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BANLIEUE - Oubliés par le système éducatif : Cent enfants aveugles prennent le chemin de l’école grâce à l’Ong SightSavers

Dès la rentrée prochaine, 100 enfants aveugles et mal voyants de la banlieue dakaroise seront pris en charge par l’Ong SightSavers dans le cadre du Projet Education inclusive, mené en collaboration avec lPrise en charge des enfants handicapés visuelsa direction de l’enseignement élémentaire. Une bouée de sauvetage pour des enfants généralement oubliés par le système.


Rédigé par leral.net le Mardi 13 Septembre 2011 à 17:12 | | 0 commentaire(s)|

BANLIEUE - Oubliés par le système éducatif : Cent enfants aveugles prennent le chemin de l’école grâce à l’Ong SightSavers
La prise en charge des enfants frappés d’un handicap pose souvent problème au Sénégal. Mais quand il s’agit d’enfants handicapés visuels, le problème se pose avec encore plus d’acuité. Hormis l’Institut national de formation des jeunes aveugles de Thiès (Inefja), la seule autre structure existante reste l’institut privée La Lumière. Une situation qui a privé de scolarisation une bonne partie des enfants handicapés visuels en âge scolaire. Abdou Diao le Directeur de l’enseignement élémentaire (Dee) qui présidait hier la restitution d’un rapport sur la Cartographie des enfants handicapés visuels dans les communes des départements de Pikine, Guediawaye et Rufisque souligne ainsi que le système éducatif en place «marche bien», mais que le volet où ça marche moins, c’est la prise en charge des enfants à besoins éducatifs spéciaux, qu’il s’agisse des porteurs de handicap moteur, intellectuel ou visuel.

Aujourd’hui, le Sénégal cherche à corriger cette défaillance à travers un partenariat noué avec l’Ong anglaise, SightSavers. Ainsi, dès la prochaine rentrée, 70 enfants mal voyants et 30 autres aveugles seront pris en charge dans les écoles de la banlieue dakaroise. L’initiative qui en est à une phase expérimentale va s’atteler à «renforcer les capacités du système de manière générale pour que les enseignants, les structures et l’environnement puissent permettre d’inclure des enfants qui ont des besoins spécifiques dans les écoles qui existent déjà, aux côtés des enfants dits normaux». La chose reste possible, souligne le Dee qui précise que les enseignants des écoles où seront regroupés ces enfants vont bénéficier de formation, afin de les rendre aptes à prendre en charge ce type d’handicap. «Le projet Education inclusive vise aussi la mise à niveau des structures en termes d’environnement, de matériel didactique et d’infrastructures pour permettre aux enfants non-voyants d’évoluer pleinement et d’avoir leurs chances pour une éducation de qualité comme celle qu’ont les autres enfants», indique-t-il. Même si la loi stipule que l’école est obligatoire pour les enfants de 6 à 16 ans, elle reste un défi pour beaucoup d’enfants handicapés du fait de l’absence d’une offre éducative appropriée. L’étude menée en amont de ce projet apporte ainsi des réponses aux questions suivantes : «Où se trouvent les enfants aveugles, dans quel espace se trouvent-ils et quel est le niveau ou la qualité de l’offre éducative sur place ?»


Des enfants issus de milieux pauvres
L’étude réalisée par le Conseil pour la réhabilitation et l’intégration des personnes handicapées (Coriph) a recensé 742 enfants frappés d’un handicap visuels dans 135 quartiers des départements de Pikine, Guédiawaye et Rufisque. Mais, soulignent les auteurs «une généralisation de la cartographie dans toutes les communes des trois départements démontrerait l’existence d’une grande population d’enfants handicapés visuels, singulièrement des mal voyants». L’étude qui a été menée selon ses auteurs dans des quartiers particulièrement vulnérables où «sévissent la pauvreté, l’entassement des populations, les inondations et l’insalubrité» met en lumière que globalement, «les parents des enfants identifiés vivent dans de réelles difficultés économiques». En effet, l’étude révèle que la majorité des parents d’enfants handicapés visuels tirent leurs revenus «d’activités informelles comme le petit commerce ou l’artisanat». Cette proportion représente les 42,56% tandis que 19,28% seulement sont des salariés et 34,43% sont sans revenus. Une précarité qui affecte les enfants dans la mesure où ceux qui sont en âge d’aller à l’école ne sont pas scolarisés du fait essentiellement de la négligence des études par les parents, de l’absence de suivi médical ou encore par manque de fournitures. L’étude qui dénombre 13 enfants non-voyants attire l’attention sur les mal voyants qui courent le plus gros risque. «On estime qu’ils sont en danger d’exclusion si leurs besoins éducatifs particuliers ne sont pas pris en compte et satisfaits», relève l’étude. Les enfants aveugles n’étant tout simplement pas pris en compte par les écoles publiques qui ne sont pas équipées pour les recevoir. A côté de ces mal voyants, 99 autres enfants en âge préscolaire restent en marge du système, faute de places.

Un autre problème mis en exergue, c’est la faiblesse de l’offre scolaire dans ces quartiers populaires. Ce qui réduit encore plus les chances des enfants mal voyants d’accéder à l’école.
Dans le reste du pays, la situation est encore plus préoccupante. Selon le Dee, tous les enfants ne peuvent pas accéder à l’institut La Lumière ou à l’Inefja. «A Thiès même, il y a des gens qui sont laissés en rade, a fortiori à l’intérieur du pays. Les besoins sont énormes. Mais ce sont des questions très difficiles ; c’est pourquoi,

Le Quotidien






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