BONNE GOUVERNANCE : SUBSTRAT AU SERVICE DES RUPTURES ?

Rédigé le Dimanche 13 Janvier 2013 à 10:53 | | 1 commentaire(s)


BONNE GOUVERNANCE :  SUBSTRAT AU SERVICE DES RUPTURES ?
La bonne gouvernance pourrait être une fabrique de solutions pour que les ressources de l’Etat, dans le cas du Sénégal, soient employées de manière adéquate ou idoine, par exemple.

Ici, la difficulté avec laquelle l’Etat reste confronté est, sans conteste, l’emploi des ressources publiques. Notamment celles financières, humaines et autres.
Comment, de ce fait, réduire les déficits enregistrés et les dysfonctionnements identifiés en tant que conséquences desdits déficits ?

Par ailleurs, le contexte politique national informe sur l’importance du retard en développement, la grande faiblesse du niveau de vie du plus grand nombre des populations, l’absence de future pour la jeunesse et l’accentuation d’une délinquance politique qui détourne, sans cesse, les ressources de l’Etat.

En outre, l’énergie, mieux, la débauche d’énergie constatée au cours des deux derniers trimestres de 2012, sans compter les centres de coûts qui en découlent et l’effervescence politique qu’elle suscite, éloignent l’Etat du Sénégal de certaines priorités.

Le spectacle enregistré au cours des mois de Novembre et Décembre 2012, l’escalade, à un rythme galopant de l’agitation et de la violence installent notre pays dans un désordre terrible.

Il est urgent, donc, que le pouvoir d’Etat protège l’ordre social national dans la capitale. D’autant que le mauvais encadrement de la pratique de la démocratie, l’impunité permise à la délinquance politique et l’expectative observée par le pouvoir d’Etat incitent à croire que les ruptures, les transformations et la pédagogie du changement attendues pourraient ne relever que de l’utopie. Quelques fois tout ressemble à de la combine !

La bonne gouvernance, sans verser dans une quelconque théorisation, ne devrait être qu’une fabrique de solutions pour encadrer l’utilisation des ressources publiques nécessaires à l’éradication des mauvaises conditions de vie des populations du Sénégal. Rationaliser l’emploi des ressources est une priorité.
La structure actuelle de la Loi de Finances du Sénégal favorise – t – elle, par exemple, l’accélération de la création de richesses nationales ?

Oui, traquer les auteurs avérés ou supposés de détournement des deniers de l’Etat est à encourager. Seulement, au lieu de ne s’attarder que sur la répression des effets nés des turpitudes ou de la prévarication, supprimer les causes parait plus essentiel. Pourquoi tout ce dilatoire ?






Bâtir maintenant, un système de pertinence de nature à réduire, à court terme, les kystes de la délinquance politique demeure, en somme, une priorité. Proposer une philosophie ne mettant en valeur que l’éthique s’impose. Enfin, aseptiser entre 2012 et 2019 les procédures afférentes à l’emploi des deniers publics constitue l’essence du redressement attendu. Comment s’expliquer, alors, les lenteurs ?

L’opinion nationale souhaite, dans la majeure partie de ses segments, que l’Etat s’allèle à donner au service public national ses fonctions de moteur de développement, de support citoyen, de sentinelle de l’éthique et d’unique recours du peuple. Freiner le juridisme est n’est-il pas une urgence ?

Dés lors, dans le dispositif mis en place pour que l’opérationnalité de l’Etat soit totale, on devrait se préoccuper, dans le cadre de la bonne gouvernance, des actions qui sont, par suite :

• Une structuration de la Loi de Finance du Sénégal afin que le financement des politiques génératrices des richesses soit possible

• Une rationalisation de la dépense publique

• Un meilleur encadrement de la division du travail pour privilégier l’opérationnel sur le fonctionnel. Financer les prestations d’un agent de l’éducation ou de la santé est préférable au financement des prestations de certains membres de cabinets. C'est-à-dire, consolider le service essentiel et différer la consolidation du service non essentiel demeurent une expression de rupture radicale. La pléthore des fonctionnels est à combattre.

