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Bécaye Mbaye assène ses vérités : « Si on arrête la lutte, le Sénégal va basculer dans la catastrophe »

Becaye Mbaye n’est plus à présenter. Observateur averti de l’arène sénégalaise, l’animateur donne son point de vue sur la saison de lutte 2011-2012. A travers cet interview, « Monsieur Bantamba », sans porter de gants, met le doigt là ou ça fait mal, en dénonçant l’hypocrisie, entres les acteurs de la lutte, la fumisterie, entre confrères, la cruauté des supporters « hooligans », dans une arène où tout le monde est en danger. Très en verve, Becaye a aussi abordé d’autres sujets, non moins intéressants, comme sa brouille avec Yékini, qui le marquera à jamais, dans sa carrière.


Rédigé par leral.net le Samedi 28 Juillet 2012 à 04:02 | | 7 commentaire(s)|

Bécaye Mbaye assène ses vérités : « Si on arrête la lutte, le Sénégal va basculer dans la catastrophe »
Quel bilan tirez-vous de la saison ?
Plutôt satisfaisant. La lutte continue de progresser. Il y’a eu beaucoup de révélations. Beaucoup de petits combats ont même ravi la vedette à certains chocs, comme Système-Boy Guet Ndar qui n’a rien à voir avec l’affiche Gris/Modou Lo. Dire que ces lutteurs perçoivent des miettes, comparés aux ténors, c’est un peu injuste.
Cette saison est plutôt marquée par la violence, au point qu’on en arrive à souhaiter une année sabbatique, êtes-vous d’avis ?
Je regrette cette violence. Ceux qui la sèment sont souvent des jeunes de la banlieue, pour la plupart, des chômeurs qui n’arrivent pas à s’épanouir financièrement et qui viennent déverser leur trop plein de colère dans l’arène.
Mais, la responsabilité est partagée...
D’abord, le Cng n’est pas exempt de reproches, il y’a eu beaucoup de problèmes d’arbitrage, avec verdicts contestés qui, par la suite, ont été cassés, quelques jours après. Ça crée beaucoup de frustrations. Les écuries aussi sont responsables car, elles ne sensibilisent pas leurs supporters. La presse n’est pas en reste. Les plateaux de télévision ou les studios sont transformés en rings par les lutteurs qui se donnent en spectacle, comme la bagarre entre Gouye Gui et Ama, lors d’un face-à-face. Mais, par-dessus tout, ce sont les lutteurs qui sont les grands acteurs de cette violence. Parfois, on voit un lutteur jubiler en plein combat, parce qu’il a ensanglanté son adversaire. C’est grave. Mais, je ne crois pas que l’année blanche soit une solution. Au contraire, c’est un autre problème. Il y’a des gens qui ne vivent que de la lutte; si on ferme l’arène, ils seront les grands perdants. Le Cng n’a pas le pouvoir d’arrêter la lutte. La lutte n’appartient pas au Cng. Le Cng n’est pas une fédération. S’ils ne sont pas en mesure de gérer la lutte, ils n’ont qu’à se démettre, au lieu de parler d’année blanche. Si on arrête la lutte, ce ne sont pas les membres du Cng qui en pâtiront car, ils ont d’autres activités professionnelles, contrairement aux autres. Ce serait injuste. Je comprends le président Alioune Sarr, peut-être, il le dit pour ramener les lutteurs à la raison mais, personne n’a le droit d’arrêter la lutte. Même l’Etat n’ose pas le faire.
Pourquoi ?
C’est impensable, ça fera beaucoup de malheureux. C’est exposer le Sénégal à un grand danger car, ces jeunes musclés, bien « bodybuildés », vont occuper la rue et bonjour les dégâts. Si on arrête la lutte, le pays va basculer dans la catastrophe.

