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Benno Bokk Yakaar : Une opposition au pouvoir avec trop de pouvoirs sur le Président ( Samba Biagui )

Le Sénégal est en train de traverser une période historique dans la gestion du pouvoir incarné par un Président de la République. Pour la première fois un Président est élu (certes pas par la majorité des sénégalais) mais il n’a pas de pouvoir pour diriger à sa guise la République. Bloqué qu’il est par une situation politique qui fait qu’il est appelé à gouverner avec les autres responsables politiques qui avaient et qui ont toujours l’ambition de diriger ce pays. Il est prêt même à sacrifier ses propres compétences pour satisfaire une opposition au pouvoir au détriment, notamment des cadres de son parti et même la coalition (Macky 2012) qui a cru très tôt à cette victoire.


Rédigé par leral.net le Mardi 9 Juillet 2013 à 09:00 | | 2 commentaire(s)|

Benno Bokk Yakaar : Une opposition au pouvoir avec trop de pouvoirs sur le Président ( Samba Biagui )
Cette situation peu commode et impopulaire ne saurait perdurer si Macky Sall, élu par les Sénégalais, veut atteindre ses objectifs en mettant en marche son programme «Yoonu Yokkute» qui l’a mené au pouvoir.
Militent-ils (les alliés) pour la concrétisation de ce programme très ambitieux qui devrait, selon son contenu en tout cas, sortir notre pays de cette situation catastrophique qui fait douter ceux-là qui avaient eu confiance au Président Sall ? Voilà la question que des responsables de l’APR au plus haut niveau ne cessent de poser. Une interrogation légitime, car certaines démarches de certains leaders font croire que l’opposition de demain ne semble pas adopter cette trouvaille du Président de l’APR qui sera demain comptable devant le peuple sénégalais.
Le courage politique d’ Idrissa Seck
Certains partis membres de Benno Bokk Yakaar doivent suivre le chemin d’ Idrissa Seck en déclarant affichant clairement leur position. Soit on est dedans ou on ne l’ait pas.
Il y a lieu de saluer le courage politique d’ Idrissa Seck. Un des rares leaders de parti, pour ne pas dire le seul, à avoir refusé d’être aux côtés du Président, pour ne pas l’encombrer et définir clairement sa position. Soit on est avec lui ou on ne l’ait pas. Malheureusement, on a l’impression que certains leaders ou responsables de parti ne sont avec le pouvoir que pour se doter de privilèges qui leur permettent de se tracer une nouvelle trajectoire politique.
Cette posture fait que Macky n’a pas un grand espace pour se mouvoir, à cause de son pouvoir confisqué par sa largesse. Car ne voulant pas être le responsable de l’éclatement d’un groupe de professionnels de la politique qui s’appelle « Benno Bokk Yakaar. »
Il y a lieu d’ailleurs de souligner que Macky Sall qui a été appelé à diriger ce pays suscitait beaucoup d’espoir, car ce peuple s’attendait et s’attend toujours à une rupture dans la manière de gérer ce pays. Mais il serait difficile d’apporter cette rupture, car il a choisi de cheminer avec des gens qui sont là depuis plus de 40 ans (Tanor Dieng, Moustapha Niasse, Abdoulaye Bathily, Amath Dansokho, Aminata Tall, Amadou Makhtar Mbow)... Et la rupture voudrait qu’il vienne avec de nouvelles personnes ou alors que ces leaders lui proposent de jeunes cadres comme lui pour conduire le Sénégal vers une nouvelle destination souhaitée par les populations.
Conséquence, à chaque conseil des ministres, on ne fait que déterrer de vieux dossiers comme c’est le cas avec le projet des « Navétanes « évoqué en conseil des ministres extraordinaire tenu à la veille de l’arrivée d’Obama au Sénégal. Un dossier vieux de quarante ans et qui n’a aucune pertinence, tant dans son contenu que dans sa forme, pour créer des emplois.
Voilà autant de dossiers ficelés par les socialistes, il y a quinze ans et réchauffés par Macky Sall.
Sur le plan politique, c’est le même constat. Les activités de l’APR sont réduites. Son appareil est paralysé. Le parti ne mobilise plus faute de repères . Tous les responsables du parti ou presque qui ont un bonbon sous la langue se sont tus et ne sont plus en contact avec leur base au moment où les autres se forgent un chemin en utilisant leur position dans le gouvernement. On appelle cela en langage politique : caser des militants.
Des lobbies au cœur de la République de Macky
Ce n’est pas seulement, les hommes politiques qui ceinturent le Président de la République. A cela s’ajoute les lobbyistes qui l’entourent et qui le poussent à prendre des décisions qui vont dans le sens de satisfaire leurs besoins, c'est-à-dire leurs affaires. C’est là d’ailleurs où il faut situer la guerre autour du sucre, de la farine entres autres. Une situation qui crée une crise au sommet de l’Etat. L’on comprend ainsi aisément pourquoi Diagna Ndiaye a été associé dans la gestion du pouvoir. Suivez mon regard.
Conséquences de cette présence des affairistes au pouvoir : cacophonie, décision impopulaire, hors sujet…pris par le Président au détriment des sujets qui préoccupent les sénégalais.
Cette situation est d’ailleurs le prolongement de l’affaire de la candidature au CIO. Une affaire très ordinaire entre deux affairistes qui ont pris en otage le Président et la République.
Il est d’ailleurs inadmissible qu’une question de postes au CIO par exemple qui ne rapporte rien au Sénégal puisse créer un malaise au sommet de l’Etat au moment ou tout les clignotants sont au rouge. La faute aussi à Macky Sall qui s’est entouré, on ne sait pourquoi, de gens qui ne sont là que pour leur propre business.
La société civile pas trop civile
A cela s’ajoute la société dite civile. Elle aussi est devenue inexistante et cette posture donne raison aux libéraux alors au pouvoir qui disaient que celle-ci est un appareil politique qui refuse de se dévoiler. Aujourd’hui, depuis qu’elle a été casée par Macky Sall, elle a disparu. Suivez mon regard. On ne l’entend plus contrairement à certains mouvements citoyens comme le M23.
Je suis d’accord avec ceux qui pensent que Macky Sall doit choisir « ses hommes» pour que les choses changent et de s’offrir les pleins pouvoirs pour diriger le pays. Nous ne sommes pas dans un pays qui sort d’une crise ou il est question de partage du pouvoir ou de gouvernement d’union national.
Il est donc temps de changer de démarche et de retenir qu’on ne peut pas faire des omelettes sans casser des œufs. A bon entendeur…
Sambou BIAGUI
DG Goupe 7MEDIA
Administrateur du site derniereminute.sn



