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Babacar Gaye sur le référendum de 2016:" A part la création du HCCT pour caser ses amis, aucun acte n'a été posé"

Le porte-parole du Parti démocratique sénégalais, Babacar Gaye déplore l'absence de pertinence du référendum, car selon lui, le régime n'a concrétisé que la mise en place du Haut conseil des collectivités territoriales pour caser son allié socialiste, Ousmane Tanor Dieng et ses amis.


Rédigé par leral.net le Mardi 21 Mars 2017 à 11:45 | | 0 commentaire(s)|

Un an après le référendum, la nouvelle constitution n'est toujours pas publiée et il n'y a pas encore de statut pour l'opposition, le porte-parole du PDS regrette cette situation. " En annonçant en grande pompe le statut de l'opposition et celui de son chef, le Président Sall a pensé trouver dans cette réforme un pis-aller et un moyen de dépasser une passe difficile. Cette ouverture ne procédait pas d'une conviction avérée". Selon lui, cette réforme constitutionnelle s'est faite dans la précipitation et de manière exclusive.

"C'est d'ailleurs la principale lecture qu'il fallait avoir du choix du "NON" par la coalition "Goor Ca Waxja". En refusant d'appliquer les dispositions de cette nouvelle Constitution, le Président Macky Sall apporte la preuve qu'il n'a pas beaucoup de respect pour l'Etat de droit. Les citoyens doivent se lever pour lui rappeler ses devoirs".

Babacar Gaye soutient que la seule mesure qui a été concrétisée, est la mise en place du Haut conseil des collectivités territoriales. pour caser ses amis politiques et créer une institution sur mesure à l'allié Ousmane Tanor Dieng.

"Aucun acte n'a été posé pour une stricte application e la loi référendaire qui comporte des incongruités dont l'absence de disposition transitoire pour consolider la fixation du mandat du Président dans le quinquennat. D'éminents juristes s'interrogent à raison, sur la validité du mandat présidentiel au-delà du 3 avril, date à laquelle, le Président Sall avait prêté serment et à laquelle, le mandat du Président prendra fin".

De son point de vue, "la classe politique, la société civile et le peuple devront en tirer toutes les conséquences politiques au nom de la République et de l'Etat de droit afin d'exiger l'organisation d'une nouvelle élection présidentielle".

source: l'AS