• Une gestion capable de stabiliser la progression de la masse salariale publique en restructurant l’indemnisation

• Un réexamen de la structure des Institutions Représentatives du point de vue de leur financement : Assemblée Nationale
Conseil Economique Social et Environnemental
Collectivités Locales et autre Connexes,

• Une moralisation du recrutement des serviteurs de l’Etat en ce qui concerne, par exemple,
a) L’occupation des positions et l’exercice des mandats électifs,
b) Le pourvoi des postes de travail dans la Fonction Publique
c) La réforme des rôles dans le parapublic : l’intérêt d’un Président de Conseil d’Administration se pose, car le nombre de PCA avoisine actuellement, celui des Députés ou des Sénateurs avant la suppression du Sénat…..

d) Une harmonisation du contrôle dans l’Administration en le rendant moins coercitif et plus didactique : la promotion du conseil et de l’assistance serait à développer





e) Un renforcement de l’encadrement de l’éthique grâce à l’organisation d’ateliers de mise à niveau au profit des serviteurs de l’Etat.

Il est à retenir le fait que le degré atteint par la gabegie, l’affection de la parade, de l’apparat, du goût très prononcé des effets de démonstration surprend et contraste fortement, avec le niveau de l’indigence ou du désarroi qui caractérise la population au Sénégal.

Enfin, la bonne gouvernance devient l’unique recours avant le ravage social. Et sa fonction de régulation importe beaucoup plus que celle de coercition.

Rupture et redressement, pour dire bonne gouvernance, passent par des transformations dont l’impact permet au pouvoir d’Etat d’avoir, d’abord, des ressources disponibles. Pour financer certaines politiques, disposer d’un service public et mettre en place une décentralisation.

Nous voulons aussi, par ce genre d’analyses, que les compétences décisionnelles publiques aient une idée des principes fondateurs et directeurs qui peuvent, sans prétention, contribuer, entre autres, à la mise en place d’une politique pour réussir, à la longue, la bonne gouvernance.

Enfin, cette première approche suggère un train d’idées de solution après avoir problématisé la nécessité de restructurer, par exemple, la Loi de Finances, de promouvoir l’opérationnel. Au lieu de privilégier le fonctionnel qui constitue, au plan de la masse salariale, une cause de la pléthore qui la rend obèse. Et de « normer » l’emploi des ressources publiques en tenant compte, surtout, des attentes du peuple.

De notre point de vue, le service de la bonne gouvernance encadre l’éthique, démultiplie la pédagogie indispensable à un emploi rationnel des ressources et offre les routes qui conduisent, certainement, à l’amélioration des conditions de vie des populations du Sénégal.
La bonne gouvernance dépasse la fonction de porteur de contrainte, elle n’est pas, non plus, l’expression, d’une transparence ostentatoire. Mais demeure, en somme, une référence qui apporte plus value et succès à un Etat responsable.
La bonne gouvernance, pour être bien assimilée, devrait structurer une approche, à la fois, de sensibilisation et de conscientisation citoyennes et patriotiques. La première tache serait, en dehors de ses missions régaliennes, l’information de l’opinion en évitant, particulièrement, la stigmatisation. Et en favorisant, surtout, le formatage des compétences décisionnelles, des élus, de l’élite, de tous les acteurs socio-économiques, de la jeunesse et des femmes. Une fois la tâche de sensibilisation et de conscientisation opérée, les services ayant en charge l’exécution des politiques inhérentes à l’opérationnalité de la gouvernance auraient la responsabilité de bien encadrer sa pratique. Dont l’impact attendu reste la normalisation et la moralisation de l’emploi de toutes les ressources publiques.


Wagane FAYE
Professeur d’Anglais
Secrétaire Exécutif de CARED AFRIQUE
E-mail : ngenbale@hotmail.fr


Plus d'informations demain sur leral ( La rédaction )



1.Posté par AHMADOU DIOP le 13/01/2013 16:28 | Alerter
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Aliou Aïdara Sylla : l’agneau du sacrifice !