Selon vous, pourquoi les lutteurs sont-ils, de plus en plus, indisciplinés ?
Les lutteurs n’ont plus la tête sur les épaules. Ils ne sont pas instruits, ils sont grisés par leurs succès. Ils ne pouvaient s’imaginer, un seul instant, nager dans le bonheur d’une telle réussite sociale, alors qu’il y’a cinq ou six ans, ils galéraient. Certains lutteurs se prennent même pour des demi-dieux. Ils se croient tout permis. Ils ne respectent pas les gens et se suffisent à eux-mêmes. Certains d’entre eux sont devenus subitement stars; du coup, ils sont incapables de gérer ce nouveau statut. Cela se comprend, ils ont de belles maisons, de belles fringues, ils roulent dans des voitures de luxe aussi coûteuses que celles des ministres etc. En une soirée, on peut se retrouver avec des centaines de millions, alors qu’un fonctionnaire peut travailler une dizaine d’années sans avoir autant d’argent.
Les problèmes des lutteurs découlent-ils d’une mauvaise communication.
Les lutteurs doivent revoir leur manière de communiquer. Ils débitent toutes sortes d’énormités. Les gens commencent à les mépriser et c’est à leurs risques et périls.

L’autre événement de cette saison reste incontestablement la chute de Yékini.
C’est un exploit que de battre Yékini, ce n’est pas donné à tout le monde. Yékini a marqué la lutte de son empreinte. Balla Gaye 2 a réussi un véritable exploit, en le terrassant.
Vous y attendiez-vous ?
J’avais le pressentiment que Balla allait, un jour, arriver à ce stade. Je voyais cela venir. Et puis, c’est le sport qui est ainsi fait. A chaque période, il y’a de nouveaux champions. Aujourd’hui, la lutte appartient à cette génération incarnée par Balla Gaye 2.

Avant le combat, vous avez eu un accrochage avec Yékini, au cours d’une conférence de presse, comment avez-vous vécu cet incident ?
Je ne veux plus en parler car, c’est un épisode qui a été très douloureux. Je ne veux pas remuer le couteau dans la plaie. Cela m’a beaucoup touché, de même que mes proches. Il y’a beaucoup de problèmes et de polémiques dans la lutte. La lutte est complexe, elle est mystérieuse.
J’ai passé l’éponge depuis. Mais, c’est un incident qui m’a appris beaucoup de choses dans ma vie, ça m’a beaucoup servi. J’en suis sorti éveillé. Heureusement, je rends grâce à Dieu d’avoir vécu ça, sinon j’allais devenir aveuglé. Cela m’a permis d’y voir plus clair dans mes relations avec les gens.
En quoi cela t’a-t-il éveillé ?
Cela m’a permis de mieux appréhender la vie, d’avoir du recul par rapport à mes relations avec certains acteurs de la lutte, avec certains confrères. Cela m’a beaucoup appris. Je préfère m’en arrêter là.
Ne penses-tu pas que c’est ta célébrité qui dérange ?
C’est normal, c’est la vie qui est ainsi faite, je reçois beaucoup de coups, des lutteurs, parfois, de la presse, parfois, des confrères. Il n’y a pas solidarité dans le milieu de la presse. J’entends des choses qui me choquent dans les médias (radios et télévisions), de la part de certains confrères très connus. Ça me surprend car, ce sont des gens qui s’affichent clairement, ils ne se cachent pas. Mais, je suis carapacé. Je ne suis pas n’importe qui dans la lutte. J’ai été reporter dans les années 90; à l’époque, il n’y avait que Tapha Ndiaye et Khadim Samb. Aujourd’hui, tous ceux qui sont devenus des reporters de lutte dans les télévisions, ont suivi mes pas. Ils me doivent beaucoup. Certains parmi eux, quand on les recrutait, on leur demandait s’ils étaient en mesure de détrôner Bécaye Mbaye et Bantamba, c’était leurs termes de référence. Certains ont accepté de relever le défi mais, depuis lors, rien n’a changé. On ne peut rien contre la volonté divine.
N’aurais-tu pas peur ?
Je crois en Dieu. Je suis talibé de Cheikh Abdou Khadre Dieylani. Je prends des bains comme eux. Je me protège mystiquement. Ils ne peuvent rien contre moi, ils se fatiguent pour rien. Je n’ai jamais fait du mal à quelqu’un. Je ne voue que du bien aux honnêtes gens.

