nos chers compatriotes en accomplissant leur devoir citoyen ce dimanche 26 Février 2012, régleront pour de bon les pendules de l’horloge qui poursuivront la nouvelle marche inexorable du Sénégal entamée depuis le 19 Mars 2000. Ce sera alors la nouvelle Alternance, la vraie cette fois, celle pour la quelle d’illustres patriotes se sont battus depuis des lustres comme les regrettés feux, Cheikh Anta Diop, Oumar Blondin Diop, Mamamadou Dia le Grand Mawdo, Sémou Pathé Gueuye, les anciens dignes et loyaux compagnons de l’opposant Wade, entre autres les vieux Mass Dia, Meulo Gueuye, Coumba Ba, Boubacar SALL, le lion du Cayor, Cheikh SARR et ceux tombés tout dernièrement sur le champ de l’honneur qui seront les grands absents physiquement s’entend, mais présents dans nos cœurs, ce grand soir du 26 Février 2012 : celle des gouvernants au cœur et à l’esprit purs, aux mains propres au service exclusif de leur peuple souverain.
Maître Djibril WAR
wardjibril @yahoo.fr






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