« On peut tromper une partie du peuple tout le temps et tout le peuple une partie du temps, mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps. [Abraham Lincoln1809-assassiné en avril 1865] ».
« Toute l’eau de la mer ne suffit pas pour laver une tache de sang intellectuelle…[Lautréamont] ».
Aliou Aïdara Sylla paye son crime de lèse-majesté pour son refus de soutenir le candidat des élections présidentielles. C’est la preuve matérielle d’un totalitarisme abject comme système de gouvernance qui commence mal. Laissons les faire donc dans leur sale guerre de bas étage, de lynchage politico-médiatique, ce à quoi ils excellent exclusivement, obstinément, mais tôt ou tard la vérité triomphera, à coup sûr, quoiqu’ils puissent déverser à longueur de journées des litanies de mensonges cousues de fil blanc qui leur collent à la peau. Le soubassement des chefs d’accusation bidon démontrent clairement que seuls les plus forts doivent avoir une histoire. Ils sont au-dessus des autres, parce qu’ils ont la force publique pour agir en toute impunité. Ils peuvent réduire en silence qui ils veulent, sans qu’on leur applique la même loi. Ces adeptes là finiront par se taire et mourir de leur propre poison. La justice divine prime sur celle des hommes. Et heureusement ! Qui vivra, verra !
En l’espace de moins de 8 ans, celui qui s’autoproclame imam, dispose d’un patrimoine de plus de 8 milliardaires de francs CFA. Rupture de la bonne gouvernance, transparence, efficacité, efficience ? La réalité contraste avec le discours. Apparemment, Macky Sall, sa propre famille, sa garde rapprochée et ses courtisans peuvent aisément s’enrichir librement, mais l’enrichissement des autres est illicite, s’ils ne passent pas d’abord à la caisse, la condition sine qua non, pour être des sujets. C’est ça le seul crime de lèse-majesté d’Aliou Aïdara Sylla.
Affaire Aliou Aïdara Sylla : le totalitarisme dénie le statut de mérite à un homme d’honneur exceptionnel.
Aucun pouvoir n’est immuable, il n’y a de puissance, d’éternel que dans dieu. Mais faut-il qu’ils le sachent, car le pouvoir peut griser pour celui qui en use. Ceux qui sermonnent orbi et urbi et qui pensent que le pouvoir peut rendre assurément aveugle ne se trompent jamais. Le groupuscule apériste corporatiste, converti en rats, aux apparences manifestement claniques s’y retrouve dans cette loge éloquente que rien ne peut justifier de prime abord.
Comme d’habitude à chaque magistrature, l’abondance servile d’une certaine presse pour se vendre, prend faussement les allures d’une référence de pacotille, alors qu’en réalité, c’est une simple vue de l’esprit ; car elle-même, dans son for intérieur, sait parfaitement qu’elle est façonnée complaisamment et consciemment dans son substrat, pour se mouler dans la sauce des nouveaux arrivants, tente de créer une différence d’approche bien marquée avec le défunt régime.

Un leurre grotesque, puisque le nouveau chef aux commandes est le produit manufacturé du défunt régime. Tous les deux ont le même dénominateur, qui est la politique ultra libérale, hautement toxique et suffocante pour la majorité des ménages sénégalais. Pour ce faire, des conseillers tentent des stratégies de com bidon pour faire avaler la pilule, à dessein de créer un prétendu antagonisme d’apparat entre le premier et le second. Cet opposant de circonstance est donc arrivé au pouvoir dans des conditions inédites. Au deuxième tour des résidentielles, notre éthique républicaine nous recommandait à voter massivement Macky Sall, le candidat de l’opposition le mieux placé contre Abdoulaye wade, le candidat de la voie obscure. Pour la majorité des Sénégalais, le choix pour le candidat de l’apr n’était pas une adhésion politique.
