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Biennale de Dakar: Quand Simon Njami dérape


Rédigé par leral.net le Mercredi 27 Janvier 2016 à 20:29 | | 6 commentaire(s)|

De mon point de vue, la Biennale de l’Art africain contemporain ou Dak’Art dont la 12ème édition est prévue du 3 mai au 3 juin 2016 n’a pas que des admirateurs, mais aussi des détracteurs et des lobbyeurs.
Au cours de la conférence de presse organisée par le Secrétariat de la Biennale, le mardi 26 janvier 2016 au siège de la Biennale, le masque du Directeur artistique, Simon Njami est tombé. L’actuel directeur artistique de la Biennale 2016, né en Suisse, grandi dans le froid peu créateur de son environnement artistique, très limité comme Commissaire d’exposition dont il se vante, très peu productif comme écrivain dont il se réclame s’évertue à dénigrer complètement la Biennale de Dakar comme pas possible. Et en présence de son complice Rassoul Seydi, Secrétaire général de la Biennale et en l’absence des autorités culturelles initiatrices de la Biennale. Simon Njami dit aux journalistes que la biennale de Dakar est entrain de mourir gentiment. C’est faux. Mon exposition de sculpture dans le cadre off de la Biennale de Dakar en 2014 et celle de Soly Cissé à la Ville de Dakar et des centaines d’expositions à Dakar et banlieue et aussi dans certaines régions du Sénégal ont montré que la Biennale vit, rythme et s’éclate. Depuis son existence, en tant que jeune artiste, j’ai constaté que le monde des arts converge toujours vers Dakar, la vitrine de la création artistique contemporaine. Quand le Directeur artistique dit que la Biennale « stagne », « manque de cohérence » depuis qu’elle a été créée, c’est faire montre de malhonnêteté intellectuelle notoire et ses propos sont truffés de contre vérités. Rémi Sagna connu pour sa rigueur, Ousseynou Wade, qui a été membre du jury des Biennales à Sao Polo, Venise et Babacar Mbaye Diop, professeur de philosophie, critique d’art et commissaire d’exposition, Yacouba Konaté de la Côte d’Ivoire, professeur de philosophie, Président de l’Association internationale des critiques d’art… ont conduit avec brio les différentes éditions de la Biennale qui ont connu des succès réels et contribué à faire de la Biennale, un grand rendez-vous incontournable de l’art bousculant même la Dokumenta de Kassel en Allemagne, l’une des grandes manifestations d’art contemporain du monde qui se déroule chaque 5 ans.. Simon n’a rien innové dans son projet artistique. Des expositions off, des manifestations d’environnement ponctuées de workshop, d’installations partout à Dakar et ce jusqu’à Thiès, Saint-Louis, Ziguinchor enter autres villes. Dakar a toujours vécu des moments d’effervescence artistique pendant la Biennale. Même la mode s’y mêle avec Mod’Art, des événements musicaux-artistiques ; artistiques et chorégraphiques (Viyé Diba et les chorégraphes), environnementaux (Viyé Diba, Doudou Sarr Niang), des initiatives d’expositions novatrices (Kalidou Kassé), des caravanes artistiques avec Oumou Sy sans compter les nouvelles tendances artistiques présentées par les galeries, le Village des Arts et j’en passe.. Simon ne fait que changer les intitulés des manifestations artistiques in et off et des rencontres-échanges pour faire croire qu’il va innover. C’est du copier-coller.
Mais, comment quelqu’un comme Simon Njami, pourfendeur, détracteur de la Biennale depuis longtemps en serinant partout et surtout en Europe dont il est leur porte parole, qu’il faut supprimer la Biennale de Dakar car le Sénégal n’a pas de Musée d’art africain contemporain . Le secrétariat général de la Biennale lui donne maintenant l’occasion de réaliser son rêve : la disparition de la Biennale de Dakar qui empêche de dormir ceux qui sillonnaient le monde en dénigrant la Biennale de Dakar au profit des pays plus riches que le Sénégal qui les instrumentent dont Simon Njami. L’Etat du Sénégal, le Comité d’orientation doivent faire preuve de vigilance. Fuleu mooy diay dakhar.
Par ailleurs, je dénonce le lobbyeur, Simon Njami, manager d’artistes avec la complicité de son suiviste Rassoul Seydi qui ferme toujours la porte de la Biennale aux artistes prétextant son occupation au chapelet sur le choix des artistes sélectionnés dont la plupart en Afrique comme à l’international, sont des artistes managés par Simon Njami . Du népotisme et des intérêts particuliers à fructifier.
Il faut que Simon Njami respecte notre président de la République qui est une institution. En ironisant que c’est son collègue Macky Sall (sans dire le Président) qui a choisi le Quatar et lui il a choisi le Nigeria comme pays invités d’honneur en présence de Rassoul Seydi, un fonctionnaire de l’Etat qui ne l’a pas recadré, nous artistes protestons vigoureusement contre ses dérives. Simon n’est pas plus libre d’esprit que nous artistes sénégalais comme africains, s’il continue à banaliser nos institutions républicaines, nous allons nous dresser avec des marches de protestations devant lui. Le mérite de l’Etat du Sénégal, c’est de créer la Biennale et de la financer. N’en déplaise à Simon et Rasoul.

BALA NDAO Artiste Sculpteur
sentinelleculturelle2016@gmail.com






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