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Benoit Sambou contre-attaque : « Nous avons une opposition irresponsable et incohérente »

L’opposition, qui accule le parti au pouvoir sur le refus du Président Macky Sall de réduire son mandat en cours de 7 à 5, a fait sortir Benoit Sambou, ministre-conseiller personnel du chef de l’État, de sa réserve. Le patron des apéristes de Ziguinchor dénonce l’activisme de l’opposition et de la Société civile. Par ailleurs, il appelle la population à les sanctionner au prochain référendum en votant « Oui ».


Rédigé par leral.net le Jeudi 25 Février 2016 à 13:59 | | 7 commentaire(s)|


  
Face à la presse, hier, le ministre-conseiller, Benoit Sambou, a apporté une réplique cinglante à l’opposition qui accuse Macky Sall de tenir un double langage. « Sur cette question, je crois qu’il est très clair que, conformément à la règle, le président de la République, avant de soumettre au référendum la question constitutionnelle, a saisi le juge du droit Constitutionnel. Rappelez-vous aussi que, même pour les lois, avant de les transmettre à l’Assemblée nationale, elles sont soumises à l’avis de la Cour suprême », déclare-t-il d’entrée. Et M. Sambou de renchérir : « Pour dire que c’est une procédure normale. Nous avons vu le Président, au cours de son discours du 31 décembre 2015, énumérer quinze points de réformes qu’il allait soumettre à l’avis du Conseil constitutionnel, dont la question du mandat. Ce que le président de la République a fait. Donc, il est allé jusqu’au bout de sa logique et de son engagement. »   

Le double langage du président Sall 
  
Le président de la République, qui s’est fié à l’avis du Conseil constitutionnel pour ne pas réduire son mandat, est la cible des opposants qui saisissent la moindre occasion pour le traiter de tous les noms d’oiseaux. Répondant à ces accusations, Benoit Sambou déclare : « J’ai entendu toutes les théories qui ont été développées sur la question. J’en tirerai quelques leçons. La première, c’est que, de tous ceux qui se sont prononcés, personne n’a dit que le Conseil constitutionnel n’a pas dit le droit. Sur cette question, les gens sont unanimes, le Conseil constitutionnel a dit le droit. Deuxième chose, les opposants au président de la République reprochent à ce dernier de respecter le droit, la Constitution. C’est là que se pose la véritable question morale et qui interpelle chaque citoyen et chacun d’entre nous, et qui nous donne une idée des rapports que certains veulent entretenir avec la loi. C’est-à-dire, voici la loi, voici le règlement, mais je préfère en faire ma propre idée ou par rapport à l’application, en avoir ma propre approche. C’est la raison pour laquelle des Sénégalais urinent sur la route. C’est aussi pourquoi des Sénégalais font demi-tour sur l’autoroute. C’est encore pourquoi des chauffeurs empruntent des bretelles réservées aux piétons. »  

Poursuivant sa diatribe, Benoit Sambou ajoute : « Si, aujourd’hui, nous sommes d’accord que le développement de ce pays est plombé par l’indiscipline, par les rapports que les Sénégalais ont avec la règle de droit, avec la discipline et avec le civisme, forcément, on doit comprendre la position que ces opposants et activistes veulent faire prendre au président de la République, en lui demandant de ne pas respecter le droit, de ne pas respecter la loi. Cela est inacceptable. » 
  
Le respect des lois 
 Loin d’être le griot du président de la République sur ce débat, le patron des apéristes de la ville de Ziguinchor est pour le respect des institutions. « Le jour où nous accepterons qu’un président de la République passe outre l’avis du Conseil constitutionnel qui a dit le droit, nous ne serons plus en République, nous serons en dictature. Le jour où on acceptera que, dans ce pays, un président de la République, s’appuyant simplement sur sa majorité électorale, passe outre le droit constitutionnel, passe outre la loi, la porte est ouverte à tous les abus. Le président de la République, quelles que soient sa majorité et sa volonté, a le devoir suprême de respecter les lois qui nous régissent tous », martèle Benoit Sambou qui précise : « C’est là, d’ailleurs, qu’intervient la politique politicienne. Aujourd’hui, nous sommes dans un contexte politique. On ne parle plus de la question des réformes, les gens sont en train de se jauger. Les gens ne sont pas intéressés par les avancées démocratiques de notre pays, ils veulent un débat inutile. Alors, on ira aux élections, comme on l’a fait pour les Locales. » 
  
La mobilisation des troupes pour un ”Oui” massif 
Sur le référendum du 20 mars, Benoit  Sambou, ministre-conseiller personnel du chef de l’État, a révélé que l’ordre pour la mobilisation des troupes a été donné. « Le président de la République a été clair avec tous les responsables. Il s’agit de se serrer les coudes et de mobiliser la Coalition Benno Bokk Yakaar (BBY), Macky 2012, les forces vives qui soutiennent le président de la République et les citoyens qui sont intéressés par le développement de notre pays, des citoyens qui voient les actions que le président de la République pose tous les jours pour l’émergence de ce pays. » 

L’ancien ministre de la Jeunesse ne doute pas aussi de leur victoire éclatante, faute d’adversaires crédibles. « Je suis persuadé que les Sénégalais resteront constants. Ceux qui appellent à  voter ”Non”, ils veulent quoi ? C’est-à-dire que Macky Sall continue à être Président pendant trois mandats de 7 ans. Ce n’est pas logique, parce que, appeler au ”Non”, cela veut dire que Macky Sall fera un mandat de 7 ans, un deuxième de 7 ans, et par la jurisprudence d’Abdoulaye Wade, il aura un troisième mandat. Donc, ces gens-là, ils ne sont pas logiques avec eux-mêmes. Ceux qui appellent au boycott, idem. Nous avons en face de nous une opposition irresponsable et qui ne sait pas où mettre les pieds. »  
A suivre...

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