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Bakel a besoin d'un lifting et de nouveaux concepts d'urbanisation

" De la discussion jaillit la lumière" dit-on. Une contribution à la municipalité de Bakel. Une ville est une unité urbaine (un « établissement humain » pour l'ONU étendue et fortement peuplée (dont les habitations doivent être à moins de 200 m chacune, par opposition aux villages[réf. souhaitée]) dans laquelle se concentrent la plupart des activités humaines : habitat, commerce, industrie, éducation, politique, culture.La Commune de Bakel a été créée par la Loi n° 60-025 du 1er février 1960 promulguée par le Décret n° 60-074/sg du 17 février 1960. Au delà du simple décret changeant la structure administrative d'une localité, bien d'autres paramètres doivent être pris en compte pour faire une ville.


Rédigé par leral.net le Mercredi 15 Juin 2011 à 21:08 | | 0 commentaire(s)|

Bakel a besoin d'un lifting et de nouveaux concepts d'urbanisation
Bakel, cette ancienne ville coloniale doit désormais prendre son destin en main. Ainsi, pour afficher pleinement ses couleurs urbaines, la municipalité doit innover et rompre avec les démons du passé. Depuis 51 ans, le décor reste fade, sans goût et sans embellissement. A l'instar des villes du monde, Bakel doit changer profondément et afficher d'autres ambitions urbaines. Cela va commencer par un bon lotissement et une vialibilisation des routes et des avenues de la ville. Chaque quartier doit être fréquentable et agréable à traverser. C'est une nécessité. Oui, la priorité est aux services de base mais il est également judicieux de penser à rendre vivable une ville surtout si celle ci est handicapée d'un point de vue climatique ou géopgraphique. Ainsi, cette contribution consiste à donner quelques pistes de réflexion à Madame la Mairesse de Bakel, Aminata DIALLO et son équipe. Hier, nous avons vu des monuments et établissements scolaires porter le nom d'anciennes personnalités de la ville comme Waoundé N'diaye ( Ancien Maire de Bakel ), M. Mody N'diaye, Bilaly Kanté, Le marabout Thiondy Dramé, M. Ibrahima Malal Diaman Bathily, M. Amadi Waranka N'diaye. Une très belle initiative mais en manque de continuité. Une belle façon de faire revivre ces illustres personnes et permettre à la postérité de s'identifier à ces "momuments".

L'urbanisation croissante doit être un objectif à moyen terme de la municipalité de Bakel. Bakel ne doit plus ressembler à une grande vieille bourgade. On doit sentir le coté urbain lors d'une traversée de Bakel d'Est en Ouest ou du Nord au SUD. Il faudra que l'équipe municipale inscrive dans son agenda une nouvelle campagne de reboisement et de fleurissement des quelques grandes avenues et rues de la ville. Certaines rues très fréquentées doivent également être embellies. Des places publiques ne doivent pas rester en rade. L'image est une variable importante de la communication. " Avec les mots, on marque le mouvement, avec les images, on le fixe " dit-on. Les rues de Bakel doivent respirer le vert et "péter" des couleurs.

Le nivellement des routes sinueuses doit également être une priorité. Bakel est connu pour ses routes caillouteuses. Un handicap qui peut très vite devenir un atout considérable pour une ville. Il suffit de trouver des artistes ingénieux et inspirés. Les nombreuses pierres, très bien exploitées et dessinées peuvent donner un décor agréable à la vue. Je pense qu'il ne faille pas une manne financière considérable pour exploiter ce domaine. De plus, nous avons des entrepreneurs locaux très créatifs. De Gurimpalé aux quartiers HLM en passant par les quartiers N'diayega, Modincané, Yaguiné, Bakel coura et Dar es Salam, les routes doivent donner une autre image de cette ancienne cité prestigieuse. Durant cette campagne de réhabilitation, la municipalité ne doit point oublier les monuments et autres vestiges historiques de Bakel comme le pavillon Réné Caillé, les forts, les ponts...


Loin de singer l'occident, je pense qu'il faille trouver des noms à toutes les rues et la places Bakéloises lors cette future restructuration urbaine de Bakel. C'est une nécessité administrative et une belle manière d'instruire nos enfants. Un moyen de rendre les adresses plus visibles et parlantes pour la poste.

A Bakel, plusieurs personnalités ont marqué de leur empreinte le quotidien Bakélois de leur vivant. Quel que soit le domaine, Bakel a connu de grands bâtisseurs et a vu mourir de grand noms. Nous avons tous été à Dakar. Toutes les rues portent un nom symbolique, une façon de rendre hommage aux enfants du terroir ou autres étrangers ayant marqué les esprits : Avenue Blaise Diagne, Avenue Malick Sy, Avenue Faidherbe...