Vous êtes aussi ami à certains grands lutteurs, cela ne vous pose-t-il pas des problèmes ?
Ils sont tous mes amis. Il m’arrive de faire un commentaire franc sur un lutteur qui se trouve être mon ami. Ses supporters m’appellent pour m’insulter. Je reçois souvent des menaces de mort et, souvent, ce sont des supporters de très grands champions. Des gens m’avaient appelé pour dire qu’ils vont me faire la peau. Depuis lors, je les attends. Peut-être ont-ils oublié. C’est une preuve qu’on est en danger. Surtout la presse. On a affaire à des gens qui ne sont pas instruits. Ils ne connaissent pas ce que c’est le fair play. Je prends l’exemple de Modou Lo, beaucoup de gens pensent que c’est mon lutteur favori. Quand je fais des commentaires sur lui, on dit que je suis pro Modou Lo, or, on ne se côtoie pas. On ne se fréquente pas. Je ne le vois que lorsqu’il a un combat. Les gens m’en veulent car, j’avais dit, à ses débuts, que Modou Lo sera, un jour, champion. Pourtant, j’avais dit la même chose pour Balla Gaye 2, Ama Baldé, Zoss etc.. J’en profite pour faire un clin d’œil à Zoss qui est mon ami, je ne sais pas si ce qu’on reproche à Boy Niang est vrai. Si c’est le cas, il a commis l’erreur de sa vie. Un lutteur ne doit pas être violent. Les pratiquants des arts martiaux sont les gens les plus calmes. Quand on les voit marcher, on ne soupçonne pas qu’ils sont des combattants dangereux. Mais, il suffit de regarder un lutteur marcher, on n’a même pas besoin de se poser des questions.
Qu’est-ce qui vous a le plus marqué dans votre carrière ?
C’est l’incident que j’ai eu avec Yekini. Je ne l’oublierai pas de sitôt. Cela m’a beaucoup marqué. Mais, j’ai pardonné, j’ai passé l’éponge.
Ton fils, Mamadou Mbaye, est en train de suivre tes traces. Parlez-nous de lui ?
Il travaille à Sentv. Je ne lui donne pas de conseils, je veux qu’il ait son style à lui. S’il me copie, ça n’aura pas de sens. Une fois, il m’a demandé des conseils, quand je l’ai suivi à la télé, j’ai vu qu’il n’a pas appliqué mes consignes, il a fait à sa guise. A ma grande surprise, ça a été une grande réussite, après, je lui ai dit de ne plus me demander de conseils. Je le confie à tous les sénégalais. Il est très jeune, il s’est marié tout récemment.
Vous n’avez pas peur de l’exposer dans un milieu aussi vicieux que la lutte ?
C’est un infographiste, je lui ai demandé de suivre une autre voie. Il a refusé. J’ai plus d’expérience que lui. Je me protège mystiquement, lui, ce n’est pas sa tasse de thé. Je lui donne parfois des trucs mais, il ne s’en sert pas. Mais, comme il a décidé de suivre mes traces, je ne peux que l’encourager. Et puis, on a vu Waly Seck, Balla Gaye 2, Baye Demba, ils ont tous suivi les traces de leurs vieux. Pourquoi pas lui ? Mais, encore une fois, je le confie à tous les sénégalais, je le confie aux dinosaures, mais aussi, aux caïmans et aux crocodiles. Laissez mon enfant tranquille.
Réalisé par Amadou Lamine Mbaye

REWMI QUOTIDIEN



1.Posté par malik le 28/07/2012 05:33 | Alerter
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voila un discours dangereux d'un ignorant qui protege ses interets immediats ; il est vrai que sans lutte le 1er chomeur c'est lui becaye : pendant les deux mois d'arret de la lutte que devient le pays ; quelle menace peut peser sur le pays 6000 individus musclés sue 13 millions de personnes ; alors becaye un peu de serenité
il faut assainir le mileu qui fait vivre des gens comme toi :il faut erradiquer la violence en suspendant a vie boy niang qui aurait pu tuer zoss ; on comprend tout avec les agissements de becaye mp'baye et haj mansour des opportunistes sans foi

2.Posté par Press Release le 28/07/2012 07:55 | Alerter
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PRESS RELEASE: Yaya Jammeh of the Gambia.

