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Baye Demba Ndir, frère de Mbaye Dièye Faye répond à Pape Thiopet : « C’est à moi à qui Pape Thiopet doit se mesurer et non à Mbaye Dièye Faye »

Baye Demba n’est pas quelqu’un qui mâche ses mots. Visiblement ulcéré par la dernière sortie de Pape Thiopet contre son frère aîné Mbaye Dièye Faye, l’un des fils de Vieux Sing Faye ne s’est pas fait prier pour apporter une réplique à la mesure de l’attaque dirigée contre son frangin. Au cours de cet entretien, l’ex-percussionniste de Ndongo Lo est largement revenu sur ses relations avec le défunt leader du groupe Jamm, non sans inviter les gens à arrêter les commentaires à propos de ce dernier


Rédigé par leral.net le Jeudi 23 Juillet 2009 à 17:29 | | 2 commentaire(s)|

Baye Demba Ndir, frère de Mbaye Dièye Faye répond à Pape Thiopet : « C’est à moi à qui Pape Thiopet doit se mesurer et non à Mbaye Dièye Faye »
Présentez-vous à nos lecteurs ?

Je m’appelle Baye Demba. Je suis percussionniste. Je suis artiste le plus naturellement du monde, puisque je suis issu d’une grande famille de griots. Mbaye Dièye Faye est mon frère aîné et cela veut tout dire. J’ai très tôt mis fin à mes études, car je croyais en mon destin d’artiste. N’empêche, je suis allé à l’école des Beaux arts où j’ai appris à jouer d’autres instruments comme le balafon.

Vous êtes devenu célèbre grâce à votre compagnonnage avec Feu Ndongo Lo dont vous étiez le percussionniste. Comment avez-vous fait la connaissance de ce dernier ?

Ndongo, je ne cesserai jamais de parler de lui, car c’était mon ami. Tout d’abord, je prie Dieu pour qu’il lui accorde sa miséricorde. Ma première rencontre avec lui remonte à bien avant la sortie de son premier album. A l’époque, il m’avait remarqué lors d’une prestation que je faisais avec le Super Etoile, aux cotés de mon grand frère Mbaye Dièye. C’est par la suite qu’il est venu dire à ce dernier qu’il me voulait dans son orchestre. Ndongo était convaincu qu’on allait former un duo d’enfer, c’est pourquoi il m’a demandé de le rejoindre. C’est ainsi que Mbaye Dièye nous a mis en rapport. Notre première soirée, c’était au « Bideew-bi » et cela a été le déclic de la carrière de Ndongo Lo. J’éprouvais beaucoup de plaisir à jouer à ses côtés.

Comment avez vous appris le décès de Ndongo Lô ?


Ce jour là, je me produisais dans une boîte de nuit avec le « Sing Sing Rythmes ». Dans le bus qui nous emmenait, j’avais le pressentiment que quelque chose allait se passer. Et, lorsque les gosses se sont mis à jouer dans le car, je leur ai demandé d’arrêter. Par la suite, arrivé à l’endroit où nous devions nous produire, un ami m’a appelé au téléphone et me dit que quelque chose de grave s’est passée. Mais au même moment, la communication a été interrompue par des problèmes de réseau. Lorsque je suis sorti pour prendre de l’air, j’ai entendu la rumeur et sur le coup, je n’y ai pas cru, mais, j’ai quand même renoncé à ma prestation. Lorsque je suis sorti, j’ai vu les gens crier, c’est à ce moment que j’ai réalisé que ces rumeurs étaient vraies. Par la suite, je suis allé avec Djily et les autres musiciens constater de visu la réalité. Je ne l’oublierai jamais. Car je rêvais de cheminer avec lui, comme Mbaye Dièye le fait avec Youssou Ndour. C’était un mec extraordinaire. Ndongo me marquera à jamais

Est ce qu’il a prédit sa mort, comme il l’a fait avec certains de ses proches ?


Ndongo ne m’a jamais prédit sa mort, mais à travers ses chansons, il évoquait sa disparition. Mais, nous nous en rendions pas compte. On ne savait même pas à quoi il faisait allusion, tellement il chantait de manière mystérieuse. Dans toutes ses chansons live, il ne cessait d’évoquer sa disparition. La mort revenait souvent dans ses chansons. Je n’avais jamais vu ça auparavant.

Qu’est ce qui explique la complicité qui existait entre vous et Ndongo Lo. Quelle était la nature de vos rapports ?

On était très proche. C’est lui qui m’a imposé le micro pour la première fois. « Dafma doon sentir »(il devinait mon feeling). Il était très drôle, mon ami. Ndongo était gentil avec tout le monde. Il était comme ça, c’était sa nature.

Qu’est ce qui vous a le plus marqué chez Ndongo Lo ?

Ndongo venait souvent me rendre visite avec sa femme Adji Goumbé. Il était tout le temps ici. Lorsqu’on partait en tournée, il me choisissait comme voisin de chambre. Partout où nous allions, il chantait son fief Pikine. Il adorait tellement Pikine qu’à chaque fois qu’il avait l’habitude de chanter, on se croyait toujours au Sénégal. C’était un patriote. Ses chansons continuent de me bercer lorsque je suis seul. C’est mon chanteur préféré, il est vrai que Mbaye Dièye est mon idole comme je l’ai toujours proclamé, mais Ndongo Lo il est autre chose pour moi.