Quoiqu’ils puissent faire pour se dédouaner de leur forfaiture, dans leur for intérieur, les obscurs milliardaires galonnés, bien perchés dans leur piédestal, prouvent matériellement leur propre culpabilité, avérée, mais le citoyen lambda sénégalais est largement édifié sur la nature même de ceux qui les dirigent depuis mars 2012. Lorsque l’arbitraire prime sur tout le reste, comme le seul viatique, nécessaire, on est de plein fouet dans l’aliénation des consciences servie par une tyrannie présumée éternelle.
Décidément, pour une certaine presse de la farandole aux ordres, il faut nécessairement censurer à tour de bras les bonnes plumes libres ! Les contradictions ne sont plus de mise, à moins de tresser les éloges serviables de « wade junior », le vainqueur du 25 mars 2012. Nous continuons à le marteler en toute conscience, en toute circonstance et en toute indépendance. Nous ne pas sommes pas des talibés taillables à merci des marchands d’illusions qui prêchent la bonne parole le matin et se dédisent le soir même, comme si rien n’était.
Le despote cagoulé tient à son propre pouvoir comme la prunelle de ses yeux, telle une huitre sur son rocher. Contrairement à ce qu’il prétend être, ce régime n’est nullement celui de la rupture sobre, ni d’une quelconque transparence, vertueuse, mais au contraire, fait preuve d’une escroquerie totalement surréaliste sur fond de culte de personnalité. Les promesses ne suivent nullement les actions sur le terrain. Le président n’est pas un monarque.
Décidément, la vérité a la peau dure. Plus de 10 mois après une investiture exceptionnellement célébrée à haut débit très audible par l’entregent d’un saupoudrage titanesque, excessif, aux contours éminemment ethno centristes, avec à la pelle des nominations obscures, que rien ne justifie, si ce n’est la même boulimie mimétique qu’il a héritée de son maître, sans compter les reniements suffocants à répétitions sur fond de propagandes répugnantes, aussi pires que celles du régime défunt décrié, place maintenant à un gouvernement budgétivore, aux éloquences élastiques, hystériques à l’infini, au nom d’une bamboula clanique de l’abondance surannée au service d’un exécutif électrisé, juge et partie ! Une éternelle campagne de supercheries grotesques, ostensiblement insultantes.
L’homme que l’on a élu à défaut et par dépit, ne peut être que l’égal de lui-même. Il aura beau se dépatouiller, mais il reste tout de même empêtré dans un maquillage qui porte bien son nom. C’est un tic irréversible qui lui colle à la peau. En réalité, il ne doit sa posture que grâce à la production à flot de snippers convertis en directeurs de campagne, lesquels ont sciemment grugé les électeurs pour des raisons crypto personnelles.
Décidément, celui que nous avons élu le 25 mars 2012, s’applique à lui –même, sans retenue, la même déontologie peu orthodoxe, au point qu’il juge nécessaire de la maintenir à dessein de la « démocratiser » et la blanchir en éternelle vérité par l’entregent d’une certaine presse de l’abondance servile, jouant les automatiques de la farandole, en contre partie d’une rétribution à la hauteur d’une bassesse proéminente. Le miracle de la bonne gouvernance n’aura pas lieu, pardon, au contraire, le rituel de l’enfumage classique sévira, c’est à dire se défausser inlassablement sur les autres et occuper le terrain médiatique pour se faire une sainteté d’apparence, consistant à accuser gratuitement des adversaires coriaces qu’on déshabille honteusement par des chefs d’accusation monstrueuses bidon, par une justice aux ordres, sans nécessairement avoir besoin d’étayer de telles balourdises infectes.