Bakel doit également penser à baptiser ses rues après une bonne réhabilitation des routes principales et secondaires de Bakel. Bon nombre de Bakélois ont marqué la vie Bakéloise. Dans le domaine de l'éducation, des gens comme Feux Monsieur Bocar CISSOKHO, Harouna KONATE, Sikhou Bouna TRAORE, Sindiké KANTE doivent être immortalisés par diverses manières. Une rue, une avenue, une place à leur nom serait un bel hommage posthume pour services rendus à la ville.

Dans le domaine religieux, des marabouts comme Feux Mamadou Sikhou DRAME, El Hadji Mabo DRAME, El Hadji Diaroumba DIAKHO, El Hadji Sikhou Boye DIAKHITE, Elhadji Fodé Tarmata Dramé, El Hadji Mamadou Kaou Diakhité, El Hadji Mpaly Wane, El Hadji Fodé Kébé ainsi que le vivant Samba Maimouna DRAME entre autres mériteraient bien de porter un nom d'une rue ou d'une place Bakéloise.


De grands notables comme Feux Samané SY, Fily KANTE, Demba TRAORE, El Hadji Djoumbou N'diaye, Yakhouba SAKHO, Thiondy CISSE, Bambo CISSOKHO, Docteur LY, Balla SYLLA, Dalla Maka CAMARA, Oumar DJIJA KONATE, Ousmane Tambo DIARRA, Bakary Lambé DIARRA etc. étaient tous des hommes méritants et ont marqué à leur manière le paysage culturel et entrepreneurial de Bakel. Plusieurs hommes venus d'ailleurs ont également marqué les populations Bakéloises. Je pense aux commerçants feux Mamadou NAR, Samba Diogou DRAME. En leur donnant le nom d'une avenue ou rue Bakéloise, nous leur rendons un vibrant hommage et inciteront leur descendance de bien se sentir Bakélois et s'inscrire dans la lignée de leurs ascendants.


De tout le temps de valeureux hommes se sont illustrés à Bakel. Etant de la très jeune génération, j'en oublie certainement. De nos jours, plusieurs hommes comme Monsieur Diaman BATHILY, les frères N'diaye Samba et Demba Boubou, Monsieur Abdoulaye Sadio N'DIAYE, Madame Diélé N'DIAYE, Madame Cissé KANTE et plein d'autres notables et batisseurs de Bakel mériteraient d'être grandis de leur vivant.

Ce baptême des nombreuses grandes artères doit également associer aux hommages des fils de Bakel morts pour la ville ou pour la patrie. Je pense à Seydou Diatourou TRAORE ( Décédé en 1997 lors d'un " Tout va mal " ), Abdoul Aziz Kanouté, Adama CAMARA, tombé récemment en Casamance...D'autres fils, arrachés très jeunes à notre affection tels que Sambou GASSAMA, Harouna KEBE dit ROBOT et tous ceux qui sont morts en mission pour Bakel comme Monsieur Harouna MAGASSA. Je pense également aux célèbres cantatrices feues Cisse SOUMBOUNOU et Maimouna COLY.

La municipalité de Bakel, après avoir fait un lifting des différentes rues et avenues de Bakel, doit s'atteler à immortaliser chaque valeureux fils du terroir en associant son nom au baptême d'une rue, d'une avenue, d'une place, d'un symbole municipal.

Pour concrétiser cette idée, il suffit de mobiliser la jeunesse et les entrepreneurs de la ville. Les jeunes, j'ose croire, seront motivés pour donner un autre visage à leurs quartiers et à la ville dans son ensemble. Nous devons aussi signaler qu'un investissement de cette envergure doit prendre en compte l'aspect " entretien ". Ces nouveaux symboles de la ville ne doivent pas tomber en ruine comme le pavilon Réné Caillé, le fort et les momuments voire la place de l'indépendance. Dans le long terme, l'équipement de Bakel en structures de base tels que des stades de quartier, des aires de jeux pour la petite enfance, des espaces verts, des maisons dédiées à l'épanouissement des vieux, des jeunes et des femmes seront plus que necessaires. Une ville doit vivre et c'est à travers des initiatives de ce genre que l'on urbanise une contrée. Si demain, nous voulons être trop fiers de notre ville et en faire une vitrine au Sénégal, ces quelques travaux seront primordiaux.

Samba KOITA dit EYO pour www.bakelinfo.com






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