D’aucuns disent que la majeure partie des amis de Ndongo Lo ont tourné le dos à sa famille après son décès. Quel commentaire en faites-vous ?

Ses amis ne l’ont pas abandonné. Nous rendons souvent visite à ses parents et à sa famille. Nous continuons de garder les relations avec ses proches. Les gens ne font que parler. Il y’a beaucoup de commentaires sur lui depuis qu’il est décédé. Qu’on arrête de dire des bobards sur Ndongo Lo, car il n’est plus de ce monde, qu’on le laisse se reposer en paix.

Vous avez parlé de l’homme Ndongo Lo. Que vous inspiriez l’artiste ?

Je ne dirais pas que Ndongo était le meilleur chanteur du Sénégal, mais "ndanaan la woon" (il était un grand monsieur). C’était un artiste achevé. Même les ténors de la musique sénégalaise en étaient conscients. Une fois, à l’occasion d’un duo qu’il avait fait avec Youssou Ndour, ce dernier avait demandé aux gens de lui prêter attention. "Ndanaan la woon" (il insiste).

Pape Thiopet a récemment déclaré dans la presse que Ndongo Lo le voulait dans son orchestre en tant que batteur. Vous confirmez ou vous infirmez ?

Ndongo était très ouvert, il voulait jouer avec tout un chacun. La preuve, il a fait des duos avec presque tous les artistes. C’est la nature de Ndongo de vouloir partager avec les gens. C’est vrai que Pape Thiopet côtoyait Ndongo Lo. Mais j’étais son batteur attitré.

A propos de Pape Thiopet toujours, comment avez-vous apprécié sa sortie contre votre frère Mbaye Dièye Faye ?

Mbaye Dièye n’est pas l’égal de Pape Thiopet. C’est pourquoi, lorsqu’on l’a invité pour répondre aux attaques de Pape Thiopet, je m’étais fait le devoir d’aller répondre à sa place. C’était à moi de répondre. C’est moi qui suis l’alter ego de Pape Thiopet et non Mbaye Dièye. Il n’a qu’à se mesurer à moi et non à Mbaye Dièye. Nous les jeunes talents, nous devons respecter nos aînés. La vertu première d’un griot, c’est d’être discipliné. Moi, je ne sais pas dire du mal d’une personne. On ne m’a pas éduqué comme ça. Les ténors sont nos aînés. Nous ne pouvons pas faire plus que ce qu’ils ont déjà fait, c’est impossible. Ils ne peuvent être que nos références et non nos rivaux. Nous sommes leurs disciples. Nous leur devons respect. Je ne sais pas ce qui a poussé Pape Thiopet à dire de telles choses sur Mbaye Dièye. Nous avons toujours eu d’excellents rapports avec Thiopet. Notre liaison ne date pas d’aujourd’hui. Il doit savoir raison garder.

Que vous inspire la concurrence malsaine entre vous les artistes de la jeune génération ?

Il ne peut pas y avoir de concurrence entre nous. Seul le travail paie, on doit croire en nos potentialités. Ceux qui passent tout leur temps à entretenir une concurrence malsaine avec leurs collègues artistes, c’est parce que tout simplement ils ne croient pas en eux. Il faut croire en soi. Nous sommes tous de la même génération, nous devons entretenir de bonnes relations. N’empêche, chacun travaille de son coté, mais cela ne veut pas dire qu’on doit cultiver une haine viscérale entre nous.

Baye Demba est-il marié ?

Je suis marié, j’ai deux enfants avec mon épouse.

Vos rapports avec les femmes, il parait que vous êtes très couru par les filles ?

C’est vrai que j’ai beaucoup de fans parmi la gent féminine. Elles ne peuvent être que mes fans. Ça s’arrête là. Toutefois, je ne peux pas les snober.

Il ne vous arrive pas quelques fois de lorgner quelque part ?

Je suis amoureux de ma femme seulement et de mes percussions.

Votre dernier mot ?

Qu’on arrête de dire du mal des gens. Il faut qu’on purifie les coeurs. La guerre sans merci que les artistes se mènent n’a pas de finalité. Travaillons et arrêtons de nous lancer des piques. Cela ne nous mène à rien !

Réalisé par Amadou Lamine MBAYE

Source : 24sn.com



1.Posté par ibou le 24/07/2009 14:17 | Alerter
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baye demba n'dir... bravo dieg -bi xoulo ñiary dieg kouthie doug fegñe baye demba homosexuelle pape thiopet homosexuelle thioky lene...

2.Posté par souleymane kane le 25/07/2009 19:07 | Alerter
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Vous les guéweuls.vous nous emmerdez avec vos histoires à la con.

pape thiopet, baye demba n'dir, Mbaye Dièye faye c'est du pareil au meme.Batter le tam tam et fermez la

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