1.Posté par moustaf le 09/07/2013 08:39 | Alerter
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tu racontes que des conneries, macky n'est pas egoiste,il est arrivé au pouvoir avec des partis et il compte gerer avec ceux qui l'ont aidé et il l'a dit je ne serai jamais le premier à trahir.
ces partis dont vous parlez ils sont regorgés de competences.
le president sait bien ce qu'il fait, vous passer votre temps à parler et lui il travaille.
et s'il avait fait ce que tu dis tu dira qu'il n'est pas reconnaissant, arretez vos salades et travailler.
le monde entier est en crise(egypte, syrie,turquie meme les grandes puissances), et il essaye jusque la de stabiliser le pays, l'economie.
de grace laissez le au moins travailler 3 ans avant de raconter du n'importe quoi

2.Posté par SALIOU DIENG ZALTAMBA le 09/07/2013 09:06 | Alerter
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Mr Biagui,
Vous oubliez qu'au premier tour de l'élection présidentiel de 2012 la coallition Macky 2012 n'avait que 26% des suffrages là ou Wade avait 34%. Je ne parle pas de L'APR qui n'existe que de nom et qui est dans la coallition "Macky 2012" Donc la majorité des sénégalais n'avait pas confiance à Macky Sall qui au deuxiéme tour avait bénéficié du soutien des autres partis c'est cela qui lui a valu le score de 65%. Alors faites le calcul et vous verrez que le deuxiéme tour a apporté deux plus le score de Macky 2012. Tous ces partis qui sont dans BBY seront les concurents du président Macky en 2017 et soyez sure que Macky a dessus beaucoups de sénégalais et qu'il ne pourra jamais passer au premier tour en 2017 et il sera battu par qui ? Wait and see. Conseiller Macky Sall de se séparer de ses alliés c'est lui rendre un mauvais service car il a commis une faute au départ il faut qu'il s'assume et aller jusqu'au bout. Le pays va mal,le gouvernement est incompétant,l'Assemblée Nationale depuis cinq mois ne s'est pas réuni et n'a voté aucune loi,le président de la république patoge,il fait de l'amateurisme d'Etat. Aucun secteur de l'économie ne marche.

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