UNDER EMBARGO TO 00:01GMT 23 July 2012

Gambia: Free activist jailed for life over anti-government T-shirts

An activist serving life imprisonment with hard labour for printing and distributing T-shirts calling for an end to the
dictatorship in The Gambia must be freed, Amnesty International said marking its annual Day of Action calling for
improved human rights in the country.
Dr Amadou Scattred Janneh, the country's former Minister for Information and Communication, was arrested in June
2011 after printing and distributing T-shirts made by the NGO ‘Coalition for Change – The Gambia’ (CCG) which
featured the slogan "End to Dictatorship Now". He was found guilty of treason in January 2012.
Every year in The Gambia journalists, human rights activists and political opponents are unlawfully arrested, tortured,
harassed and threatened making it impossible for them to do their work. The prospect of a fair trial for most people is
bleak.
“Dr Janneh is a prisoner of conscience and is emblematic of the horrific human rights situation that prevails in the
Gambia today,” said Ayodele Ameen, Amnesty International’s Gambia campaigner.
“President Yahya Jammeh continues to show a zero-tolerance attitude to any form of criticism and ruthlessly persecutes
anyone who speaks out.”
The blatant disregard for human rights in The Gambia continues as earlier this year President Jammeh gave
instructions to the security forces including the Inspector General of Police, to “shoot first and ask questions later” in an
attempt to rid the country of “armed robbers”.
Amnesty International has warned that such a hard-handed crackdown on criminal activity will lead to further human
rights violations.
“The police and other security forces have a duty to protect lives and property and uphold the rule of law. They must do
so in a professional and responsible manner that promotes and protects human rights of all individuals, including the
rights of criminals and alleged criminals,” said Ameen.
Amnesty International has documented a wide range of human rights violations in The Gambia including enforced
disappearances that are yet to be resolved and unlawful killings by security forces who have not been identified and
brought to justice.
“The dire human rights situation in The Gambia and the restriction on freedoms of expression and peaceful assembly
makes President Jammeh’s self-proclaimed ‘freedom day’ laughable,” said Ameen.
“The Gambia must stop making a mockery of its international and regional human rights obligations and ensure the
human rights of all people in the country are respected, protected and fulfilled”

3.Posté par BAYE MAMA le 28/07/2012 14:01 | Alerter
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CE GARS LA CE N'EST PAS PARCE QU'IL VIT DE LA LUTTE QU'IL TIENT CE DISCOURS MENTEUR.JE PENSE QUE L'ARENNE DOIT FERMER PENDANT AU MOINS DEUX BONNES ANNEES LE TEMPS DE METTRE EN PLACE UN REGLEMENT FIABLE A L'IMAGE DES AUTRES SPORTS DE COMBAT.N'EN DEPLAISE AUX VAMPIRES DE L'ARENNE.

4.Posté par CHERIF AIDARA le 28/07/2012 14:26 | Alerter
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chérif aidara le petit fils de cheikh sadibou aidara grand marabout
est la aujourdhui pour aider ce qui on besoin de lui pour tout les domaine
amour chance reussite basé sur le saint coran incha allah kou gneuw sa adio fadiou
thi barké cheikhna cheikh sadibou
contact ;00221 77 921 57 39 MERCI

5.Posté par DASSE FANANAL le 28/07/2012 17:55 | Alerter
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FRANCHEMENT MON CHER CHERIF AIDARA SI TU AS VRAIMET DES TALIBES UN SEUL POST AURAIT SUFFI
OU ALORS ?
VA VOIR DU CONTE DE LA MAC DE THIES UN CERTAIN BETHIO-BADJO-TOUNE-POUTEPATHE DIT STRING AURAIT BESOIN DE TES PRIERES
SANS RANCUNE

6.Posté par leer na le 28/07/2012 19:57 | Alerter
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7.Posté par doud le 31/07/2012 09:38 | Alerter
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DIRE QUE LE SÉNÉGAL VA BASCULER DANS LE CHAOS SI ON ARRÊTE LA LUTTE C'EST MANQUER DE RESPECT AUX SÉNÉGALAIS, SI ON SUSPENDAIT LA LUTTE POUR 2 ANS CA SERA UN PLAISIR POUR LA MAJORITÉ DES SÉNÉGALAIS.

DIRE QUE LE SÉNÉGAL VA BASCULER DANS LE CHAOS SI ON ARRÊTE LA LUTTE C'EST MANQUER DE RESPECT AUX SÉNÉGALAIS, SI ON SUSPENDAIT LA LUTTE POUR 2 ANS CA SERA UN PLAISIR POUR LA MAJORITÉ DES SÉNÉGALAIS.

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