La honteuse campagne de dénigrements systèmes contre Aliou Aïdara Sylla est substantiellement conforme à l’étroitesse d’esprit de leurs auteurs ! Qu’ils continuent la diabolisation ! Le spectacle acadabrantesque, titanesque contre le remarquable Aliou Aïdara Sylla, l’ex député libéral, entrepreneur, au parcours exceptionnel, mis injustement sous les feux de la rampes, pour amuser la galerie, respire l’amère saveur de rebeuss, derrière les barreaux, est présumé coupable pour blanchiment d’argent, association de malfaiteurs et escroquerie, alors que le scandale de la Société Pétro-Tim Sénégal S.A créée par le propre frère de Macky Sall passe comme une lettre à la poste. C’est bien ça l’apérisme appétissant d’un totalitarisme à géométrie variable, qui est insoutenable ! A chaque magistrature correspondent ses propres victimes expiatoires. Sous Wade, Bara Tall, Idrissa Seck avaient payé un lourd tribut pour leur refus de se plier à la règle capricieuse du chef suprême de la République. Celui qui est aujourd’hui aux commandes n’avait pas non plus échappé belle, mais au contraire, poussé à la porte, il avait pris le soin de s’armer financièrement, peu importe les moyens, pour ne citer qu’un aspect de ses richesses étalées, sans compter l’abondance des villas à la pelle, ici et au pays de l’Oncle Sam; même sa propre femme, Marième Faye, au foyer, ne connaissait nullement la diète, disposait elle aussi de biens mobiliers. Curieux !
Patrimoine gigantesque de Macky Sall : Des zones d’ombre (Documents)
Par SERIGNE MOUR DIOP | Le Senegalais.net | Mercredi 14 novembre 2012
Nous le citons : « Ce qu’il d’emblée noter dans cette déclaration de patrimoine du président de la République Macky Sall, c’est l’absence d’argent liquide, comme si Macky Sall n’en possède point. Et, si cela est, ses dépôts bancaires au Sénégal et à l’étranger. Pourquoi est-il resté muet sur cet argent et sur ce que lui ont «offert» ses amis. Sans parler de son investissement perdu dans le projet de la radio "Sen Info", qu’il avait revendue à Ahmet Khalifa Niasse.
Le chef de l’Etat revendique, également, un parc de trente cinq (35) véhicules divers, sans compter que son épouse, Mme Marième Faye, avec qui il est marié sous le régime de la séparation des biens, est propriétaire de deux villas à Sacré-Cœur 3 et Comico III. Rien que pour la valeur estimé du coût de ses villas sises à Dakar, Niague, Saly et Fatick, nous avoisinons le milliard avec ce chiffre faramineux de 951.520.312 Fcfa.
Comme quoi, le chef de l’Etat sénégalais est loin d’être un souffre-la-faim, même s’il réfute le titre de «milliardaire». En tout état de cause, une telle fortune ne saurait être cumulée par un fonctionnaire, en seulement huit ans d’exercice, quel que soit son indice salariale, ses revenus et autres avantages ».
L’homme est égal à lui-même. Lors de la campagne électorale, ses discours courtois, mielleux et lénifiants laissaient apparaître un homme d’apaisement, de rupture. C’était l’arbre qui cachait la forêt.
Dans ce pays inintelligible, le dernier venu aux commandes est toujours le meilleur. L'hyperbole est une figure de style qui rapporte plus que la vérité. Point n’est besoin d’avoir un background propre. Il faut maquiller la posture et inverser les rôles et éblouir les électeurs et distiller les contre- vérités par presse interposée de l’abondance servile, toujours prompte à rendre service et à n’importe quel prix. Et le tour est ainsi joué. Pour cela, les lobbies calés au diapason, font le reste, maquillent les faits comme si rien n’était. Macky Sall, candidat des élections présidentielles de 2012, n’a pas dérogé à la règle, il a utilisé le symbole révélateur du cheval qui va plus vite que le vent. Une filouterie imparable, car les électeurs n’y comprennent rien des rapines politiques. Puisque la fin justifie les moyens.
Et Harouna Dia, « vice-président » ou simple exutoire ? Parlons-en donc !

Aux yeux de l’opinion nationale, il est le principal bailleur de fonds du parti et de la campagne du président sénégalais Macky Sall, l'homme d'affaires Harouna Dia est considéré comme le vice-président.

Il a fait fortune en vendant du poisson fumé dans la sous région. Aussi extraordinaire que cela puisse paraître, l’homme vivait totalement dans l’anonymat malgré ses supposés mds, pis encore; il restait un inconnu de l’échiquier politique avant les élections présidentielles de 2012. Macky pouvait très bien se passer des sous du milliardaire puisqu’il en avait suffisamment pour battre campagne. Peut être, pour faire taire les rumeurs d’un enrichissement rapide, il était nécessaire de faire appel « au philanthrope » pour se couvrir. C’est ce que nous croyons dans notre intime conviction.

Mais étrangement dans nos pays, point n’est besoin d’analyser le background des candidats, au contraire, plus les grosses cylindrées 4 X 4 sont nombreuses, plus ça passe, plus elles déterminent l’issue des scrutins. C’est le côté surréaliste du cirque électoral. Le même homme est devenu depuis un obscur multimilliardaire comme par miracle, alors que son salaire, quelle que son indice, ne l’autorisait pas à disposer d’un tel patrimoine si colossal. Cerise sur le gâteau, peint sous les oripeaux victimaires, le talisman exceptionnel, a fait de lui ce que l’on sait maintenant. La suite est connue. Apparemment, rebelote, l’histoire se répète encore comme si rien n’était. En définitive, l’homme d’affaires qui est derrière les barreaux paie la note de son refus à soutenir le candidat pendant la campagne électorale. Tout le reste n’est que cosmétique, enfumage, sur fond de revanche, chantage, pour massifier un parti chroniquement déficient en termes d’adhérents dans tout l’échiquier politique. C’est le totalitarisme d’une boulimie insatiable jusqu’à la lie. Mais soyons respectueux, pour admettre qu’il est le calque masqué de son clone, pour simplifier les choses ! La rupture de la bonne gouvernance, c’est dans la continuité !
Le matraquage politique des audits audibles à haut débit illimité ne peut être de l’argent comptant ! En réalité, c’est une soustraction politique à libre cours, puisque les commanditaires principaux n’ont que des arrière-pensées dans la perspective d’engranger les seuls bénéfices politiques, demain, pour renouveler un mandat déjà mal parti. Et pour cause. Nous l’avons démontré dans une de nos livraisons « le bon élève de la francophonie prépare son sommet, mais le spectacle continue ! ». Toutes nos contributions sont visibles sur le net. Jusqu’ici, nous avons été charitables et avenants par nos discours mesurés.
« Sattelisation des esprits normalisés à la soviétique ? » Ce qu’on attend des journalistes, c’est le souci d’informer en toute objectivité, surtout sur un sujet vital et crucial qui interpelle la conscience, lorsqu’il s’agit d’une question de salubrité publique telle la transparence d’une bonne gouvernance. La liberté d’expression inscrite dans la constitution ne peut être un délit d’opinion. Car le métier de journaliste implique de la rigueur et de l’abnégation pour celui qui prétend l’exercer. Or, depuis la victoire de Macky, dans le cas précis, on assiste, sans discontinuer à un dilettantisme provocateur d’une certaine presse de la sarabande médiatique au service d’une mascarade estampillée « bonne gouvernance ». Dites donc la transparence du népotisme comme système de gouvernance !
« Le Doyen des Juges Mahawa Sémou Diouf a royalement ignoré l’ex chef de l’Etat dont la propriété des chèques ne souffre d’aucune contestation », écrit L’Observateur lu par Leral. Son statut d’ancien chef d’Etat lui assure l’immunité.
Macky Sall l’a d’ailleurs rappelé sur le plateau de France24 le 15 octobre dernier. « Mon intention n’est pas d’envisager une quelconque poursuite contre le Président Wade surtout qu’il bénéficie d’une immunité », avait-il déclaré. Un aveu de taille ! Non, la réalité est tout autre. Il craint tout simplement des révélations secrètes, massives que wade pourrait livrer au public. Faux, un président qui n’est plus aux manettes ne peut pas bénéficier éternellement d’une immunité permanente. Ce serait un énorme risque qu’il encourrait s’il s’attaquerait à « l’intouchable ». Voilà sa crainte ! Il n’y a rien d’autre. On ne conteste pas la véracité des chèques licites, mais on garde quand même le détenu politique, présumé coupable pour blanchiment d’argent, association de malfaiteurs et escroquerie. C’est tout simplement de l’arbitraire. Une aberration ou plus exactement du totalitarisme. Le seul tort de l’honorable homme d’affaires, c’est son crime de lèse-majesté pour avoir refusé de soutenir l’ex candidat, devenu président de la république. Pour ceux qui en doutaient, voilà le véritable visage de celui qui nous gouverne ! Jusqu’ici, on n’arrive pas à démontrer réellement la moindre infraction de l’inculpé, si ce n’est des chefs d’accusation cousus de fil blanc. Où est donc l’indépendance présumée libre de la justice dans tout cela ? Une simple vue de l’esprit. Un chantage indigne, déloyal.
Justement parlons-en sans fioriture ! On le voyait déjà venir avec ses sabots dans ses déclarations tonitruantes, suite aux nominations décriées, hystériques, excessives, inopportunes, obscures, voire même démentielles, incompréhensibles et décalées, que rien ne peut justifier de prime abord : « Je nomme le président de la République, je nomme qui je veux ». Le message codifié laissait entrevoir une arrogance extrême. Des paroles d’un dictateur, pris la main dans le sac. Il faut dire les choses telles qu’elles sont et non point qu’on veuille qu’elles soient, pour plaire. Ce qui était déjà fort de bouchon dans une république présumée démocratique. Un avant goût de l’actualité hystériquement abondante et nauséabonde. En politique, tout se tient tel un collier de perles C’est chose faite maintenant ! L’embastillement d’Aliou Aïdara Sylla par le politiquement totalitaire, totalement décomplexé, agissant à visage découvert, puisque toute l’opération a été minutieusement coordonnée par le locataire en chef du palais. Ce qui est quand même fort de café.

L’axe du mal Dakar- Bourkina fasso : une certaine presse complice, maquille les faits, pour donner un simulacre de neutralité de pacotille, choisit son camp, par mécanismes idéologiques, corporatistes, sur recommande recommandée, en échange sûrement, d’une certaine rétribution, titre emphatiquement : « Alioune Aïdara Sylla : Le coffre-fort ambulant de Dakar ». Ainsi, la sarabande reprend servilement et vulgairement en boucle l’ignominie distillée pour qu’elle soit une vérité éternelle. Ces gens-là devraient d’abord balayer chez eux, avant d’arroser le monde d’ignominies, n’est-ce pas ?



Le combat continue !
Ahmadou Diop

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